PRO : Entretien avec David DUROY, psychiatre et addictologue au CHU BICHÂT : Football, paris en ligne et addiction

David DUROY
David DUROYSource Linkedin

Le 6 Avril 2010 était votée à l’assemblée nationale, l’ouverture à la concurrence des paris sportifs en ligne, provoquant les interrogations et inquiétudes des professionnels de la psychiatrie et de l’addictologie. Qu’est ce que l’addiction aux paris en ligne ? Comment se caractérise-t-elle ? Quelles sont les personnes à risques ? La prévention est-elle suffisante dans le domaine et comment s’en sortir ? Quelques éléments de réponses avec David Duroy, Psychiatre et addictologue au CHU Bichât, qui nous a fait le plaisir de répondre favorablement à notre entretien.

PARCOURS PROFESSIONNEL

Avant de revenir sur votre activité à l’Hôpital Bichât, pouvez-vous revenir sur votre parcours de formation et professionnel ?

Mon parcours de formation est le suivant :

  • 6 ans d’études de médecin
  • 4 ans de spécialité psychiatrie.
  • 3 ans de clinicat psychiatrie addictologie à Bichât
  • 1 an responsable addictologie ambulatoire à Bichât
  • 1 an et demi responsable unité hospitalisation psychiatrie addictologie à Bichât

Qu’est-ce qui vous a motivé à choisir la psychiatrie comme spécialité ? Et l’addictologie ?

Ma mère est psychologue, et j’ai un frère autiste. J’ai donc naturellement baigné dans cet univers particulier. La symptomatologie psychiatrique est très riche et m’a attiré. Enfin, une rencontre avec mon maître spirituel, Pr Michel Lejoyeux, responsable Département Psychiatrie Addictologie Bichât Beaujon, a motivé mon choix de suivre cette voir.

Les deux activités de psychiatrie et d’addictologie (aux paris sportifs ou au jeu) sont-elles corrélées ? Quels types d’addictions êtes-vous amené à traiter ?

Absolument. Je considère l’addictologie comme une branche de la psychiatrie puisque dans les deux disciplines, nous traitons les comportements pathologiques.

Nous sommes amenés à traiter tout type d’addiction : substances psychoactives (tabac, alcool, cannabis, cocaïne, benzodiazépines…), et addictions comportementales (addictions aux jeux d’hasard et d’argent, compulsions d’achat, compulsions alimentaires…)

LE JEU : DU PLAISIR A L’ADDICTION

Afin de comprendre le sujet de l’addiction, essayons de revenir sur la notion de jeu et son impact sur l’organisme. Physiquement et physiologiquement, que procure le jeu sur notre corps et en particulier sur le cerveau ?

A l’image de la prise de substances psychoactives telles que la cocaïne, l’action de jouer va procurer au cerveau de l’individu une sensation d’hyperplaisir, liée à différentes molécules neurobiologiques comme la dopamine ou les opioïdes (les mêmes que l’on retrouve dans l’héroïne).

A l’image de la prise de substances psychoactives telles que la cocaïne, l’action de jouer va procurer au cerveau de l’individu une sensation d’hyperplaisir, liée à différentes molécules neurobiologiques comme la dopamine ou les opioïdes

Existe-t-il différents types de joueurs ? Si oui, quels sont-ils ?

Il existe autant de joueurs que d’individus. Néanmoins, nous observons 2 types de joueurs :

  • Les impulsifs : Ce sont des joueurs qui jouent sur un « coup-de-tête »
  • Les obsessionnels : Les joueurs superstitieux qui connaissent les équipes sur le bout des doigts

Quelles sont les motivations d’un parieur en ligne (Le plaisir du jeu, le lien social, le temps de préparation et études statistiques, l’appât du gain) ?

Attention il est crucial de différencier un quelconque parieur en ligne d’un joueur pathologique.

Dans le cas d’un parieur en ligne considéré comme non-malade, ce sont les éléments que vous avez cités qui vont le pousser à jouer : plaisir de jouer, anticipation de gain et lien social (culture familiale, culture nationale…).

En France, on dénombre 600 000 personnes, soit 1% de la population en France, le nombre de joueurs pathologiques en France. Qu’est-ce que signifie joueurs pathologiques ?

On définit le joueur pathologique, de jeu de hasard et d’argent, comme quelqu’un qui perd son propre contrôle dans le pari, et ce de manière compulsive, malgré le fait qu’il a un réel désir de mettre fin à son comportement problématiques de paris.

Certaines personnes sont plus joueuses que d’autres, sans pour autant être addicts. Comment définiriez-vous l’addiction au jeu ?

L’addiction au jeu, (du Latin ad-dicere = être esclave de) est un processus neuropsychiatrique insidieux qui progressivement va ôter au joueur tout contrôle, que ce soit sur ses émotions et ses pensées.

L’addiction au jeu est la rencontre entre un individu (génétique, éducation, environnements…) et le jeu, à un instant socio-culturel donné.

En termes de vocabulaire, quelle est la différence entre une addiction et une dépendance ?

Les deux notions sont quasiment les mêmes, si ce n’est que la dépendance correspond plus aux effets neurobiologiques de l’addiction, comme par exemple le sevrage (qui correspond aux symptômes relatifs à l’arrêt du comportement) ou la tolérance (nécessité d’augmenter le temps passé et les mises pour obtenir plus de plaisir à jouer).

On a tendance à croire que sortir de l’addiction n’est qu’une question de volonté. Sommes-nous égaux devant le jeu et sa capacité addictive ?

Non, l’addiction, comme toutes les autres maladies, ne déroge pas à cette règle. C’est la rencontre entre un individu (génétique, éducation, environnements…) et le jeu, à un instant socio-culturel donné.

Cercle de l'addiction
Cercle de l’addictionSource Stprovence

Quels sont les mécanismes neurobiologiques à l’origine de l’addiction ? Pouvez-vous les définir ?

Il existe trois mécanismes neurobiologiques impliqués dans l’addiction :

  • Le système de récompense (hyperplaisir, frénésie, manque…)
  • Le système limbique (souvenirs du gain, renforcement du manque, émotions négatives)
  • Le système du contrôle (obsessions, anticipation, perte d’auto-contrôle)

Le système de récompense est lié principalement à un neurotransmetteur primordial à la décision de nos désirs : la dopamine. Dans le cerveau d’un addict, les hyperstimulations de dopamine vont déclencher un « craving » (désir irrépressible de jouer). Ainsi, son cerveau va se retrouver progressivement conditionné par cette recherche d’hyperplaisir médiée par la dopamine. Plus le cerveau du joueur sera, de manière répétée, soumis à des paris, à des personnes liées aux paris ou à un environnement favorisant, plus il s’adaptera à demander toujours plus de ce comportement. De manière sournoise, le joueur régulier va apprendre et enregistrer cette façon efficace de soulager son cerveau par tant d’hyperplaisir.

Le système de récompense
Le système de récompenseSource Frcneurodon

Un homme, sans addiction, possède lui-aussi un système de récompense, mais non déséquilibré. En effet, le système de récompense correspond à un ensemble de structures neuroanatomiques qui nous dicte nos besoins les plus primaires et instinctuelles (manger, dormir, avoir une activité sexuelle ou sociale).

Les troubles addictifs sont donc un dysfonctionnement initial du cerveau qui ne régule pas correctement son « système de récompense » ? 

Exactement. Par ce déséquilibre progressif, le parieur va passer de « je joue par plaisir » à « je joue parce que j’en ai besoin ».

Selon le site frcneurodon.org, le cerveau d’une personne dépendante associe deux faiblesses : Un système de récompense hypertrophié (et donc une augmentation de la motivation), et un déficit de plasticité synaptique. Pouvez-vous revenir sur ces deux faiblesses précédemment citées ?

Je dirais plutôt des dérégulations. Le mot « faiblesse » me semble trop moralisateur. Dans le cas d’une personne dépendante, le système de récompense n’est pas hypertrophié mais plus régulé vers les grandes fonctions instinctuelles dont on parlait à la question précédente. L’intérêt pour le jeu dépasse tout le reste.

Il y a aussi effectivement un déficit de la neuroplasticité cérébrale qui se met en route. Cela se traduit par un apprentissage d’un plaisir obtenu que par le jeu, et par des souvenirs erronés…où là encore, le plaisir ne serait lié qu’aux paris en ligne.

Dans la littérature scientifique, Bénéficions-nous d’études révélant des sujets dits « à risques » pour les paris en ligne, en fonction du sexe, de l’âge, du milieu social et professionnel ?

Il existe peu de chiffres en France quant à des statistiques robustes. Selon l’OFDT (Office Français des Drogues et des Toxicomanies), les parieurs réguliers seraient des hommes de 25 à 54 ans, professionnellement actifs, chez les ouvriers et employés d’avantage que chez les cadres ou les individus de professions intellectuelles supérieures. Les joueurs auraient un niveau de diplôme un peu moins élevé que celui des non-joueurs.

Selon une enquête un peu plus récente, e-Games France, être un homme jeune, diplômé, être actif, chômeur ou étudiant, avoir de faibles revenus seraient des caractéristiques socio-démographiques liées à une plus forte proportion de jeu problématique.

Bref, il n’existe pas à l’heure actuelle de données socio-démographiques assez pertinentes pour déterminer un sujet « à risque ».

Les parieurs réguliers seraient des hommes de 25 à 54 ans, professionnellement actifs, chez les ouvriers et employés d’avantage que chez les cadres ou les individus de professions intellectuelles supérieures.

Selon un article d’RMC Sport, 92% des parieurs ayant un compte actif sont des hommes. Confirmez-vous ce constat ?

Sachant que je reçois en consultation ou en hospitalisation que des parieurs « pathologiques » et non « sains », il est difficile pour moi de répondre à cette question. Cependant je suis plutôt d’accord pour confirmer que les paris sportifs semblent être plus l’apanage des hommes.

Le joueur est-il capable de se rendre compte de son addiction ?

Oui, par définition, un addict, bien qu’ambivalent, reste conscient de sa dépendance.

Comment se rendre compte ?

Cela n’est pas si facile, car l’addiction est un processus insidieux. Cependant certains éléments doivent mettre la puce à l’oreille comme des difficultés financières, juridiques ou familiales. Les conséquences psychologiques peuvent également se repérer : anxiété, irritabilité, tristesse…

Quels sont les signes avant-coureurs qui doivent alerter ?

Le temps et l’argent dépensés dans les paris sportifs peuvent déjà être un bon marqueur d’entrée dans la maladie. Les pensées autour du jeu également.

Selon les chiffres de l’association « SOS joueurs », 78% des joueurs sont endettés. C’est le principal problème des joueurs. Mais les conséquences de l’addiction peuvent êtres autres j’imagine : Vie personnelle, familiale, professionnelle ou scolaire. Avez-vous des exemples en tête à nous relater ?

Je me rappelle avoir suivi un employé de supérette extrêmement sérieux dans son travail, et même dans la vie en général. Progressivement, il s’était mis à voler dans la caisse, alors que cela ne lui ressemblait pas du tout, et son conjoint était aussi parti.

Je me rappelle également d’un patient qui me décrivait des heures passées chez un buraliste à parier, à fumer et à boire plutôt qu’à chercher un emploi stable ou à rejoindre sa famille.

Comment réagir face à un proche, souffrant d’addiction aux paris en ligne ?

Le mieux à faire est clairement de lui en parler, en essayant d’adopter une attitude bienveillante sans discours moralisateur. L’informer qu’il existe des professionnels qualifiés pour soigner cette maladie me semble également primordial.

Quelles sont les différentes prises en charge que vous mettez en place ? Privilégiez-vous une approche individuelle ou plutôt familiale ?

A l’hôpital Bichât, le département de Psychiatrie-Addictologie propose toute une palette de soins spécialisés allant de la simple consultation, en passant par les groupes de parole, voire un hôpital de jour jusqu’à une hospitalisation complète pour les joueurs pathologiques en état de crise médicosociale. Nous privilégions une approche motivationnelle centrée sur le patient et ses objectifs de soin.

L’approche médicamenteuse est-elle une solution ?

Les psychotropes peuvent être une solution, notamment pour apaiser les envies de paris ou minimiser les symptômes d’angoisse et/ou de dépression engendrés par la pathologie. Cependant le plus important, à mon sens, reste un suivi spécialisé régulier et une participation active aux groupes de parole.

Un joueur souffrant d’addiction est-il condamné à ne plus jamais jouer un peu à l’image d’un ancien fumeur qui peut replonger avec une cigarette ? ? Est-ce possible de retrouver le contrôle du jeu pour un ancien addict ? 

Cela n’est pas une « condamnation », mais effectivement les études scientifiques prouvent qu’il est plus facile d’arrêter totalement de parier quand on est addict. La dépendance aux paris implique, entre autres, les systèmes neurobiologiques de la mémoire et du contrôle. Ainsi, choisir un usage contrôlé est possible mais est bien plus difficile à gérer pour un joueur pathologique.

Une étude scientifique révèle que l’accessibilité aux paris sportifs modifie nos capacités de traitement de l’information lorsque nous regardons des événements sportifs. Les paris sportifs modifierait donc notre vision de voir le sport ?

Tout à fait. Par « parasitage » du système de récompense : L’envie devient besoin, le joueur va donner beaucoup plus de valeur aux résultats du match (et au gain) qu’à la beauté du match en lui-même.

Cerveau et paris
Illustration de l’augmentation de l’activité cérébrale chez des fans de football lors de la vision de matchs associés à une opportunité de parier Source Theconversation

L’abstinence aux paris peut être un retour au plaisir. J’ai remarqué que les parieurs n’en viennent à regarder les matchs qu’à travers une approche comptable, via le résultat et le gain… L’arrêt du pari le fait paradoxalement revenir à son intérêt premier qui est le foot, un peu à l’image du fumeur qui arrête de fumer et qui se redécouvre certain plaisir simple, avec l’arrêt de la cigarette. C’est ce que vous constatez aussi ? 

Tout à fait.

Le but est évidemment de faire entrer le consommateur dans le cercle des paris, voire de l’addiction. Les sites de paris en ligne font particulièrement leurs bénéfices sur le dos des personnes addicts, car elles parient sans auto-contrôle, ni raison.

Les paris en ligne ont été autorisés en France à partir de 2010. Quel regard portez-vous sur les pubs aux paris en ligne ?

Les publicités à propos du jeu (stimuli du système de récompense) sont un véritable enfer pour le joueur pathologique car elles vont immédiatement déclencher chez lui une envie irrépressible de parier. Par ailleurs, c’est le même problème dans une moindre mesure, pour la population générale. Le but est évidemment de faire entrer le consommateur dans le cercle des paris, voire de l’addiction. Les sites de paris en ligne font particulièrement leurs bénéfices sur le dos des personnes addicts, car elles parient sans auto-contrôle, ni raison.

Implication de l’environnement et du craving dans le processus de la rechute
Implication de l’environnement et du Craving dans le processus de la rechuteSource Sanpsy

En 2010, des psychiatres s’inquiétaient du risque accru de dépendance, notamment un de vos confrère Pr Michel Lejoyeux, psychiatre et chef de service à l’hôpital Bichât, à Paris : «Le mélange d’Internet et du jeu d’argent fait craindre une potentialité addictive très forte, qui permet de jouer à tout moment et à l’abri de tout contrôle social, crée les conditions d’un danger maximal. »

Effectivement, Internet est maintenant bien documenté comme un booster de nos comportements, et donc un joueur à risque de développer une addiction l’est encore plus.

Avez-vous observé une recrudescence de votre activité depuis 2010 ?

Nous avons clairement constaté une augmentation des joueurs pathologiques en ligne.

Winamax, Unibet… Aujourd’hui, il est très facile de miser en ligne, en quelques clics sur un smartphone. Les comptes officiels de paris en ligne sur les réseaux sociaux, se présentent comme des comptes comiques, poussent à parier de plus en plus, parfois avec des paris gratuits, sans message de prévention. Cette dématérialisation de l’argent est-elle un élément qui renforce l’addiction au jeu et déconnecte le parieur de la réalité ?

Oui. Le joueur à risque, qui déjà n’a pas forcément une notion adaptée de l’argent, se trouve encore plus piégé par tous ces stimuli à ses désirs de paris sportifs.

N’y a-t-il pas un vrai problème de santé publique ?

La définition de l’OMS est très précise quant à la notion de problème de Santé Publique. Bien que pouvant se compliquer de difficultés financières, sociales, familiales voire psychologiques désastreuses, je ne pense pas que l’on puisse considérer l’addiction au jeu d’hasard et d’argent comme un véritable problème de Santé Publique. Cependant, par la multiplication des sites de paris en ligne et des publicités présentes sur les réseaux sociaux, ce phénomène augmente d’années en années.

Publicités WinamaxSource Newpubmarketing

Les paris en ligne sont également très présents dans les émissions de football, avec une banalisation du jeu via une image « cool et ludique du jeu ». Quel regard portez-vous sur ce mélange des genres ?

J’en suis navré. Le but du football est magique : rassembler les individus autour d’un spectacle collectif à travers un sport si passionnant et émotionnellement puissant. Le but des paris sportifs est, par définition, de générer de l’argent sur le dos de cette magie sportive collective.

Le but des paris sportifs est, par définition, de générer de l’argent sur le dos de cette magie sportive collective.

A l’image d’une interdiction de Casino, est-il possible de se faire interdire de jeu aux paris en ligne ?

Tout à fait. La procédure est la même que pour l’interdiction de casino ou de paris hippiques. Vous pouvez par exemple vous exclure des jeux en ligne via le site ici.

La prévention autour de l’addiction au jeu vous semble-elle suffisante ?

Selon moi, la prévention est, à l’heure actuelle, quasiment nulle ou du moins totalement inefficace. Par exemple, lorsque vous voyez une publicité à la télévision ou sur un panneau, il y a juste un message écrit en tout petit du type : « jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance… »

La loi EVIN du 10 janvier 1991, n°91-32, relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme réglemente la publicité. Ainsi, toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcoolisées, est interdite. Pourquoi n’existe-t-il pas une réglementation sur la publicité des Paris Sportifs ?

La loi Evin a été modifiée en 2015 par Emmanuel Macron, ministre alors de l’économie, par le fameux 49-3 (amendement gouvernemental). Depuis les publicités propres à l’alcool ont de nouveau fleuri dans tous les espaces publicitaires.

Il existe une réglementation par rapport aux paris sportifs cadrée par l’ANJ (Autorité Nationale des Jeux). Elle est censée :

  • Prévenir le jeu excessif et assurer la protection des mineurs
  • Assurer l’intégrité des opérations de jeu
  • Prévenir les activités frauduleuses ou criminelles
  • Veiller à l’équilibre entre les différentes filières de jeu

Seriez-vous favorable à une Loi Evin du Jeu ?

Oui, il faudrait une « Loi Evin » des paris sportifs, bien que la tendance politique actuelle montre plutôt une libéralisation de ce secteur, plus qu’un encadrement adapté à ses conséquences sanitaires.

Il faudrait une « Loi Evin » des paris sportifs, bien que la tendance politique actuelle montre plutôt une libéralisation de ce secteur, plus qu’un encadrement adapté à ses conséquences sanitaires.

Dans le cadre de votre activité, êtes-vous amené à participer à des colloques sur le sujet de l’addiction dans les paris sportifs, avec le ministère de la santé, ministère des sports ou l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) ?

Pour ma part, je participe à des congrès d’addictologie ou des journées de formation.

Si jamais un de nos lecteurs a des doutes sur sa relation ou celle d’un proche à propos des jeux en lignes, que lui conseilleriez-vous ?

Je leur conseille de consulter un spécialiste de la question : Jouer de manière excessive n’est pas un vice, mais bien une maladie. Elle peut donc se guérir !

Nous remercions chaleureusement David pour sa disponibilité et ses précieux conseils et lui souhaitons bonne continuation dans ses activités à l’hôpital Bichât.

JM

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