Devant ce qui était, et sera, certainement une de ses plus grosses affluences cette saison, Belenenses recevait la Fiorentina au Estádio do Restelo. Mal en point en championnat, les locaux s’attendaient à souffrir face au leader de Serie A. Au final, les florentins sont venus jouer un match d’entraînement et se sont débarrassés très tranquillement de leur adversaire en marquant deux fois par mi-temps. Très vite, la supériorité technique des italiens sautent aux yeux. Les portugais ne voient le ballon qu’en contre alors que Matias Fernandez et Mario Suarez gèrent le jeu de la Viola. Le rythme n’est pas très élevé, mais la Fio n’a pas besoin d’en mettre plus pour ouvrir le score. Une frappe lointaine mal repoussée par le portier portugais et Bernardeschi ouvre le score. Ce but italien intervient juste après la plus grosse occasion portugaise du match. La rencontre est presque déjà pliée tant la différence entre les deux équipes est grande.

La Fio joue à sa main, contrôle le match et décide d’accélérer de temps en temps. Juste avant la mi-temps, Babacar voit sa frappe contrée finir au fond des filets. La deuxième mi-temps ressemblera encore plus à un entraînement côté florentin. Les hommes de Paulo Sousa font tourner le ballon et attendent les failles dans la défense adverse. Ces failles arrivent en fin de match. Tout juste entré en jeu, Blaszczykowki voit son centre coupé par Tonel qui trompe son propre gardien. Enfin, le toujours remuant Giuseppe Rossi va y aller de son petit but également. Bien lancé par Badelj, l’attaquant italien n’a aucun mal à ajuster Ventura pour donner un peu plus d’ampleur à la victoire des siens.

La Fiorentina s’impose donc très tranquillement sur le score de 4-0 et se relance dans ce groupe après sa défaite inaugurale face à Bâle. Pour le club de Belem, en revanche, cette Europa League s’annonce des plus compliquées, et la double confrontation qui se profile face aux suisses ne devrait pas rassurer Sa Pinto. Si le match n’avait pas de réel grand intérêt, si ce n’est voir évoluer cette Fiorentina, un aspect de cette partie m’a particulièrement plu : L’esthétique de la rencontre. Tout d’abord, Belenenses étant le club de Belem, son stade se trouve dans le plus beau quartier de Lisbonne avec vue sur le Tage depuis le stade.

Le soleil est au rendez-vous et l’atmosphère est fort agréable. Outre ces considérations géographiques, les tenues des équipes étaient elles-mêmes extrêmement élégantes. Toutes deux vierges de sponsor, l’intégral maillot-short-chaussette bleu de Belenenses face à l’intégral blanc immaculé de la Viola, ont su réveiller mon sens esthétique.

Enfin, combinons à cela la simplicité et l’aisance technique du jeu de la Fiorentina, et je peux objectivement affirmer que j’ai passé une agréable fin d’après-midi. Enfin, côté tribunes, les supporters italiens ont donné de la voix tout au long de la rencontre, face à un public de Belem volontaire mais terriblement désorganisé. Visiblement, les supporters locaux n’ont que peu de chants à entonner et le kop principal étant relativement petit, il est difficile de l’entendre. C’est pourquoi de l’autre côté (celui où j’étais situé), des personnes ont tenté de s’organiser pour lancer quelques chants et quelques « Ola ».

L’élément cocasse de la soirée est à mettre à l’actif des supporters de la Fiorentina. A plusieurs reprises pendant la rencontre, des chants pro-Sporting ont été lancés depuis la tribune visiteur. Difficile pour moi de savoir si les supporters des deux clubs (Fiorentina et Sporting) sont amis et que certains sportinguista étaient présents avec les italiens, mais je peux vous assurer que les spectateurs/supporters du Belenenses ont moyennement apprécié ces chants.

Rusko & The Wolfman