Le néant. Voilà ce à quoi ont du assister les quelques 20000 courageux présents au stade Vélodrome dimanche. Rappelons que les deux virages ayant écopé d’une suspension étaient fermés. Les olympiens ont offert une prestation catastrophique avec une défaite à la clé contre la monstrueuse équipe d’Angers. Dès les premiers instants de la rencontre, on a bien compris que les joueurs de Michel n’y étaient pas : Aucun mouvement collectif, incapacité à prendre la profondeur, ballons balancés n’importe comment. L’entraîneur marseillais a eu la bonne idée de faire  tourner son effectif alors que son équipe manque cruellement de points en championnat. Il décide donc de titulariser Anguissa aux côtés de Diarra, Rolando en défense centrale et Sarr devant. Pour quelles raisons ? D’après lui, le but est de faire des tests, certainement en raison de la non préparation avec le groupe et son arrivée tardive. Il est difficile de cautionner ce mode de management. Faire des tests contre une équipe en 32ème de finale de coupe de France, pourquoi pas. Mais certainement pas en championnat, quand l’équipe est déjà dans la deuxième partie de tableau et en manque de points.

Au milieu de terrain, Diarra doit être aligné à Lucas Silva et Rekik en défense centrale aux côtés de N’koulou. En effet, l’effectif ayant été totalement chamboulé cette intersaison, il est nécessaire qu’un onze type se dégage, et imaginer un turnover en fonction des blessures ou suspension. Pour en revenir au match, l’adversaire du jour à su ouvrir le score, et on attendait alors la réaction de Marseille. Du moins, le réveil de l’OM, tant les joueurs semblaient endormis. Mais nous attendons toujours. Nous avons eu droit à une domination stérile qui n’a en aucun cas inquiété les angevins. Les locaux ont réussi à prendre un second but avant de bénéficier d’un pénalty plutôt généreux pour revenir au score 2-1 … Un but pour l’honneur diront certain. Moi je retiendrai une équipe affligeante qui à une semaine du grand match contre le rival parisien ne nous montre aucun signe d’optimisme.

Najet & The Wolfman