Pour ce weekend de Semana Santa, direction dans cette merveilleuse ville de Séville. Quien no ha visto Sevilla, no ha visto maravilla*. Séville et sa plaza de España, sa cathédrale et sa Giralda, son Real Alcazar, mais aussi ces clubs de foot et les antagonismes qui vont avec. Ayant la chance de déjà connaître un peu la ville, je n’hésite pas à acheter ma place pour le match de samedi entre Sevilla FC et Athletic Club Bilbao.

J’arrive très tôt au stade, si tôt que j’ai même l’occasion de voir le bus des joueurs de l’Athletic arriver. Les supporters basques sont déjà présents autour du stade et aucune animosité n’est à signaler. Un seul mini contrôle et me voici dans l’enceinte du Sevilla FC, l’ Estadio Ramón Sánchez Pizjuán.

Je prends donc le temps de redécouvrir le stade et m’apprête à prendre un bon de coup de soleil. En effet, je suis dans une des trois tribunes non couvertes. C’est donc parti pour près de 2h sous le soleil d’avril à Séville.

Les gradins se remplissent à la dernière minute, sans toutefois faire le plein. Entre le weekend prolongé et les festivités de la Semana Santa, le contraire m’aurait étonné. Les joueurs entrent sur la pelouse, l’hymne du club retentit et repris timidement par les supporters. Pui le volume sonore va crescendo pour finir en a cappella, avant que des applaudissements viennent achever l’hymne.

La partie peut alors commencer. N’ayant vu que très peu évoluer ces deux équipes cette saison, il m’est difficile de vous faire l’état des lieux des forces et des faiblesses des équipes. Mais j’ai quand même hâte de voir cette équipe de Séville et notamment Ever Banega. Bien classés et hauteurs d’une excellente saison, les hommes d’Unai Emery doivent passer par l’obstacle Bilbao pour garder le cap de cette 4ème place occupée par Valence.

Le match démarre fort, l’Athletic de Valverde joue haut, beaucoup trop haut. Séville l’a bien compris et joue par dessus la défense basque. Alertés peu avant, les basques se font surprendre une nouvelle fois. Iraisoz n’est pas très inspiré et Vidal s’en va ouvrir le score dès la 3ème minute et fait exploser le Sanchez Pizjuán. Le scenario ne change pas. Les locaux continuent d’exploiter les failles défensives des basques. Laporte est en grande difficulté face à Bacca, Banega distribue le joue alors que Krychowiak ratisse au milieu. Séville joue bien, joue vite, trop vite pour la défense basque. Une action d’école menée à 3 et voici que Bacca double la mise. On joue depuis un peu plus de 20 minutes, Séville mène déjà 2-0.

Remis de son début de match compliqué, l’Athletic sort la tête de l’eau et parvient à s’approcher des buts de Sergio Rico. Mais que ce soit Pareja ou Tremoulinas, il y a toujours un défenseur pour venir contrecarrer les plans des partenaires de Muniain, peu en vue et qui devra quitter le terrain sur civière peu avant la mi-temps.

La deuxième période reprend sur les bases de la fin de la première. Le stade paraît plus calme, l’Athletic essaye d’entreprendre davantage et des locaux qui attendent le contre assassin. Celui-ci ne viendra pas. Pas plus que le but basque. Banega nous aura régalés au cours de ce deuxième acte et cela suffit à mon bonheur.

On en reste donc à 2-0. Très sérieux et appliqué, Séville s’impose logiquement face à Athletic trop moyen pour pouvoir espérer mieux. Outre Banega, j’ai trouvé que Tremoulinas avait fait un très bon match, notamment défensivement face à Williams en première période. J’ai également suivi de près la performance de Krychowiak. Le polonais a parfaitement rempli son rôle, intelligent dans le placement et généreux dans l’effort.

Côté Athletic, Laporte a vécu une après-midi difficilement, surtout en première mi-temps. Beñat a essayé de sonner la révole, lui l’ancien joueur du Betis, conspué par la foule tout au long de la rencontre.

Côté tribune, l’ambiance était forte au moment des buts, plutôt bonne en première mi-temps et assez silencieuce lors du second acte. Côté parcage, j’ai été assez déçu de la performance des supporters basques, ces derniers se contentant de quelques chants sporadiques et d’un « Athleti, Athleti » à intervalle de temps plus ou moins régulier. Ils ont cherché à se faire entendre après le coup de sifflet final, pour remercier leurs joueurs. Notons également le bon esprit des supporters basques, reprenant les « olé » entamés par les Sévillans lors des séries de passes des leurs en fin de match.

La sortie du stade se fait très rapidement. Le stade se vide aussi vite qu’il s’est remplit, me permettant de rejoindre le centre ville et profiter une nouvelle fois de cette sublime ville.

* Qui n’a pas vu Séville, n’a pas vu de merveille​

Rusko & The Wolfman