Jeudi soir, mi-décembre, 8ème de finale de Coupe du Portugal à l’Estádio da Luz. L’hiver est doux et les supporters sont plus ou moins au rendez-vous, en tout cas plus que face au Bayer Leverkusen, pour acclamer leurs champions, ce Benfica qui revient de Porto avec la victoire. L’ambiance est plutôt bonne, certainement meilleure que lors de tous les matchs de Ligue des champions de cette saison. Est-ce une conséquence du possible départ d’Enzo Perez qui jouerait donc son dernier match à Lisbonne ? Difficile à dire. Sur le terrain, Benfica prend très vite les choses en main. Cristante ratisse au milieu et on ne voit guère qu’un contre pour aider Braga dans cette partie, des contres qui seront la plupart du temps très mal menés, en raison notamment de mauvais choix et d’énormes approximations techniques. Benfica presse haut et ne laisse pas respirer ses adversaires. C’est donc en toute logique que Benfica ouvre le score peu après la demi-heure de jeu, Jonas reprenant victorieusement de la tête un centre de Maxi Pereira.

1-0 à la mi-temps et le score aurait pu être un peu plus lourd sans de belles parades de Kritsyuk sur des tentatives de Gaitán et Jonas. Il est d’ailleurs assez fou de voir à quel point Benfica semble s’amuser avec la défense de Braga. De jolies combinaisons mais surtout de superbes inspirations, notamment de Gaitán qui laisse passer le ballon entre ses jambes pour Jonas qui bute donc sur Kritsyuk. L’inspiration va pourtant cruellement faire défaut aux benfiquistes lors de l’entame de seconde période. Une absence énorme sur un corner et voici que Santos égalise pour Braga. Tout est donc à refaire et Benfica reprend le contrôle du match, une domination sans partage, mais stérile. Braga plie et attend le contre assassin.

A force d’archi dominer la rencontre, Benfica en arrive à oublier les fondamentaux défensifs. Et lorsque Pardo s’élance depuis l’aile droite, personne ne vient le contrer. Le Colombien poursuit donc sa course vers l’axe et profite d’un petit appel d’Eder pour se retrouver seul face à Júlio César. Comment un appel aussi basique peut-il à ce point trouer une défense ? Pardo se moque bien de cette question et donne l’avantage à son équipe peu avant l’heure de jeu. Dès lors, le ballon ne va plus quitter le camp de Braga. Benfica y campe, parvient parfois à s’engouffrer dans cette surface de réparation mais y trouve toujours un Kritsyuk impérial. Plus le temps passe et moins Benfica semble pouvoir trouver la solution. L’entrée de Talisca n’a pas vraiment l’effet escompté alors que Braga ne cherche même pas à enfoncer le clou en contre, ou encore tout cas, ne donne pas l’impression de tout faire pour plier le match. Que de mauvais choix dans les amorces de contre ! Que de ballons balancés à l’emporte pièce, parfois à bon escient, souvent sans raison valable.

Toujours est il que le temps passe, les simulacres de blessure des joueurs de Braga ne se comptent même plus et ne sont d’ailleurs pas sanctionnées par un arrêt de jeu, que ce soit de la part de l’arbitre ou de Benfica. Mais rien n’y fait, Benfica ne cherche même pas à balancer dans la boite dans les dernières minutes.

Après l’Europe, c’est la Coupe du Portugal que quitte ce soir le « Glorioso , un SLB qui a peut-être vu Enzo Pérez pour la dernière fois à la Luz et pour une petite mi-temps assez quelconque. Côté Braga, impossible de ne pas (re) mentionner Stanislav Kritsyuk, impérial sur sa ligne et plutôt bon dans les airs. Et pourtant son début de match ne m’avait pas vraiment rassuré. Enfin, j’aimerai terminer sur une interrogation : Comment Eder peut être sélectionné en équipe nationale ?

Rusko