On a tendance à dire qu’il ne faut pas résumer le football à une histoire d’argent, d’effectif, de budget et que le sport et en particulier le foot est aussi une question de don de soi et de surpassement. Cette vision est vraie, mais jusqu’à quel point ? Quel niveau ? Cette approche n’a-t-elle pas des limites ? Hier la logique sportive et financière a été respectée au Parc des Princes et le PSG s’est imposé 2/0, contre une équipe olympienne loin d’être ridicule. Les Marseillais ont démontré que la place de leader n’était pas usurpée et qu’ils devraient selon toute vraisemblance terminer sur le podium.

Les deux équipes ont offert une première mi-temps de très haut niveau, intense et techniquement élevée où même une relance de gardien était un régale pour les yeux. Collectivement, les hommes de Bielsa ont réalisé une performance conforme à leur début de saison. L’OM version 2014-2015 avait pris l’habitude de faire 30 premières minutes très convaincantes, de convertir assez vite ses occasions dans ses temps forts et de baisser de pied en seconde mi-temps. Menés au score, les adversaires sont alors obligés de sortir davantage, prendre des risques et laisser des espaces à l’OM.

Gignac et Cavani, tête contre tête - Source [1]
Gignac et Cavani, tête contre tête – Source [1]

Hier soir, dans le scenario habituel, il n’a manqué que la réussite du club ciel et blanc. En effet, les marseillais ont ainsi démarré la rencontre tambour battant, étouffant le milieu parisien avec un pressing de tous les instants et se procurant de nombreuses occasions, sans les convertir. Entre la tête de Gignac, les deux frappes d’Alessandrini et les tergiversations de Payet, l’OM s’est procuré pas moins de 5 opportunités pour ouvrir la marque en première mi-temps, récompensant une très bonne première demi-heure. A ce niveau du jeu, et contre une équipe qui joue la ligue des champions, un club ne peut pas se permettre de laisser filer des situations pareilles.

Mais quand vous avez comme individualités Imbula, Gignac ou Thauvin (que dire de sa prestation ?), ce n’est évidemment pas comparable avec Verratti, Lucas ou Pastore, capables de faire la différence à tout moment. Et sur la première occasion placée du PSG, Lucas profite d’une défaillance individuelle de Mendy pour ouvrir le score.

A partir de la 50ème minute, les marseillais ont alors baissé de pied et laissé le contrôle du jeu aux Parisiens. L’expulsion de Gianelli Imbula, qui ne méritait pas plus qu’un jaune, n’arrangera rien. Mais expliquer cette défaite sur ce fait de jeu serait assez réducteur. La différence s’est avant tout faite sur un plan individuel. Cavani, pourtant moyen, doublera la mise et assurera au PSG, une victoire logique, 2/0 comme la saison passée.

Si l’année dernière, José Anigo avait fait semblant de tenter un coup tactique en étant inoffensif, la défaite défaite d’hier soir peut laisser les supporters optimistes. L’OM a répondu présent, rivalisé face au PSG et montré un visage très plaisant que tout les amoureux du foot ont dû apprécier.

Référence

[1] – Site La Provence 

Najet & The Wolfman