19h45 heure locale, Benfica reçoit Monaco dans un Estádio da Luz bien loin d’être rempli. Arrivé tôt au stade, j’ai pu passer les contrôles sans être fouiller et ainsi prendre mon temps et attendant le début de la rencontre. Un coup d’oeil du côté des commentateurs BeinSports, Eric Di Méco et Christophe Josse, puis je vais prendre place dans les gradins.

Difficile de croire que Benfica joue un match à enjeu en Ligue des Champions tant l’affluence est faible. L’envol de l’aigle dure moins longtemps que d’habitude et l’hymne n’est que très peu repris. On parvient même à entendre le parcage monégasque sans difficulté.

C’est donc dans cette atmosphère étrange que débute une rencontre décisive de ligue des champions. Et c’est Benfica qui démarre fort. D’entrée les hommes de Jorge Jesus ont décidé d’asphyxier les monégasques. L’ASM laisse tranquillement passé l’orage et les débats s’équilibrent. Benfica mise avant tout sur un exploit individuel d’un milieu de terrain qui pourrait transpercer la défense adverse et se heurte donc à Toulalan et Kondogbia. Derrière, Carvalho et Raggi rassure. On parle peu du défenseur italien, mais Raggi est un très bon défenseur, polyvalent et assurément très précieux dans un effectif. A l’image de Subasic, Monaco n’est pas pressé et prend son temps. Bref, la mi-temps passe et rien ne se passe vraiment.

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La deuxième période sera tout à l’avantage des visiteurs. Ferreira-Carrasco, excellent hier soir, met au supplice André Almeida, Moutinho est plus en vue, mais devant Traoré a du mal à peser face à un très bon Luisão. Ocampos est, quant à lui, trop brouillon et c’est finalement Kurzawa qui se montre le plus dangereux sur le côté gauche. Monté aux avants-postes, l’international espoir français reprend de la tête un centre de Fabinho, qui passe de peu à côté. Quelques frissons parcourent les travées de la Luz, sur une énorme occasion de Ferreira-Carrasco qui bute sur Julio César.

On assiste à un match débridé, qui peut basculer des deux côtés. Benfica n’existe plus vraiment. Collectivement les actions sont brouillonnes, et les portugais cherche avant tout à parcourir le plus de terrain possible en portant le ballon puis à trouver une solution. La fin de match approchant, l’étreinte monégasque se relâche quelque peu. Et, alors que pour la première fois du match le public se met vraiment à pousser son équipe, Talisca, seul au deuxième poteau, reprend un corner de Derley et s’en va offrir la victoire aux siens.

On notera que Jorge Jesus est allé chercher cette victoire, n’hésitant pas à sortir un milieu, Samaris en l’occurence, pour ajouter un attaquant. De son côté, Jardim n’a peut-être pas été assez ambitieux. Facile à dire après coup. Mais voir Subasic gagner du temps dès les premiers instants du match m’a un peu surpris. Cependant, les monégasques peuvent nourrir quelques regrets, surtout en deuxième période.

Cette défaite monégasque n’est pas rédhibitoire, mais n’annonce rien de bon. Benfica revient sur le Zenit, défait une nouvelle fois par le Bayer, et possède donc un point de retard sur Monaco. Dans ce groupe, trois équipes se disputent une place qualificative si on considère que le Bayer va se qualifier. Un Bayer qui pourra valider son passage en 8ème en battant Monaco lors de la prochaine journée pendant que le Zenit recevra Benfica.

 Rusko & The Wolfman

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