Après Belem hier, direction le quartier de Benfica et L’Estádio da Luz pour le derby entre Benfica et Sporting, le match de la suprématie de toute une ville. Arrivé tôt, les abords du stade sont déjà animés, mais aucune animosité n’est en vue. Quelques rares maillots du Sporting sont même de sortie dans une zone entièrement benfiquista. Un léger contrôle, avant d’accéder au stade, puis je vais prendre place en tribune Moche. Et oui, à Benfica, on pratique le naming pour les noms de tribunes. C’est beau le foot populaire, n’est ce pas ?

Je prends place et attend sagement que le stade se remplisse. Le parcage du Sporting est déjà presque complet et se fait déjà entendre. Les joueurs entrent pour l’échauffement alors que le speaker se charge de chambrer le Sporting en rappelant à tout le monde qui est le champion en titre.

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Le coup d’envoi approche, l’aigle Gloria fait son apparition dans le stade sous les vivas de la foule. Puis, vient le moment de l’hymne du Benfica et de l’entrée de joueurs avec un tifo géant parfaitement préparé et orchestré. Première déception, le stade n’affiche pas complet. Si au final, l’affluence avoisinera 62000 personnes, je dois bien avouer que je ne m’attendais pas à voir des sièges vides pour une telle rencontre. Le match démarre dans une belle ambiance. Les premières attaques de Benfica sont accompagnées par tout le stade. Ce sera comme ça tout au long de la rencontre, même si les supporters du Sporting feront plus constant dans l’animation. Sur le terrain, Benfica semble supérieur et c’est assez logiquement que Nico Gaitán ouvre le score suite à une belle action collective côté droit. On ne joue que depuis 12 minutes, le stade explose. C’est alors au tour du Sporting de répliquer. Mais c’est surtout au tour d’Artur, portier de Benfica, de vivre un cauchemar. On sent bien le gardien brésilien en manque de solution sur les remises en jeu, et la bourde n’est pas loin. Elle va d’ailleurs arriver très vite. Suite à une passe en retrait d’un de ses coéquipiers, Artur se manque, André Martins contre le ballon et Slimani égalise.Tout le monde est abasourdi par l’énorme bévue du portier benfiquiste. Dans les minutes qui suivent, les supporters du Sporting iront même jusqu’à scander le nom d’Artur en guise de chambrage. Le match se poursuit et est relativement équilibré. Slimani manque une énorme occasion de donner l’avantage aux siens alors que Benfica peine à se créer des occasions.

En deuxième période, Benfica va clairement prendre l’avantage dans le jeu. La baisse de régime d’André Martins se fait ressentir dans le jeu du Sporting qui contient malgré tout les offensives adverses. A ce titre, je voudrais souligner le match de Slimani, véritable premier défenseur et jamais avare d’effort pour aider ses coéquipiers.

L’engagement est total de chaque côté et il l’est dans le bon sens du terme. Les joueurs se donnent à fond sur chaque action, quitte à manquer de lucidité et à jouer trop tête baissée. Vers l’heure de jeu, Benfica met enfin un peu plus de pression. Le temps fort dure quelques minutes et le public est enfin au rendez-vous. Les occasions se succèdent alors sur les buts de Rui Patrício, mais les filets ne tremblent jamais du bon côté. Benfica vient de laisser passer sa chance. La fin de match sera de nouveau plus équilibrée. Les changements opérés par Marco Silva offriront même un petit ascendant au Sporting sur la fin de match. Mais on en restera sur le score de 1-1, plutôt logique, même si Benfica aurait pu l’emporter en profitant de son gros temps fort à l’heure de jeu.

Parmi les satisfactions du soir, j’ai déjà évoqué l’activité de Slimani, j’y ajoute l’élégance d’André Martins et le bon match d’Adrien Silva côté Sporting. Côté Benfica, Nico Gaitán et Enzo Pérez sont, comme toujours, au four et au moulin. Eliseu m’a bien plu également.

Au niveau des déceptions, je dois bien avouer que je m’attendais à plus d’ambiance et de folie de la part de Benfica. Enfin, j’ai été très déçu par William Carvalho que j’ai trouvé pataud et trop dilettante. Il a beaucoup ralenti le jeu du Sporting à mon goût.

Rusko & The Wolfman