Comme nous le pressentions la semaine dernière, la Juventus s’est logiquement imposée face aux hommes de Benitez dans le choc de cette 12ème journée. Les hommes de Conte, bien aidés par des décisions arbitrales favorables, reviennent à une seule longueur de la Roma. La Juve a une nouvelle fois rappelé qu’elle avait le meilleur milieu de terrain de Serie A et une propension à élever son niveau physique, technique et mental dans les grandes confrontations domestiques au Juventus Stadium.

Les quinze premières minutes ont été à sens unique, et, sans un grand Reina, les Bianconeri auraient pu/dû tuer tout suspens après l’ouverture du score de Llorente (1-0,2ème), et ce, bien avant le dernier quart d’heure de la rencontre. La SSCN est sortie de sa torpeur à la demi-heure de jeu pour rivaliser en seconde période jusqu’au sublime coup-franc de Pirlo (2-0,74ème).

Si la défense et les ailiers ont semblé enfin donner satisfaction, Inler et Hamsik n’ont pas été capables de tromper l’arrière garde Juventina par une dernière passe précise, un tir décisif ou dangereux. Seuls Insigne et Higuain ont donné l’impression de pouvoir faire vaciller un excellent Buffon. Le troisième but de Pogba, tout aussi merveilleux (3-0,78ème) acheva de transformer la rencontre en triomphe. Si les commentaires d’après-match sans doute disproportionnés laissaient penser un écart au classement supérieur à 10 points entre les deux formations, il est évident que l’écart technique entre les deux équipes est criant dans le cœur du jeu.

Benitez a disputé les trois rencontres les plus compliquées de la saison sur le papier au bout de 12 journées. S’il réussit  à ne pas dilapider une grande partie de ses espoirs face aux “mediopiccole”, le calendrier des matchs retour pourrait lui être favorable. En effet,  les joueurs de Benitez, en difficultés lors de chocs disputés hors de leurs bases, recevront toutes les équipes du haut du classement au San Paolo.

Quelques heures plus tôt, le véritable coup de théâtre de la journée a eu lieu au Stadio Olimpico. La Roma s’est vue rejoindre par Sassuolo à 13 secondes de la fin du temps additionnel (94ème) par Berardi – joueur qui co-appartient à…la Juve. Les joueurs de Rudi Garcia ont outrageusement dominé la rencontre pendant 85 minutes. Mais les absences conjuguées de Totti, Destro et Gervinho commencent à se faire sentir. La sortie de Borriello pour Bradley avec Pjanic en “faux neuf” n’a pas été une franche réussite. Les deux ailiers Florenzi et Ljacic sont quant à eux, à créditer d’une très bonne prestation.

Si le onze type de la Roma est d’une qualité certaine, le banc n’est sans doute pas du même acabit. Les matchs s’accumulent et les milieux de terrain De Rossi et Strootman marquent légèrement le pas. La trêve Internationale arrive sans doute à point nommé pour le leader toujours invaincu de la Serie A.

L’Inter et la Fiorentina se rapprochent petit à petit des trois équipes de tête en disposant Livorno et Sampdoria à domicile sur le score de 2-0 et 2-1. Ironie du sort, Giuseppe Rossi a grandement contribué à faire limoger son homonyme Delio en inscrivant un doublé. Tout sauf une surprise…Si les deux entraîneurs continuent de voir leurs équipes progresser chacune dans leur style, les retours respectifs de Milito et Gomez obligeront probablement Mazzarri et Montella à modifier leurs schémas de jeu ( 3-5-1-1 ; 4-3-3). En effet, ces dispositifs tactiques  semblent porter leurs fruits, en tous cas contre des formations de niveau inférieur.

Tenus en échec 0-0 au Chievo (toujours dernier et qui a également limogé Sannino et repris Corini avant le très attendu derby Veronese après la trève) et 1-1 à Parma, Milan et Lazio continuent leur parcours irrégulier malgré les retours en forme de Kakà et Candreva. Bien loin d’un top 5 qui semble au dessus de la mêlée, trop souvent médiocres pour pouvoir espérer revenir dans la course aux accessits Européens obtenus via le Championnat, les saisons des hommes de Allegri et Petkovic ne se verront relancées que par une très longue et fructueuse série de victoires…

Le Genoa a confirmé son redressement en disposant du Hellas Verona 2-0, Gasperini confirmant s’il en avait besoin qu’il est l’entraîneur idéal pour installer une nouvelle fois les Rossoblu dans la première moitié du classement.

Dans la course au maintien, il est à signaler les courtes victoires à domicile de Catania, Atalanta et Cagliari, toutes trois en grandes difficultés ces dernières semaines contre Udinese, Bologna et Torino.

 Mìrkø