En clôture de la 11ème journée de championnat, les verts recevaient le Paris-Saint-Germain. L’occasion pour l’A.S.S.E de retrouver un adversaire qu’il connait bien et qui lui a bien réussi l’année dernière (une victoire et un nul en championnat qualification en ¼ de finale de coupe de la ligue). Le club de la capitale possède des statistiques impressionnantes depuis le mois de septembre : 9 matchs, 8 victoires, 1 nul, 24 buts marqués contre seulement 3 buts encaissés toutes compétitions confondues. Les hommes de Laurent Blanc restent sur trois victoires consécutives notamment une victoire à l’extérieur au vélodrome en infériorité numérique, une victoire 4/0 contre Bastia à domicile, et une victoire 5/0 à Anderlecht en ligue des champions. Les verts ont, quant à eux, accouché d’une victoire difficile contre Lorient (3/2) à domicile, qui permet néanmoins de briser une série négative avec seulement un point pris en 3 matchs C’est dire la tâche qui attend les Stéphanois…

Croire en l'exploitDimanche matin, la une du Progrès annonce la couleur. Pour battre ce Paris Saint-Germain, il faudra croire en l’exploit. Des propos confirmé par Christophe Galtier  lors de sa préparation « J’ai inscrit sur un tableau le mot Exploit et sa définition : Dépasser les limites de l’ordinaire. Pour réaliser un exploit, il faut commencer par y croire. Mais je n’ai pas parlé de motivation. Sinon, on tombe dans l’excitation et cela fait déjouer ».

Pour l’occasion Christophe Galtier peut compter sur un effectif complet, et notamment sur Loïc Perrin et Brandão, tous deux revenus à la compétition contre Lorient. Laurent Blanc décide quant à lui de reconduire l’équipe qui a brillé en ligue des champions dans la semaine.

Paris étouffé …

« Je ne voulais pas être pollué et j’ai préféré rester sur ma première idée de ne pas faire que défendre. ». Avec le PSG, le danger est partout, et pour le coach stéphanois, il s’agit d’abord de choisir la moins mauvaise solution : « Forcer Paris à jouer sur le côté et gérer la profondeur. J’ai une bonne charnière centrale dans le domaine aérien et je préfère subir des centres qu’être perforé par le jeu court. »

Le message de Christophe Galtier est finalement bien passé. Le comportement des stéphanois témoigne de la volonté du coach de ne pas subir, de provoquer l’adversaire dès l’entame de match. Verrati et Motta sont considérablement gênés dans leur sortie de balle par l’activité du milieu de terrain des locaux et c’est tout le jeu du Paris-Saint-Germain qui en pâtit.

Dans une ambiance surchauffée, les verts sont les premiers à se mettre en action. Le centre d’Hamouma côté gauche trouve Brandão, mais la frappe du Brésilien ne trouve pas le cadre. Clément, Lemoine et Corgnet accumulent les efforts et les deux ailiers Mollo et Hamouma font un gros travail de replacement. Brandão en attaque et Perrin en défense, amène une vraie intelligence tactique.

Les Stéphanois recherchent de la verticalité par l’intermédiaire du premier relanceur, Loïc Perrin, mais ne tombent pas dans le piège de balancer de long ballon sur Brandão. En jouant court, et en mettant un pressing constant sur les parisiens, les verts vont être récompensés de leurs efforts. Sur une mauvaise relance de Marquinhos, Hamouma transmet à Corgnet, qui fusille Sirigu. 1/0. L’ancien lorientais en profite pour mettre son 4ème but de la saison. Ce sera le score à la pause, malgré deux occasions de Lemoine et de Perrin. Les hommes de Christophe Galtier font une première mi-temps parfaite. Hormis un coup franc d’Ibrahimovic à la 35ème, le Paris Saint-Germain ne s’est guère montré dangereux. Avec 5 buts et 3 passes décisives en championnat,  Romain Hamouma est impliqué dans 47% des buts des verts.

La seconde période redémarre sur les mêmes bases : Engagement, détermination et collectif stéphanois contre fébrilité parisienne. Sur une action plutôt anodine, Hamouma profite d’une incroyable incompréhension dans la défense parisienne et d’une deuxième bourde de Marquinhos pour doubler la mise.

Les verts dans le rouge …

2/0. Les parisiens se dirigeraient-ils vers leur première défaite de la saison ? Il reste 40 minutes à jouer et on imagine mal ce qui pourrait remettre le collectif parisien à l’endroit.

Lemoine, au duel avec Lavezzi est averti pour la seconde fois par M. Buquet. L’ancien Rennais, qui a pris un coup de coude au visage au passage, laisse ses partenaires à 10 le visage en sang. Une décision sévère à première vue mais qui se justifie quand on y regarde de plus près. L’ancien Rennais fait une faute « tactique » et avouera à froid « 24 heures après, avec du recul et après avoir revu les images, je pense qu’il y a contact avec Lavezzi. L’arbitre m’a averti pour une accumulation de fautes, il avait déjà le carton jaune avant de voir mon état, donc ça ne changeait rien ».

En supériorité numérique, Laurent Blanc passe alors à l’offensive, et à 3 défenseurs derrière : Alex et Lavezzi sont remplacés respectivement par Menez et Lucas. Dans le même temps, Galtier décide de renforcer son  milieu de terrain : Corgnet laisse sa place à Diomandé sous les acclamations du public et Gradel, remplace Mollo.

L’expulsion de Lemoine et la sortie de Corgnet ont inévitablement fait reculer les stéphanois devant la cage de Ruffier. Le PSG maîtrise le ballon et le danger se fait sentir. A la suite d’un corner, Verratti et Maxwell combinent sur le côté gauche. Le centre du Brésilien trouve Cavani au premier poteau, qui trompe Ruffier d’une reprise du droit. .Le PSG réduit l’écart et il reste 20 minutes aux coéquipiers de Cavani pour revenir au score. La possession de balle est parisienne, mais ne se crée pas réellement d’occasions franches. Les stéphanois donnent l’impression de bien gérer. Gradel, tout juste entré a même  la balle de match à 3 minutes de la fin. Sur un coup franc de Ghoulam, Sirigu, piégé par le rebond manque sa prise de balle et relâche devant Gradel qui reprend du gauche mais manque le cadre. Mais comme contre Bastia, Lorient les verts vont craquer dans les dernières secondes. Sur un centre de Matuidi,  Le ballon effleure la tête d’Ibrahimovic puis la jambe de Cavani et rebondit devant Ruffier. Piégé, le portier vert s’incline…

« Le courage croît en osant et la peur en hésitant. »

« Paris concède 85% de ses buts dans la première demi-heure. S’il y avait une faille, c’était la et il fallait s’y engouffrer ». Christophe Galtier a eu raison. Il fallait oser, tenter, prendre des risques». Malgré deux buts d’avance, un public extraordinaire, cela n’a pas suffi…Il faudra être très courageux pour battre ce PSG.

The Woflman