L’affiche tant attendue entre deux des quatre formations encore invaincues a tourné à la démonstration des hommes de Rudi Garcia. Redoutable d’efficacité, la Roma ne cesse de progresser, de varier attaques placées et contre-attaques.

Après un début de match équilibré, le plus grand joueur de l’histoire de la Roma prend les choses en main et ouvre le score d’une magnifique frappe aux 20 mètres (0-1,18ème). « Highlander » Totti a encore le talent et l’intelligence à 37 ans de faire évoluer son jeu en évitant de rester constamment en « faux numero 9 » et en se positionnant en trequartista derrière deux attaquants de coté Gervinho et Florenzi. Un placement qui empêche les deux latéraux du 3-5-1-1 nerazzurro d’apporter le surnombre au milieu de terrain.

L’Inter réalise malgré tout dix bonnes minutes et aurait mérité d’égaliser par l’intermédiaire de Guarin. Mais le colombien voit sa magnifique frappe des 25 mètres s’écraser sur le poteau de De Sanctis. Sur la contre attaque, Gervinho fausse compagnie à ses adversaires. Accroché juste devant la surface, Tagliavento indique le point de penalty, que l’immense capitaine giallorosso se charge de transformer (0-2,40ème). Il s’agit sans aucun doute du tournant du match. Quatre minutes plus tard, Florenzi aggrave la marque (0-3,44ème) d’une belle frappe croisée après une merveilleuse séquence de jeu direct et de mouvement collectif : Totti libérant Strootman qui permet au jeune prodige Romain de briser les espoirs de Mazzarri juste avant la mi-temps.

La Roma s’est donc logiquement imposée face à une Inter beaucoup trop limitée par les dogmes tactiques de son entraîneur : les absences de Campagnaro et de Jonathan auraient du imposer le choix d’une défense à quatre pour faciliter la tâche de Nagatomo et Pereira. La non titularisation de Kovacic face à un milieu d’une telle qualité et le refus d’accompagner Alvarez de deux attaquants (Palacio,Icardi ou Milito) sont difficilement compréhensibles. Ces choix témoignent d’un manque d’ambition qui ne peut permettre à l’Inter de passer ce cap face aux meilleures équipes de serie A au complet.

Pour la Roma, il s’agit de la septième victoire en autant de rencontres disputées, avec des statistiques impressionnantes : 20 buts marqués et seulement 1 but encaissé. Tous les voyants sont au vert pour le club de James Pallotta qui retrouvera un autre rival pour la course aux toutes premières places après la trêve : Le choc Roma-Napoli finalement anticipé au vendredi 18 Octobre est déjà sur toutes les lèvres dans les deux métropoles Italiennes les plus passionnées de ballon rond.

Après le « non-match » livré à Londres en milieu de semaine, le Napoli privé de quatre titulaires indiscutables (Maggio, Albiol, Zuniga et Higuain) devait une réaction à ses sostenitori façe au Livorno. Une prestation plus qu’aboutie (4-0) a permis aux hommes de Benitez de quelque peu dissiper les doutes surgis après Arsenal et de profiter de ce calendrier favorable pour continuer un parcours presque sans accroc : Pandev a encore prouvé qu’il était un joueur de classe internationale, Mertens continue de progresser match après match et Marek Hamsik semble peu à peu se retrouver après un mois de Septembre difficile après l’élimination de la Slovaquie à la course au Mondial 2014.

La Juventus a quant à-elle remporté sa sixième victoire en disposant également d’une équipe du milieu de tableau (sic). Le choc contre le Milan avait pourtant bien mal commencé pour les bianconeri, voyant Muntari débloquer la situation après seulement 22 secondes (0-1,1ère). Cependant, les rossoneri, trop limités par les nombreuses absences, ont subi durant quasiment toute la rencontre et se sont vu rejoindre sur un coup-franc de l’ex Milanista Pirlo (1-1,15ème) avant d’être dépassés après l’heure de jeu par un superbe but de Giovinco, le premier d’une saison jusque la très décevante (2-1,68ème). Méxes, déjà coupable d’un bien mauvais geste sur Chiellini (qui lui coutera 4 journées de suspension après visionnage de la commission) rejoint les vestiaires quelques minutes plus tard après une faute sur Giovinco. A la suite d’un coup franc de Pirlo, Chiellini permet fort justement aux hommes de Conte de doubler leur avance (3-1,75ème). La réduction de l’écart par Muntari à la 90ème (3-2,90ème) n’y changera rien.

Malgré des difficultés  dans les deux surfaces de vérité, la Juventus continue son parcours presque parfait et reste la grande favorite à sa propre succession. Le déplacement difficile à Firenze lors de la prochaine journée, 3 jours avant un déplacement au Santiago Bernabéu, en dira sans doute beaucoup plus sur la propension de la Juventus à pouvoir réaliser deux prestations abouties en seulement quelques heures. Le Milan, à 11 points du podium et 13 points de la première place est d’ores et déjà contraint à un parcours de champion jusqu’en mai s’il veut espérer une place européenne l’année prochaine. Inutile de dire que cette fois, la tâche s’avère très très compliquée

Lazio et Fiorentina ont confirmé que sans un effectif au complet, il serait bien difficile de conjuguer  belle saison en Europe et ambition de podium en serie A. Après s’être arrachées respectivement au Trabzonspor (3-3) et au Dnipro (1-2) et quasiment assurer une place en 1/16 de finale d’Europa League, les deux formations ont donné vie à un 0-0 assez terne, ou les biancocelesti ont tout de même laissé une meilleure impression. La trêve internationale arrive à point nommé pour ces deux formations un peu émoussées physiquement.

Le Hellas Verona continue de jouer les troubles fêtes dans le premier tiers de classement en allant largement s’imposer à Bologna (1-4). Iturbe, prêté par Porto, continue d’impressionner à l’image de l’efficacité du « sempreverde » Toni dans les derniers mètres. Le cocktail détonnant entre joueurs expérimentés, trouvailles du DS Sogliano et historiques des deux promotions, continuent de faire ses preuves. Les hommes de Pioli, avant derniers et toujours sans aucune victoire, auront eux tout intérêt à changer d’état d’esprit dans deux semaines.

L’Udinese de Guidolin a encore prouvé contre Cagliari qu’une place dans la première moitié de tableau aura bien du mal à lui échapper (2-0).

La « lotta salvezza » semble donc concerner 6/7 équipes cette saison. Le Chievo Verona encore battu à domicile (0-1) contre l’Atalanta a du souci à se faire. Les deux Genovesi, attendues au tournant, ont donné quelques signes d’amélioration malgré des prestations comme trop souvent inégales (Samp 2 – 2 Torino, Catania 1 – 1 Genoa).

Sassuolo , le petit poucet de Serie A, a déçu en étant incapable de profiter d’une situation favorable lors de l’un des nombreux derby Emiliani à Parma. 1-1 à la mi-temps, en supériorité numérique, Sassuolo s’inclinera finalement 3-1.

Mìrkø