La Serie A aura presque quotidiennement rythmé les journées des passionnés de football ces neuf derniers jours – seuls le lundi et vendredi derniers n’auront pas vu de rencontres se dérouler. Une Serie A avec son lot de belles affiches, de polémiques, de confirmations, de déceptions.

La Roma 2013-2014 aura tout simplement battu un record historique, celui de commencer la saison en gagnant ses cinq, puis six matchs en autant de rencontres jouées. Après une première mi temps poussive contre la Lazio lors du derby Romain, le rouleau compresseur s’est mis en route et s’imposant logiquement 2/0. La Roma a confirmé en l’emportant à Marassi contre la Samp 0-2 puis en corrigeant Bologna 5-0 lors du posticipo. L’équipe de Rudi Garcia a continué de régaler contre le « mediopiccole » en proposant un jeu direct, de grande qualité avec le milieu de terrain De Rossi-Strootman-Pjanic toujours excellent, une assise défensive que très rarement mise en difficulté, et une ligne d’attaque réaliste et prolifique. Meilleure attaque, meilleure défense, en attendant les deux énormes affiches proposées par le calendrier (Inter-Roma, Roma-Napoli) Août et Septembre resteront dans les mémoires comme des mois où les Giallorossi ont tutoyé la perfection.

Avec des parcours différents, Juventus et Napoli se partagent la deuxième place et suivent à 2 points. La Juventus continue de dominer outrageusement ses adversaires cette semaine, contre 3 équipes qui ne peuvent, certes, prétendre aux places européennes : trois courtes victoires (2-1, 1-2, 0-1) contre Verona, Chievo et Torino. Ces victoires permettent aux bianconeri de rattraper le rival partenopeo avec l’aide de décisions arbitrales plus que contestables (but égalisateur refusé au Chievo pour hors-jeu imaginaire, ouverture du score contre le Toro en position de hors-jeu).

Semaine contrastée pour l’équipe de Benitez. Napoli s’impose (1-2) pour la première fois depuis 27 ans à San Siro après une rude bataille contre le meilleur Milan de la saison, mais sans pour autant impressionner outre mesure. L’énorme surprise de la semaine vient du mal nul concédé par les coéquipiers de Marek Hamsik au San Paolo contre Sassuolo (1-1) qui venait de prendre 7 buts trois jours auparavant contre l’Inter (0-7). Un faux-pas que la tifoseria n’a pas du tout appréciée mais qui semble avoir été un accident de parcours étant donnée l’excellente prestation proposée au Genoa (0-2), avec Hamsik et Higuain sur le banc au coup d’envoi.

L’Inter de Mazzarri pensait réaliser la semaine parfaite à 10 minutes de la fin contre Cagliari sur le terrain neutre de Trieste (le problèmes de stade n’étant toujours pas résolu en Sardaigne) mais s’est faite rejoindre quelques minutes après avoir ouvert le score (1-1). En attendant la Partitissima de samedi soir contre la Roma, l’Inter réalise indéniablement un très bon début de saison. En dépit d’une qualité de jeu qui n’est pas toujours au rendez-vous, l’Inter donne toujours l’impression de bien finir les rencontres. Menés au score contre la fiorentina, les coéquipiers de Cambiasso ont renversé la vapeur et s’imposent 2/1. Une victoire et un scénario qui attestent des progrès sur le plan physique et mental depuis l’arrivée de Mazzarri. Toujours invaincus et sans Europe à l’instar des Giallorossi, les Nerazzurri pourraient être un des candidats sérieux au podium de Serie A.

Si l’on pouvait il y a une semaine parler de cinq majeurs, les deux dernières journées laissent entrevoir de sérieux doutes quant à la capacité de la Fiorentina à conjuguer grande saison en Serie A et longue campagne Européenne en Europa League. Le jeu proposé par Montella reste toujours de grande qualité mais les blessures, le manque de réalisme et de concentration dans les surfaces de vérité commencent cependant à coûter cher à la Viola : remontée de 0-1 à 2-1 en vingt minutes contre l’Inter, tenue en échec 2-2 lors du posticipo de la 6ème journée en concédant un but à 3 secondes de la fin des arrêts de jeu contre Parma après avoir mis 83 minutes pour passer devant au score, la Fiorentina pointe déjà à 7 unités du leader Romain et à 5 points du trio de tête. Le tout, avant Lazio-Fiorentina puis Fiorentina-Juventus après la trêve internationale…

Les deux autres équipes membres du groupe des « 7 sorelle » sont pour l’instant très en retard. Pas aidés par de nombreuses absences – Balotelli notamment suspendu 3 rencontres après ses insultes à l’arbitre au coup de sifflet final de Milan-Napoli – Milan et Lazio font preuve d’une irrégularité chronique et alternent bon et médiocre au cours d’une même rencontre. Comme souvent dans ce cas, si la propension à se créer des occasions reste élevée, les erreurs défensives et la dépendance à un seul joueur (respectivement Balotelli et Candreva) ne peuvent pour l’instant permettre à ces deux formations de prétendre aux places d’honneur. Le calendrier de la prochaine journée (Lazio-Fiorentina et Juventus-Milan) ne semble pas être le meilleur allié de ces deux équipes pour inverser la tendance…

Derrière les 7 équipes qui devraient se disputer les accessits Européens, un autre championnat aussi âpre et disputé prend forme. Le Hellas Verona continue lentement d’avancer grâce à l’effet Bentegodi (3 victoires sur 3 et 9 points sur 10 pris à domicile) et des équipes comme Livorno et Torino ne semblent pour le moment concernées par la lutte pour le maintien vu les belles dispositions montrées lors de confrontations directes face à des concurrents plus en difficulté. A l’inverse, les deux Genovesi semblent une nouvelle fois parties pour vivre une saison de labeur pour se maintenir. Le retour de Gasperini après le limogeage de Liverani est cependant très attendu car le Genoa a tout de même un effectif qui devrait lui permettre de se maintenir sans trop de problèmes.

D’autres équipes comme le Chievo, Bologna, Catania ou Atalanta, peu concernées ces dernières saisons par le maintien vont probablement devoir se battre pour ne pas descendre.

Mention spéciale au Sassuolo, qui pour la première saison de son histoire dans l’élite a surpris nombre d’observateurs. Après être sortie indemne mercredi du San Paolo (à l’inverse du vice Champion d’Europe une semaine plus tôt), l’équipe entraînée par Eusebio Di Francesco est parvenue à remonter deux buts de retard face à la Lazio dimanche (2-2).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Mìrkø