Finale : Espagne 1-5 Russie : Les Russes maîtres absolus du Beach Soccer

Novices à ce stade de la compétition, les ibériques auront tenu un tiers-temps. 12 minutes sans but, sorte de long round d’observation qui voyait les deux équipes se jauger. Une fois de retour sur le sable, la donne va changer. Les Russes mettent tout de suite un peu plus de pression et de précision à la fois défensivement et offensivement. Résultat, la Russie se retrouve rapidement à mener 3-0 grâce à des réalisations de Shkarin, Romanov et Krasheninikov. L’impression laissée est terrible pour l’Espagne. La victoire russe semble inéluctable et déjà acquise et ce n’est pas le magnifique but de Llorenç en fin de 2nd tiers-temps qui va changer la physionomie du match.

Comme prévu, le physique fait la différence. Likhachev maîtrise toutes ses rotations, les russes ne baissent jamais le pied alors qu’on sent les joueurs espagnols épuisés et impuissants. A 3-1, l’espoir est encore là, mais l’erreur de Dona, sa seule erreur du tournoi, offre un doublé à Krasheninikov. La Russie gère sa fin de match sans trembler le moins du monde. Un dernier coup-franc et Shishin s’offre le titre de meilleur buteur de la compétition. Le banc russe peut laisser exploser sa joie. Après une finale à sens unique, la Russie conserve son titre de championne du monde de Beach Soccer.

Parfois accrochés, parfois peu flamboyants, les Russes auront parfaitement su gérer leur compétition. Privé rapidement de leur capitaine Ilya Leonov (qui, même s’il jouera en ¼ de finale et en finale, n’aura été qu’à 50%) mais également de Yurt Gorchinsky, Mikhail Likhachev a su s’appuyer sur son collectif très fourni et homogène pour ne pas puiser trop tôt dans les réserves de ses joueurs.

Au final, si l’Iran et Tahiti ont l’impression de ne pas être passer loin de l’exploit en ¼ et et ½ finales, leurs adversaires ne faisaient, en fait, que gérer sans jamais s’affoler. La Russie n’était pas venue pour faire le spectacle mais bien pour conserver sa couronne et c’est chose faite. Un titre qui vient récompenser la meilleure équipe de Beach Soccer actuelle.

Défaits en finale, les Espagnols auront bien évidemment quelques regrets, mais l’écart entre les deux équipes était trop important pour pouvoir espérer faire douter cette équipe de Russie.

Petite finale : Brésil 7-7 Tahiti (1-0 tab)

Juste avant cette finale, le Brésil était venu à bout de la magnifique équipe de Tahiti. Après avoir arraché l’égalisation en toute fin de match, puis en toute fin de prolongation, les Tiki Toa se sont inclinés aux tirs au but. Une défaite cruelle qui les laisse au pied du podium.

Récompense FIFA

Prix du Fait Play : Russie

Meilleur buteur : 1/ Dmitri Shishin (Russie) – 2/ Bruno Xavier (Brésil) – 3/ Agustin Ruiz (Salvador)

Meilleur gardien : Dona (Espagne)

Ce titre se jouait entre Dona et Bukhlitsky. Difficile de choisir entre les deux, mais là encore mon choix se serait porté sur le Russe qui aura été impérial tout au long de la compétition. Cependant, le titre de Dona n’est absolument pas usurpé.

Meilleur joueur : 1/ Bruno Xavier (Brésil) – 2/ Ozu (Japon) – 3/ Li Fung Kuee (Tahiti)

J’aurais personnellement opté pour Dmitri Shishin en ballon d’or de la compétition et n’aurais probablement pas voté pour Ozu. Le Russe a marqué à chaque match de son équipe, sa performance de haute volée face à Tahiti en demi-finale étant le point d’orgue d’un tournoi de très haut niveau.

J’ajouterais un prix d’honneur pour Tahiti. Outre une excellent organisation et un engouement extraordinaire, Tahiti aura été l’équipe la plus agréable à voir évoluer sur le sable. Le manque d’expérience et la discipline auront sans doute pesé lourd dans la balance en fin de compétition.

Rusko, Woflman