Deux derbys moscovites et un Zenit/Kuban, telles étaient les affiches de cette troisième journée de championnat.

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À quelques jours de son entrée en lice en tour préliminaire de Ligue des Champions, le Zenit recevait une autre équipe engagée en Europe cette semaine, le Kuban Krasnodar (qui jouera contre Motherwell en Europa League jeudi prochain). Amputé de son meilleur joueur, Aras Ozbiliz, parti rejoindre le Spartak quelques heures avant ce déplacement à Saint-Pétersbourg, et toujours son véritable entraîneur – l’arrivée de Dorinel Munteanu est toujours en suspend – les coéquipiers de Djibril Cissé, titulaire pour la première fois de la saison, s’attendaiten à un match compliqué.

Après une première mi-temps plutôt équilibrée, le Zenit a pris le dessus et c’est fort logiquement qu’Andreï Arshavin a ouvert le score peu après l’heure de jeu. Incapables de réagir, les joueurs du Kuban continuaient de subir et n’arrivaient pas à placer une attaque, ni même un contre. Pourtant, à dix minutes de la fin, profitant d’un relâchement de la défense du Zenit, Popov se joue facilement de Tymoschuk à l’entrée de la surface et enchaîne par une frappe anodine. Bucur, qui se trouvait sur la trajectoire du ballon, dévie le cuir et prend Lodygin à contre pied.

Le Zenit aura de nouvelles opportunités. En vain. Malgré une performance d’ensemble encourageante par rapport aux dernières sorties, le Zenit concède le nul et ne totalise que 4 points en 3 matchs et. De nombreuses questions entourent l’équipe de Spalletti et des renforts sont attendus d’urgence du côté de Saint-Pétersbourg.

Des renforts, voilà ce dont le Kuban a besoin. La coupe d’Europe arrive cette semaine et l’effectif n’est pas assez fourni en quantité pour pouvoir gére cette situation. Mais il faudra régler d’abord l’imbroglio du futur entraîneur qui n’a pas encore pu poser ses valises du côté de Krasnodar.

Spartak et CSKA maîtres de Moscou

Pour la troisième fois en trois matchs, le Spartak se déplaçait. Oh, les hommes de Karpin n’allaient pas bien loin puisqu’ils restaient à Moscou, ou plus exactement à Khimki pour aller défier le Dinamo qui, lui, recevait pour la 3ème fois. Stade plein et grosse ambiance accueillent les 22 acteurs. Côté

Spartak, Emenike est préféré à Movsisyan devant et Carioca prend place derrière en l’absence de Bryzgalov. Pour le Dinamo, Petrescu reconduit les jeunes pousses qui ont battu l’Anzhi la semaine passée, à savoir Zobnin, Solomatin ou encore Yusupov. Mais le match va tourner au cauchemar pour le Dinamo. Profitant d’une défense d’une fébrilité incroyable, le Spartak va s’amuser pendant les 45 premières minutes. Après 12 minutes de jeu, le Spartak mène déjà 2/0 grâce à des buts de Jurado et Yakovlev. Déjà auteur d’une passe décisive à l’adversaire lors de la première journée de championnat, Fernandez récidive, cette fois pour Emenike. Quelques minutes avant la mi-temps, Jurado enterre les derniers espoirs du Dinamo et envoie sa frappe dans la lucarne des buts gardés par Anton Shunin.

La deuxième mi-temps n’aura pour unique intérêt que de voir le Dinamo sauver l’honneur par Voronin sur penalty.

Avec 3 victoires pour 3 déplacements, le Spartak entame sa saison de la meilleure des façons. Karpin semble parfaitement maitriser son effectif et le probable départ de McGeady a déjà été géré avec l’arrivée d’Ozbiliz.

Plus grosse défaite depuis la prise en main de Petrescu, le Dinamo a montré de grosses lacunes défensives. Ce n’est certes pas la première fois, mais d’habitude l’équipe ne prenait pas l’eau comme ce fut le cas ce samedi. Une réaction est attendue le weekend prochain pour la réception – la 4ème en 4 matchs – du Terek.

Un seul derby ne suffisant pas, le lendemain, Moscou nous en offrait un autre du côté du Lokomotiv stadium où le Lokomotiv recevait le CSKA.Et pour ce derby, on peut dire que les deux équipes nous ont offert un spectacle très agréable. Supérieur sur le papier, le CSKA a pris les devants en première mi-temps, et de quelle manière ! Honda, toujours sur le départ, envoie son coup-franc directement dans la lucarne de Guilherme. Le portier brésilien se blessera sur cette action et devra sortir en deuxième période. Dominateurs en seconde période, le Lokomotiv obtient un penalty mérité. Mais, on ne bat pas Akinfeev comme ça et le portier russe détourne la frappe de Samedov en corner. Euphoriques, les défenseurs du CSKA en oublie d’être agressif et sur le corner Tarasov place un coup de tête imparable et égalise

Cette égalisation va réveiller les hommes de Slutsky, quelque peu endormis depuis le retour des vestiaires. Profitant d’une sortie complètement manquée de Kresic, qui a remplacé Guilherme dans les buts, Doumbia voit sa tête repoussée par le poteau. Mais le ballon revient sur Musa qui ne se fait pas prier et offre la victoire aux siens.

Sans briller, le CSKA remporte donc ce derby. Doumbia revient petit à petit à la compétition et chacune de ses entrées s’avère décisive. Cependant, l’équipe a perdu Aleksey Berezutsky, blessé à l’épaule et qui en aura pour un mois. Ajoutons que pour ce match, Schennikov étant suspendu, c’est Mark Gonzalez qui s’est retrouvé latéral gauche. C’est d’ailleurs lui qui fait faute sur le penalty du Lokomotiv. Bref, déjà privé de Fernandes côté droit, il devient urgent de recruter dans le secteur défensif.

Côté Lokomotiv, Kuchuk pourra retirer quelques satisfactions de ce match. Le jeune Miranchuk a, une nouvelle fois, fait bonne impression et Mykhalyk a démontré de bonnes choses au milieu de terrain. Le niveau global du Lokomotiv est simplement inférieur à celui du CSKA qui n’a pas eu à s’employer outre mesure pour venir à bout des cheminots. Plus que la défaite, la vraie mauvaise nouvelle est la blessure de Guilherme qui devrait le tenir éloigné des terrains pendant 6 semaines. On parle d’Abaev, le gardien de Volga pour le remplacer au plus vite.

Promus à la peine

Volga, justement, est allé s’imposer sur le terrain de l’Ural. Après une première période agréable, qui voyait l’Ural rentrer aux vestiaires avec un but d’avance, le match a totalement changé de physionomie en seconde mi-temps. Revenus comme des morts de faim sur la pelouse, les joueurs de Volga ont littéralement asphyxié leurs adversaires, incapables de se sortir de la pression des Karyaka, Sychev ou encore Putilo, le biélorusse est d’ailleurs à créditer d’une excellente performance. C’est donc logiquement qu’après avoir égalisé par l’intermédiaire de Polczak sur corner, Karyaka offrait la victoire aux siens sur penalty. Au delà des trois points, c’est l’état d’esprit et la manière avec laquelle Volga est allé chercher le résultat qui est à souligner.

Pour l’Ural, en revanche, les bonnes intentions de la première période n’auront pas suffi et le déplacement à Tomsk la semaine prochaine s’annonce déjà décisif pour la suite de la saison.

Une équipe de Tom qui n’a rien pu faire face à la foudre Dzyuba. Intenable depuis le début de saison, l’avant-centre russe a profité de la venue du promu pour inscrire le premier triplé de sa carrière, une performance qui permet à Rostov de conforter sa deuxième place du classement avant de se déplacer, pour la première fois de la saison, à Makhachkala la semaine prochaine.

Pour Tom, le résultat est dur à encaisser. Une défaite 3/0 logique mais quelque peu sévère. Les hommes de Davydov ont, en effet, montré de bonnes choses et ont su faire douter les joueurs de Rostov tant que le score était de 1/0.

L’Anzhi n’y arrive pas

Après une défaite dans les arrêts de jeu face au Dinamo et la démission de son entraîneur, l’Anzhi cherchait à retrouver un peu de tranquillité et ne viser ni plus ni moins que les trois points sur la pelouse de Samara. Dominateurs, les coéquipiers de Eto’o se sont longtemps heurtés à la défense adverse, mais surtout à leur propre maladresse. La salut est finalement venu du capitaine, Samuel Eto’o. Trouvé par Willian dans le cœur de la défense de Krylya Sovetov, le camourenais réussit à placer sa frappe hors de portée de Veremko. Le plus dur est fait, du moins c’est ce que l’on croit. Une fois de plus, l’Anzhi va, en effet, se mettre en difficulté, et va surtout se faire rejoindre. Trop joueur ou plutôt trop suffisant, l’Anzhi va payer ses errements défensifs. Après une action confuse, Vorobyov vient tromper Gabulov et égaliser. Dans la foulée, Maksimov ne passe pas loin d’offrir la victoire à son équipe.

Pour son premier match à la tête de l’équipe, René Meuleusten a pu mesurer tout le travail qui l’attendait. L’Anzhi a beau avoir des nombreux joueurs de talent, s’ils ne jouent pas en équipe ça ne fonctionnera pas. C’est d’ailleurs le constat qu’a fait Gadzhiev, l’entraineur de Krykya Sovetov, à la fin de la rencontre. Un constat qui le pousse à rester mesurer quant à la performance des siens et au point acquis, le premier de la saison, après deux défaites face au Spartak et au CSKA.

Enfin, malmené par une équipe de l’Amkar accrocheuse, Krasnodar a obtenu sa première victoire de la saison. Une victoire loin d’être probante tant les partenaires de Wanderson auront souffert au cours de ce match. Menés au score à la mi-temps suite à un but de Jakubko sur corner, les locaux ont su profité des erreurs de la défenseur de l’Amkar au retour des vestiaires pour inscrire deux buts coup sur coup par l’intermédiaire de Joãozinho sur penalty puis de Marcio Abreu, avant de s’en remettre à Filtsov pour préserver le score.

Dimanche, Terek et Rubin nous avait offert la première purge de cette nouvelle saison. Un match nul et vierge sans relief qui ne mérite pas d’attention particulière.

Récompenses

La perf de la journée : José Manuel Jurado. Omniprésent, l’espagnol a parfaitement mené le Spartak vers une victoire retentissante sur la pelouse du Dinamo

 L’homme de la journée : Artem Dzyuba ! Auteur d’un triplé, l’avant-centre de Rostov marche sur l’eau en ce début de saison et affiche déjà 6 buts au compteur, dont 3 sur penalty.

Les buts de la journée: José Manuel Jurado envoie une praline dans la lucarne d’Anton Shunin

Keisuke Honda envoie son coup-franc dans la lucarne de Guilherme

L’arrêt de la journée : Aleksandr Filtsov préserve la victoire des siens face à l’Amkar (vers 3’10)

Le geste moche de la journée : Andreï Arshavin n’aime visiblement pas Aleksandr Belenov

Le coup de cœur de la journée : Anton Putilo (Volga) auteur d’une excellente performance et à l’origine de la très bonne deuxième période des siens face à l’Ural.

Rusko