Daniel Riolo
Daniel Riolo

Après une première partie consacrée à la découverte du foot, Daniel revient dans sans détour, sur son métier, sa vision du journalisme, et son activité sur RMC. 

LE METIER DE JOURNALISTE

Le journalisme était-il une vocation ? Si oui, d’où vous vient-elle ?

J’ai toujours été de nature curieuse. Quand j’étais gamin, je lisais énormément. Un membre de ma famille pouvait, grâce à son travail, me ramener beaucoup de journaux et de magasines. Je me retrouvais chaque semaine avec des piles entières de journaux, Nouvel Obs, l’Express… J’étais également abonné à Onze. Je voulais écrire les articles dans le magasine et être journaliste. J’ai abandonné l’idée quand je suis rentré en fac de droit pour faire avocat. C’est bien comme métier avocat et l’idée me plaisait. A la fac, ça ne s’est pas passé comme je le souhaitais et je me suis alors dit que je devais faire ce que j’avais réellement envie de faire.

Des modèles vous ont-t-ils inspiré dans ce métier ? Si oui, quels-sont-ils ?

J’aimais bien la politique, les journalistes et les émissions politiques avec beaucoup d’éditorialistes un peu avant l’heure des émissions de débats qu’on peut retrouver aujourd’hui. J’adorais l’émission « L’assiette anglaise », présentée par Bernard Rapp le dimanche. Un modèle ? J’aimais beaucoup Jean-François Kahn. Mon côté polémiste vient peut être de là.

Pouvez-vous nous raconter vos débuts ? Si vous deviez retenir une anecdote, quelle serait-elle ?

Dans ce métier, j’ai commencé par le Tennis. J’ai eu une chance inouïe. J’ai couvert pendant un an et demi un sport où les français étaient très bons et notamment victorieux en Coupe Davis. J’ai voyagé dans les plus beaux pays du monde. C’était la belle vie et j’étais très heureux.

Je me souviens des mots d’un confrère de L’équipe qui me dit un jour : « Et dire qu’on est payé pour faire ça. ». J’ai eu cette réflexion : « Putain, oui, c’est vrai. T’as vraiment de la chance ». A chaque fois que j’entendais quelqu’un se plaindre, ça m’énervait. La personne qui fait ce métier et qui se plaint, mais comment est-ce possible ? On a une chance folle. On vit de notre passion, on voit les évènements, c’est génial.

Quelle est la différence majeure entre le rôle de consultant et celui de journaliste ? Le rôle de consultant n’a-t-il pas pris une place trop importante dans les médias sportifs ?

Oui, je tiens à ce qu’il en y est une. Le consultant doit vous apporter un commentaire sur ce que vous ne voyez pas parce que vous n’avez pas vécu à l’intérieur, notamment dans l’approche technique et mentale. Le consultant doit faire part de son expérience, et c’est la raison pour laquelle on retrouve souvent des anciens joueurs.

A force de côtoyer le consultant, le journaliste peut comprendre cette approche et l’emmagasiner. A partir d’une méthode déductive, basée sur son expérience, sur ce qu’il écoute, entend, vit, le journaliste peut maitriser le sujet. Il s’aperçoit parfois qu’il en sait davantage que le consultant, pour deux raisons :

  • Soit parce que le consultant a vécu sa carrière de footballeur parce qu’il était bon et doué dans le sport, mais sans pour autant observer.
  • Soit parce qu’il a des difficultés à exprimer ce qu’il a ressenti dans sa carrière.

La carrière sportive est une chose, mais ça ne veut pas dire pour autant que la personne est capable de l’expliquer. Le bon consultant est surtout celui qui est capable de s’exprimer sur ce qu’il a vécu et expliquer les choses. Pourquoi le joueur fait la passe de cette manière ? Pourquoi aborde-t-il le match de cette façon d’un point de vue mental. ? Le consultant est amené à répondre à ce genre de questions. Le journaliste est censé amener autre chose, et ne peut être remplacé par le consultant.

Justement, quel est le rôle du journaliste ? Eric Zemmour s’est exprimé sur sa vision du métier en 20071. Partagez-vous sa vision ?

Je suis absolument d’accord et partage à 100% sa vision. Pour moi, le journaliste est un leader d’opinion. S’il a fait des études, s’il est spécialisé dans le domaine, s’il étudie et arpente le terrain pour connaître les gens, c’est avant tout pour avoir une opinion et la donner au public. Après ? C’est au public d’en faire ce qu’il veut. RMC est une radio d’opinion, qui laisse la parole aux gens. Mais à mon avis la parole du journaliste, de l’expert, du consultant doit primer.

A ce sujet, Télérama a fait un article sur RMC et Hervé Gattegno, un journaliste politique de l’antenne disait quelque chose de très juste : « On pourrait taxer la radio de populiste ou poujadiste à partir du moment où le journaliste n’a pas le dernier mot ». Je partage complètement son propos.

De quel drapeau voudriez-vous être l’étendard ? 

Quand il parle de drapeau, je pense qu’il entend par là, leader d’opinion. Eric Zemmour affiche clairement ses positions et argumente tout le temps. Après, on est d’accord ou pas, c’est un autre débat mais il explique toujours ce qu’il dit. J’ai lu sa chronique sur Mélanchon et le procédé est clair. Il prend point par point les propos de Mélanchon et le met face à ses contradictions. C’est un travail sérieux. Il ne fait pas comme Les Inrocks, qui évidemment pensent et détiennent le bien et qui dans leur dernière édition font un édito où ils fracassent Eric Brunet, uniquement parce qu’il est de droite.

Le football manque-t-il finalement de leader d’opinion ? 

La vision politique dans le foot, je pense qu’on l’a. Sofoot et les Cahiers du foot par exemple sont assez politisés, sont pour la plupart des journalistes de gauche, certains d’extrême gauche. Ils assument puisqu’ils écrivent. On a déjà fait des émissions avec les Cahiers du Foot et Sofoot, mais j’aimerais qu’on débatte beaucoup plus. Ça serait très intéressant.

Existe-t-il une différence d’approche journalistique suivant le pays dans lequel il est exercé ?

Je ne sais pas trop. Quand j’étais en Italie, je regardais beaucoup ce qui se faisait, que ce soit dans la presse, ou à la télévision. Au delà d’une approche technique et tactique différente de ce qu’on voyait en France, les journalistes n’hésitaient pas à poser des questions, qu’on ne posait pas ici. J’ai été marqué par les réactions des entraîneurs en France en interview. Certains répondaient « Mais pourquoi me posez-vous cette question ? ». La polémique et l’analyse plus poussée sont arrivées par la suite.

En France, on a eu très longtemps le journalisme supporter, essentiellement là pour faire véhiculer l’émotion comme disait Charles Biétry, un des grands initiateurs et formateurs de ce métier. Un journalisme à l’image de Jacques Vendroux, ami des joueurs, qui s’entraînait avec Saint-Etienne. Était-ce du journalisme ? Je n’en sais rien. Charles Biétry a apporté l’analyse tactique et technique. Il expliquait des choses que personne n’avait expliquées auparavant. En revanche, il n’y avait pas de critiques, d’esprit critique, d’avis et de jugement, dans le bon ou dans le mauvais sens. Alors qu’en art, en politique, le rôle du journaliste est de critiquer, donner son point de vue, se servir de son expérience pour dire ce qu’il pense de l’évènement, cela n’existait pas dans le football. Moi ça me gênait. Pourquoi le sport échappait-il à ça ? Dans le sport, le rôle du journaliste est-il de se réjouir de la victoire et pleurer à l’antenne parce que l’adversaire l’a emporté ?

A l’image des joueurs, pourriez-vous embrasser une carrière à l’étranger ?

Je n’y pense pas, je n’y ai jamais pensé à vrai dire, je ne vois pas où je pourrais le faire. En Italie ? Je n’écris pas assez bien l’Italien pour rédiger des articles. A la télé,  je pourrais le faire, oui.

Le métier de journaliste est-il le même à Paris et en province ?

L’approche me semble différente. Le journaliste qui exerce dans une PQR (Presse Quotidienne Régionale) est souvent supporter du club, et appuie le club, que ce soit La Provence à Marseille ou Le Progrès à Lyon. Les journalistes sont tous les jours à l’entraînement, sont très souvent supporters et suiveurs. A Paris, les journalistes du Parisien vont se réjouir d’une victoire du PSG, mais resteront très critiques à l’égard du club.

Que pensez-vous du « monopole » du quotidien papier « L’équipe » dans le milieu de la presse sportive française ?

En France, on n’a pas de culture sportive et la tradition veut que le sport soit un monde à part, réservé pour les « beaufs ». Pourtant, il existe beaucoup d’aspects pour faire le lien entre la Société et le Sport. Mais quelle place occupe le sport dans les grands quotidiens en France ? Un canard comme Le Monde y accorde peu de place et la page du vendredi réservée aux sports est récente. Le Figaro accorde une seule page, une seule page ! On est le seul pays comme ça. En Italie, La Republica est un très bon journal, dans lequel figurent de belles pages autour du sport. J’ai souvent lu des articles très intéressants. Le Corriere dela Serra, le « Figaro Italien » est une véritable institution, un journal très sérieux, avec de superbes pages de sports, traitant de vrais thèmes. Certains articles ou thèmes m’ont inspiré et je les ai repris. En Angleterre, c’est pareil. En Espagne, je ne connais pas mais j’imagine aussi. En France, on a les quotidiens généralistes, et le journal L’équipe qui traite le sport.

Le métier journalistique nécessite des réseaux, mais aussi une certaine distance pour l’analyse. L’amitié est elle compatible avec la profession ?

Vous savez, on retrouve ces phénomènes dans tous les secteurs, politique, musique. En cinéma, les journalistes sont invités à voir les films, sont copains avec les attachés de presse. Après, le public doit le savoir et faire le tri, trouver la personne la plus objective, celle qui fait le plus attention à ça.

Je m’entends avec pas mal de gens dans le milieu du foot mais je n’ai pas d’ami. Pour moi, cela doit être une règle et une base. On me l’a dit dès mes débuts, quand j’ai commencé à suivre le Tennis chez SportO’FM. Un rédacteur en chef m’a dit : « N’oublie jamais une chose : entre toi et eux il y a une barrière. Ne passe jamais de l’autre côté. Tu vas très facilement t’apercevoir dans le tennis, que c’est facile d’être proche. Tu es avec eux sur les tournois, t’es au bout du monde, tu bois des verres avec eux ». J’ai toujours eu cette phrase en tête. Je ne sais pas si tout le monde s’impose cette règle, mais moi je me la suis imposée

LA RADIO

Aujourd’hui, vous êtes entre autres chroniqueur à RMC et participez à l’émission After. Comment s’organise votre travail au quotidien dans cette émission ?

L’After est une mécanique. Avec Gilbert, on se comprend très vite. Ca fait tellement d’années qu’on travaille ensemble. Quand il y a un match, on sait qu’on va revenir dessus, analyser. Les jours où il n’y a pas de match, on a un programme pour les deux heures d’émission. On s’adapte à l’actu. Par exemple, si Ancelotti démissionne, on sait qu’on va en parler. Dans la journée, on fait une réunion avec l’équipe, ou alors on se contacte par mail et téléphone. On se connait suffisamment pour que ce soit assez facile à monter finalement.

Le producteur rassemble ce qu’on fait, ce qu’on se dit. Il est là aussi pour apporter ses idées… on fait des synthèses et répertorie les sujets que l’on veut aborder. Par exemple, on sait exactement le programme de l’émission pour le mois de juin.

Vous êtes à l’antenne 10 heures par semaine, entre 20h et minuit. N’y a t-il pas une lassitude à parler football 5 jours sur 7 ?

Tous les ans au mois de mai, je me pose la question. Est-ce qu’on ne va pas tomber dans la routine ? Et puis tous les ans, au moment de repartir après les vacances, ça va. Il se passe assez de choses dans le foot, il y a toujours de nouvelles choses. Oui, il y a des moments dans l’année où je peux ressentir un peu de lassitude. Mais je me dis que je n’ai pas le droit de me plaindre et que ce que je fais est trop bien. Je fais quelque chose que j’aime. On m’accorde une grande liberté pour le faire, c’est quand même vachement bien. Après, j’aime bien faire des choses à côté. Cette année, j’ai fait le livre, l’année dernière, j’avais fait un doc. Il faut qu’il y ait d’autres choses pour me diversifier.

Est ce que vous n’aimeriez pas parfois, sortir de ce cadre d’analyste foot, et juste voir un match de foot entre amis autour d’un verre ?

Si bien sûr. Il est assez rare que je ne travaille pas après un match. Tout compte fait, c’est une bonne chose et ça permet d’ôter le côté passionnel du foot. Parfois c’est un peu dur. Vous savez, il y a des matchs que je regarde parfois avec un œil passionné. Mais si vous ne vous lavez pas la tête tout de suite, c’est très compliqué, vous avez encore le cerveau qui bout. Moi ça m’est arrivé, pendant les 10 premières minutes, je ne voyais pas vraiment clair. Il m’arrivait de dire des choses très approximatives et d’être brouillon. Il y a des gens qui parlent, vous voyez leur réaction, ça influence forcément. C’est compliqué d’analyser la victoire et la défaite à chaud.

Après, à froid, j’arrive à me calmer. Je suis content de moi quand j’arrive à retomber immédiatement et où il me suffit uniquement de l’instant de la pub pour mettre de côté la passion d’un match de foot.

Dans un After du 2 Décembre 2013, vous évoquiez rapidement le Story Telling de certaines rédactions. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il faut toujours qu’il se passe quelque chose et qu’un feuilleton existe. Cette année, avec le PSG, toutes les rédactions étaient à fond. Tous les jours, il fallait qu’il se passe un truc. Une rumeur, on la grossit, on la reprend, on la retourne. Moi ça me fatigue un peu. J’ai de la chance de pouvoir faire mon métier comme je veux et qu’on me donne cette liberté d’éditorialiste, sinon je fermerais ma gueule comme tout le monde et je suivrais le mouvement.

A travers la rubrique PLM (PSG, Lyon, Marseille), ou l’enflammade du week end, l’After Foot ne participe-t-il pas au Story Telling ?

Oui, c’est possible. Vous avez raison. Mais il y a aussi une dimension ironique dans l’After, qui se mélange et qui n’est pas claire. Mais on est « obligé » de le faire. La dramatisation du foot n’a rien de bon. Combien de matchs sont véritablement importants dans une saison ? A chaque fois, on parle de tournant de la saison et la semaine suivante donne tort. C’est compliqué de gérer ça. Les gens écoutent, et nous disent « A ce moment là, tu avais dit ça ». Je pense qu’il faut se calmer. Le foot est certainement le sport le plus incertain, où il est compliqué de ne pas se tromper. Il est difficile de se fier à un schéma ou à une forme du moment. Le match d’après, le joueur d’une équipe peut se blesser ou ne plus être en forme. Alors, dans l’After, on le prend en ironie et franchement heureusement …

Un de vos confrères sur RMC a déclaré que le football s’analysait match après match ? Etes-vous d’accord ? 

On est un peu obligé. A chaque fois qu’on essaie de se projeter, on se rend compte que c’est très difficile. Maintenant, on a l’habitude, mais on se fait aussi souvent piéger. Je me souviens d’un hiver où Rennes me paraissait très bien. Au final, ils se sont bananés. Lors de la saison 2010, Bordeaux est 1er avec 10 points d’avance. Et puis ? Blanc a rencontré la Fédération et ne pense plus qu’à l’équipe de France, les personnes en interne commencent à parler. Au final, je sais que ça va dégoupiller, mais j’ai déjà dit deux semaines avant qu’ils vont être champions sans aucun problème. J’ai même dit « je refuse de parler avec des gens qui ne voient pas bordeaux champion ». Julien Cazarre s’est foutu de ma gueule très longtemps avec ça et il me le ressort souvent. Ce genre de choses, vous le faites une fois, mais pas deux…

De notre point de vue, les meilleures émissions sont toujours celles qui sont un peu décalées, avec la participation de consultant hors foot (l’économiste Pascal Perri, le spécialiste de Basket Jacques Monclar). Comment l’expliquez-vous ?

Oui, c’est vrai. J’aime bien aussi. Il est très important d’avoir des regards différents. Jacques Monclar ne vient pas du foot, mais peu importe. Il comprend tout du sport de haut niveau et sait comment fonctionnent les joueurs (mentalité, attitude). Beaucoup de sports se ressemblent et il est important d’aimer des sports différents dans notre métier. Parfois, il m’arrive d’aller piocher des exemples dans d’autres sports, même dans un sport comme le Tennis qui semble très différent du foot. Dans l’After, on avait fait une émission autour du match entre Barcelone et le Real Madrid et comparé cette rencontre avec un duel entre Federer et Nadal. L’approche mentale, l’adaptation au jeu de l’adversaire…C’était exactement la même chose.

N’avez-vous pas l’impression de vulgariser le football dans l’After ?

C’était un des paris du départ de l’émission de raconter un maximum de choses que l’on pouvait savoir. Les auditeurs veulent souvent qu’on aille encore plus loin. Mais ce n’est pas toujours évident. Si par exemple, on sait que dans tel club, tel joueur ne parle pas à un coéquipier, est-ce pour un motif privé ou public ?

Vous intervenez également en école de journalisme.  En quoi consiste votre travail ? 

On simule des émissions de radios, de talk. Je distribue les rôles, le présentateur, les chroniqueurs. Les élèves choisissent un thème et s’entraînent.

Les étudiants écoutent-ils l’After ?

Oui, ils écoutent, sont contents et apprécient.

Quels sont les dangers de ce métier ? Quels conseils donneriez-vous à vos étudiants pour réussir dans la profession 

Il n’y a pas de réel danger. Le seul conseil que je leur donne, c’est de s’intéresser à tout. On ne peut pas analyser le football si on aime que le foot. Il y a des rapports qui sont ailleurs. Si le journaliste ne s’intéresse pas à ce qui se passe dans la société, s’il n’étudie pas les liens entre les gens, il passe à côté de beaucoup de choses et son travail sera limité.

Aujourd’hui, il est plus intéressant de savoir que Benzema est ami avec Booba, que de savoir s’il parle à Di Maria dans le vestiaire du Real Madrid. Sur son attitude, sur ce qu’il est, on apprend beaucoup de choses. Si vous dites aujourd’hui à Benzema « Samedi, il y a un concert de Booba ou la finale de la ligue des champions », il va aller au concert de son pote. Cela situe sa passion, le discours qu’il entend. On ne peut pas s’intéresser uniquement au rectangle vert quand on est journaliste.

Les consultants peuvent le faire. Philippe Redon est un consultant que j’adore et avec qui je fais les matchs pour TV5. Il me dit tout le temps : « Ça ne m’intéresse pas de savoir que tel joueur n’a pas dormi hier, que sa femme … ça c’est pour toi. Moi je vais te dire pourquoi le joueur rate son tir. Toi tu pourras rajouter qu’il a la tête ailleurs, qu’en ce moment ça ne va pas chez lui. Moi je vais t’expliquer pourquoi son centre n’est pas bon, pourquoi il s’est mal déplacé ». Il ne voit que le terrain, le reste ne l’intéresse pas. J’ai beaucoup appris avec lui.

Un grand merci à Daniel Riolo pour sa disponibilité et nous lui souhaitons bonne continuation.

Propos recueillis par The Wolfman

Références

1 – Émission On n’est pas couché sur France 2, 23 Octobre 2007 – Eric Zemmour

« Le succès des émissions de Bourdin est le grand échec du journalisme. Si les gens estiment nécessaire de s’exprimer autant, c’est que les journalistes ne font pas leur travail correctement. Nous avons tellement resserré le spectre idéologique des positions que finalement, tout est aux extrêmes. On est tellement politiquement correct dans cette profession que les gens ne s’y reconnaissent plus ». Il ajoute : « Normalement, nous devrions être des portes drapeaux, avec des opinions différentes, à partir d’enquêtes, d’informations, et les gens devraient se représenter en nous »

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