Tout juste rentré d’Argentine et à peine le temps de me remettre de mes émotions, me voilà reparti au stade pour une rencontre entre le Caracas Futbol Club et le Deportivo Tachira, le Clasico Venezolano. Toujours en lice pour le titre de champion (même s’il faudrait un concours de circonstances assez improbable), Caracas reçoit donc son ennemi juré pour en terminer avec le tournoi de clôture. Face au Rojo, Tachira se présente avec pour seul objectif de contrecarrer les plans de son adversaire.

J’arrive assez tôt au stade pour découvrir ce qui peut bien se cacher derrière ce Clasico et je dois bien dire que je suis assez déçu. Même si l’ambiance est au rendez-vous, le stade est loin d’être plein. On sent, bien évidemment, l’animosité qu’il y a entre les deux équipes, surtout lorsque les quelques supporters de Tachira entrent en tribune, mais, mis à part l’entrée des joueurs avec le tifo géant et les fumigènes, je ne vois rien de vraiment différent par rapport aux matchs précédents.

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Il faut dire également que sur le terrain les joueurs n’y mettent pas du leur. Une seule occasion à se mettre sous la dent, des erreurs techniques en pagaille, des longs ballons rendus directement à l’adversaire de la part du gardien. Bref, on s’ennuie fermement.

La deuxième mi-temps sera légèrement meilleure. Caracas presse davantage et joue plus haut, mais les longs ballons continuent d’affluer sur la défense de Tachira qui se régale. Un but refusé pour hors-jeu va mettre temporairement le feu aux tribunes. On en reste là, sur ce piteux 0/0. Zamora remporte le tournoi de clôture et jouera la finale du championnat contre le Deportivo Anzoategui. Les deux clubs se qualifient directement pour la phase de groupe de la prochaine Copa Libertadores. Caracas, deuxième lors du tournoi d’ouverture, se contente d’une cinquième place pour la clôture, mais parvient cependant à arracher une troisième place au classement unifié (derrière Anzoategui et Zamora), ce qui lui octroie une place pour la première phase de la Copa Libertadores.

Je quitte donc le stade de la UCV pour une dernière fois, tout comme Romulo Otero qui vient dire au revoir à ses supporters, lui qui va, selon toute vraisemblance, rejoindre le Gremio dans les prochaines semaines.