Retour sur cette 24ème journée.

Petit derby entre amis

Vendredi, le derby fraternel entre Dynamo et CSKA ouvrait cette 24ème journée. Mais pourquoi diable mettre un derby un vendredi ? Bref …Privé de Doumbia pour ce match, et Honda étant toujours indisponible, Slutsky a fait dans le classique. Le duo suédois Elm-Wernbloom devant la défense, Dzagoev derrière Musa et Tosic et Cauna sur les côtés.

Côté Dinamo, Petrescu met l’équipe des gros matchs, mais surtout une équipe assez offensive avec notamment Jantscher et Dzsudzsak sur les côtés, chargés de servir Kuranyi et Kokorin, bien présent malgré son manque de forme évidente.

Le match sera beaucoup plus calme qu’au match aller, où Dzagoev avait été exclu après avoir réagi suite à un énorme tacle de Wilkshire. Toujours invaincus en 2013, les deux clubs vont poursuivre cette série en nous offrant un match nul 0/0 plutôt logique, aucune des deux équipes n’ayant su prendre le dessus sur son adversaire. Disons qu’aux points, c’est le CSKA qui l’emporterait, Shunin ayant été plus à l’œuvre que Akinfeev.

Après l’Amkar, le Dinamo enchaîne avec un nouveau match nul. Le CSKA, quant à lui, connaît son premier coup d’arrêt de 2013 même si un match nul contre le Dinamo n’est pas un mauvais résultat en soi. En tout cas, les choses sérieuses commencent pour le CSKA qui va enchaîner des matchs à priori plus compliqués avec dès le weekend prochain, après le match de coupe de la semaine, la réception du Spartak pour un autre derby, cette fois beaucoup moins fraternel.

Le Zenit à l’affût

Ayant vu le CSKA perdre des points pour la première fois en 2013, le Zenit n’avait pas le droit à l’erreur en se déplaçant chez le Lokomotiv. Un seul objectif : gagner et croire encore au titre. Sans briller, mais en maîtrisant parfaitement une faible équipe du Lokomotiv, le Zenit va s’imposer assez tranquillement. Un bon travail de Hulk, homme du match, sur Denisov côté droit, une frappe de Kerzhakov repoussée par Guillerme et Faizulin qui suit pour ouvrir le score et inscrire le seul but du match dès la 16ème minute. Le Lokomotiv essaiera bien de mettre en danger le jeune Baburin, titularisé à la place de Malafeev, mais, comme d’habitude, les coups offensifs sont particulièrement mal joués. Pavlyuchenko, tout juste entré en jeu, trouvera bien le poteau suite à un bon travail d’Obinna, mais au final tout au long de la deuxième mi-temps, on sera plus proche d’un 0/2 que d’un 1/1.

Le Zenit s’impose donc chez un Lokomotiv qui doit attendre la fin de saison avec impatience, et relance ainsi le championnat en revenant à 6 points du CSKA et surtout avec un calendrier extrêmement favorable.

Les autres matchs du weekend

Toujours samedi, le Kuban, qui restait sur 3 matchs nuls consécutifs, se déplaçait à Grozny pour y affronter le Terek. Affiche de milieu de tableau, ce match aura le mérite de nous réconcilier avec la RPL qui depuis le weekend dernier ne nous offrait que très peu de buts.

Contre toute attente, ou en tout cas contre mon attente, c’est le Terek qui va dominer ce match, et assez largement. Jamais vraiment dans le coup, les hommes de Kuchuk vont subir les assauts tchétchènes et c’est fort logiquement que Utsiev ouvre le score à l’heure de jeu. Ce but va réveiller quelque peu les joueurs du Kuban qui restent cependant à la merci de leur adversaire. Finalement, c’est la défense du Terek qui va trahir les hommes de Cherchesov. Sur une incursion côté gauche, le centre parvient à Ozbiliz qui remet dans l’axe pour Bucur qui, sur son contrôle, se joue du défenseur assez facilement et enchaîne par une frappe que Godzyur ne peut que toucher. 1/1 tout est à refaire pour le Terek. Et ça ne va pas trainer d’ailleurs. 3 minutes plus tard, N’Douassel, à la lutte avec Dealbert dans la surface, s’effondre : penalty et deuxième carton jaune pour l’espagnol qui doit quitter ses partenaires. N’Douassel se fait justice lui-même et redonne l’avantage au Terek. Dès lors, le match retombe un peu en intensité. Le Terek ne profite pas de sa supériorité numérique, ni de sa supériorité générale sur ce match. Mal leur en a pris. Sur une action presque anodine aux abords de la surface du Terek, le ballon parvient à Popov, absolument seul dans l’axe et couvert par le latéral. Le bulgare s’y prend à deux fois mais finit par tromper le portier adverse. Malgré une dernière occasion pour le Terek, on en reste là. Incroyable !! Le Kuban, malmené comme rarement en 2013, en infériorité numérique, s’en va arracher le match nul. Trahi par sa défense, le Terek se consolera avec le niveau de jeu affiché aujourd’hui, certainement un de leurs tous meilleurs matchs de la saison.

Les autres matchs du weekend ont vu Krylya Sovetov aller chercher une victoire surprise à Krasnodar et ainsi se donner un peu d’air dans le bas du classement.

Dimanche, l’Anzhi a mis fin à sa série noire de 5 matchs sans victoire en championnat et a enfin retrouvé son efficacité. Spahic, Traoré et Willian permettent donc à leur équipe de remporter leur première victoire en 2013 et de garder le Zenit en ligne de mire tout en gardant ses distances avec les poursuivants. De son côté, Volga reste dans la zone de barragiste.

Après trois matchs sans victoire, le Spartak renoue avec le succès face à l’Amkar. Deux buts marqués par Yakovlev et Movsiyan auront suffi au Spartak pour venir à bout, sans briller, de leurs adversaires.

Après son élimination de l’Europa League par Chelsea, malgré la victoire 3/2 du match retour, le Rubin n’a pu faire mieux que 1/1 sur sa pelouse face à Rostov. Chaque équipe aura eu sa chance dans ce match et le magnifique but de Karadeniz répondra à l’ouverture du score de Poloz pour Rostov.

Enfin, lundi, dans le match de bas de tableau entre le dernier et l’avant dernier, c’est l’Alania qui s’est imposé face au Mordovia. Un triplé de Drente contre un but de Ruslan Mukhametshin permet à l’Alania de revenir sur son adversaire au classement, à 4 points de Krylya Sovetov et 5 points de Volga. Les Krylya Sovetov/Alania et Mordovia/Volga de la semaine prochaine peuvent faire de gros dégâts, soit relancer complètement la lutte pour le maintien, soit enterrer définitivement une ou deux équipes pour la relégation.

Rusko