Nous n’avons pas fait de bilan hebdomadaire depuis plusieurs semaines en raison d’un emploi du temps compliqué. Nous profitons justement de ce billet pour résumer les faits marquants de ces 4 dernières journées.

La course au scudetto

La Juventus est toujours leader. 4 points d’avance sur son dauphin, qui n’a toujours pas changé, le Napoli. Durant cette période, la Juve a engrangé 7 points sur 12 pour la Juventus contre 8 points pour Naples. Les hommes de Mazarri ont donc grappillé un point. Les deux équipes avaient un calendrier périlleux : le Genoa le couteau entre les dents pour la course au maintien à Turin, déplacement au Chievo, toujours difficile à jouer sur son terrain, réception de « l’ennemi » la Fiorentina, déplacement contre une Roma revancharde. Pouvait-on s’attendre à ce que la Juventus prenne plus de points durant cette période ? On peut l’envisager en considérant  le nul concédé contre le Genoa comme une vraie surprise. La Juventus fatiguée, nerveuse, en manque d’inspiration a perdu deux points à domicile. Mais comme toute grande équipe, la Juventus s’est reprise immédiatement en allant l’emporter à Vérone, après une grande première mi-temps et en enchaînant avec une démonstration de force 2/0 contre la Fiorentina. Une rencontre pleine de sérénité, de solidité et de maîtrise de ce fameux « bloc » équipe. La Juventus n’a tout simplement laissé aucune chance à une équipe de la Fiorentina totalement impuissante. Et puis ? La Juve termine par une défaite, la 4ème de la saison, concédée ce week-end, dans ce traquenard Romain. En effet, la Juventus arrivait fragile après sa très belle victoire 3-0 sur la pelouse du Celtic en 8ème aller de la C1. Pour ce match le plus attendu de la saison à Rome (avec le derby contre la Lazio), la Roma ne pouvait espérer mieux pour se relancer (6 matches d’affilés sans victoire) et reconquérir un public déçu et en colère.

Dans un stadio olimpico comble, la première mi-temps a été dominée par la Juventus, étouffant une équipe de la Roma enfin solidaire et surtout, d’une impressionnante solidité défensive, qui jusque la était le talon d’achille de la saison. A l’exception d’un coup-franc de Pirlo, la Roma ne concédera pas la moindre occasion durant ces 45 premières minutes. L’idole de Rome, va prendre en main les opérations, avec un missile à la 56ème minute sur lequel Buffon ne peut absolument rien faire. Le stadio olimpico explose. Face à une Juventus sans réponse, la Roma va exceller en contre mais vendanger (deuxième gros point faible de l’équipe de la capitale). La juventus fatiguée manifestement par son match de coupe d’Europe, va pousser mais sans se montrer dangereuse. 4ème défaite de la saison et victoire méritée pour les hommes de Andreazzoll, qui a remplacé Zeman après la déroute contre Cagliari il y a deux semaines de cela (on reviendra dessus).

Et le Napoli dans tout cela ? Là aussi, le calendrier semblait difficile avec un déplacement à Parme, qui recevait en étant invaincu depuis 13 matches à domicile. Le Napoli enchaînait avec la réception de Catania, équipe surprise de la saison, puis se déplaçait à Rome pour un choc contre la Lazio 3ème et enfin terminait par la réception d’une équipe de la Sampdoria, entrain de renaître depuis l’arrivée de Delio Rossi et tombeur de la Juventus pour le premier mach de l’année 2013. Naples a donc rattrapé un point sur la Juventus durant cette période. L’écart est de 4 points. Le bilan de ces 4 derniers matches est globalement bon. Gagner à Parme a été un signe très fort pour la course au scudetto, dans la mesure où Parme a égalisé à 15 minutes de la fin. Et puis, l’inévitable Cavani a encore frappé, partant dans le dos de la défense parmesane et dribble pleine de sans froid Mirante et offre un précieux succès au club du sud de l’Italie. Semaine suivante, victoire tout en maîtrise  sans broncher contre Catania, pour un match qui s’annonçait pourtant difficile. Certes, les napolitains n’ont pas été malheureux avec l’arbitrage (premier but hors-jeu, penalty oublié pour Catania en seconde mi-temps). Mais comme contre Parme, c’est le froid réalisme napolitain, emmené par un grand Hamsik, qui a frappé les esprits. De quoi aborder le déplacement à Rome, contre la Lazio, un terrain qui ne lui réussi guerre traditionnellement, en toute sérénité. C’était donc le choc de la  24ème journée, la Lazio 3ème, accueillait Naples deuxième. Ce match s’apparentait au match de la dernière chance pour la Lazio pour la course au titre. On a assisté à un super match. Du jeu, des buts, des rebondissements, de la tactique, de la technique, c’était très agréable à suivre. La Lazio a étouffé le Napoli et a ouvert le score d’un joli but de Floccari en pleine forme (5 buts sur les 6 derniers matches, il fait presque oublier l’absence de Klose, c’est dire le niveau de ses prestations en ce moment !). Ce même Flocarri qui d’un missile a frappé la barre peu avant la mi-temps. Avec ce 0-1, le Napoli s’en sortait très bien contre une Lazio qui pouvait se mordre les doigts de ne pas avoir creusé l’écart. Lors de la seconde mi-temps, la physionomie du match a totalement changé. La Lazio devient prudente, Naples réalise enfin le match que l’on attendait de cette équipe. Sans se montrer véritablement dangereuse, Naples impose sa patte, empêche la Lazio de ressortir. Lulic va néanmoins louper la balle de match en perdant son duel avec De Sanctis. La Lazio va le payer cher car les coéquipiers de Cavani (malheureux ayant toucher deux fois la barre durant cette rencontre) vont réaliser 10 dernières minutes de folie et étouffer la Lazio. C’est en toute logique que Naples va égaliser grâce à un superbe but de son défenseur Campagnero oublié sur un corner (et promis à l’Inter la saison passée). Insigne aura une balle de 2-1 mais c’est surtout, encore la Lazio, qui va être à deux doigts de remporter ce match, avec une tête de Flocarri sur la barre à la 92ème d’un De Sanctis battu ! Un point de gagné pour le Napoli, étant donné la physionomie du match et la qualité de l’adversaire rencontré.  La Juve s’étant inclinée à Rome le samedi, le Napoli avait une occasion rêvée de revenir à deux points de la Juventus. Mais pour cela, il fallait battre la Sampdoria. Cette équipe de la Sampdoria, qui semblait fonçait vers un retour en Serie B, est entrain de revivre depuis l’arrivée de Delio Rossi. Tombeur de la Juventus pour le premier match de l’année 2013, la Sampdoria a failli faire tomber le dauphin de Serie A, avec une première mi-temps. Naples a semble-t-il été tétanisée par la peur de gagner. C’est un peu le sentiment qui se dégageait au sein d’un San Paulo, frustré par cette première mi-temps. La seconde mi-temps sera en revanche très nettement dominée par le Napoli. Mais malgré un poteau de Hamsik, la Sampdoria va arrracher un nul amplement mérité sur l’ensemble du match.  Naples déçoit et le stadio San Paulo, 3 jours après la déroute en Europa League (défaite 0-3 à domicile….) siffle. Naples est toujours second mais à 4 points de la Juventus. Cavani ne marque plus et c’est tout Naples qui patine et a vendangé une grosse occasion de réduire l’écart avec la Juventus. Prochaine déplacement : déplacement très difficile sur la pelouse de l’Udinese et puis ensuite, la « finale » pour le scudetto, qui s’annonce le 2 mars, avec la venue de la Juventus au stadio San Paulo.

Naples peut toujours rêver au scudetto mais les hommes de Mazarri n’ont plus le droit de perdre des points comme ce week-end, contre une équipe qui lutte pour le maintien. Ces deux points pourraient coûter cher en fin de saison.

La course à la 3ème place

La Lazio : On ne parle plus de scudetto pour le club romain. L’objectif est clair : accrocher la 3ème place. Mais la Lazio est entrain de nous refaire le coup des saisons passées : c’est à dire une grosse première partie de saison, faisant penser que la Lazio peut se qualifier sans problème pour la C1 avant de littéralement s’écrouler. C’est encore le cas cette saison. Deuxième à 3 points de la Juventus il y a un mois, la Lazio est toujours 3ème mais à 11 points du leader mais surtout, rejoint par le Milan. Comment expliquer cette chute ? La Lazio donne toujours cette impression qu’elle peut réaliser une grande saison mais mentalement, l’équipe lâche, ne supporte pas la pression. La défaite contre le Chievo à domicile lors de la 22ème journée a fait très mal alors que le coach laziale avait choisi de faire tourner son équipe en vue de la demi-finale retour de coupe d’Italie contre la Juventus (la Lazio s’est d’ailleurs qualifiée 2-1 contre la Juventus, à l’issue d’un match splendide). La semaine suivante, la Lazio s’est inclinée 3-2 à la 92ème (après avoir égalisé à la 82ème)sur la pelouse du Genoa et de l’ancien coach de la Lazio, Ballardini. Le gros point faible de la Lazio les saisons précédentes, était sa défense et sa charnière centrale. Cette saison, Petkovic avait réussi à instaurer une vraie discipline et solidité défensive. On emploie un temps du passé car ce n’est plus d’actualité. La Lazio est entrain de craquer. Certes, son match contre le Napoli, joué après sa défaite contre le Genoa, semblait avoir fait renaitre cette équipe de la Lazio. De même, on pouvait penser que l’absence de Klose ferait du mal à cette équipe mais son remplaçant Flocarri, auteur de 5 buts en 6 matches, est dans une forme exceptionnelle. A la suite de ce match, on pouvait penser que les critiques étaient sévères contre la Lazio….et puis, lors de la 25ème journée, la Lazio explose et s’incline 3-0 à Sienne, avec Ciani fautif sur les deux premiers buts et à la limite d’un second jaune, remplacé après seulement 32 minutes. C’est donc une Lazio en crise,  avec 1 point récolté sur les 4 dernières journées.

Il va falloir une réaction pour le club du président de Lotito sous peine de voir une nouvelle fois la 3ème place s’envoler en fin de saison, après l’avoir longtemps « squattée » comme lors des deux dernières saisons. La Lazio jouera à Milan dans deux semaines, un match qui s’annonce absolument capital dans la course à cette fameuse 3ème place (en partant du principe que la deuxième est déjà réservé au Napoli, qui a donc 7 points d’avance sur le duo Lazio/Milan 3ème et 4ème).

Le Milan justement ! Allegri a confessé cette semaine que retrouver ce Milan 3ème (à égalité de point que la Lazio donc) était totalement inimaginable il y a encore quelques semaines. Oui mais aussi incroyable que cela puisse paraître, après avoir réalisé son pire début de saison lors des 8 premières journées, le Milan a depuis un rythme de scudetto. Hors de question de parler de titre pour le Milan bien entendu ( 11 points de retard sur la Juventus) ni de seconde place (7 points de retard sur Naples). Mais retrouver ce Milan a un tel niveau après avoir perdu autant de joueurs l’été dernier (Nesta, Thiago Silva, Ibrahimovic pour ne citer qu’eux.) et avoir effectué une telle remontée après un départ cauchemardesque, on ne peut que dire chapeau au Milan. Pourtant, cette équipe a toujours les mêmes lacunes que beaucoup d’observateur ont extrêmement critiquées depuis le début de saison. La défense est toujours très faible, un fond de jeu toujour très limité. Alors qu’elle est la force de ce Milan ? Cette équipe a développé un mental, un milieu de terrain solide (quel retour de Flamini, au placard durant la première partie de saison) et bénéficie de buteurs exceptionnels. El-Sharaawy a maintenu à lui tout seul le Milan à flot durant la première partie de saison, en enchainant les buts et les prestations de haut niveau avec une continuité déconcertante. Mais en cette nouvelle année 2013, El-Shaarawy n’a marqué qu’un (précieux) but lors de la victoire sur la difficile pelouse de l’Atalanta. Entre temps, Galliani a réalisé LE coup du mercato : Balotelli, auteur de 3 buts en 3 matches, lui qui n’avait pas marqué un seul but durant la première partie de saison avec City. J’étais sceptique sur ce transfert, par rapport à ces antécédents dans les différents clubs où il a évolué.  Mais ce transfert semble être un coup de génie. Premier match : doublé contre l’Udinese, avec le second but synonyme de victoire marqué sur penalty à la 92ème ! Pour son deuxième match à Cagliari, il sera moins bon à l’image d’une équipe du Milan très moyenne (match nul heureux 1-1). Enfin, Super Mario a marqué un nouveau but d’un superbe coup franc lors de la victoire du Milan contre Parme ce dimanche. Avec un bilan de 10 points sur 12 en 4m matchs, le Milan la Lazio à la 3ème place en attendant la confrontation directe à San Siro dans deux semaines.

Aujourd’hui le Milan, malgré les critiques, un début de saison catastrophique, des prestations peu convaincantes, se dégage comme le grand favori pour la 3ème place. Les deux prochaines semaines seront cruciales : derby contre l’Inter en crise (mais 5ème, à un point) et réception de la Lazio ! Ce retour en grâce est une grande victoire pour Allegri et place le Milan dans une position idéal avant tout ces chocs.  Le Milan arrivera en plus, en pleine confiance pour le derby après sa splendide victoire 2-0 contre le Barça en 8ème  de finale aller de C1. Ce Milan a peu ou pas de génie dans cette équipe mais a du cœur, du talent et surtout, un coach bien plus fort qu’il n’y paraît. Allegri n’est pas un  bon coach. C’est un très bon coach. La nuance est importante.

L’Inter : rien ne va plus ! Depuis sa belle victoire à Turin le 3 novembre, l’Inter a un rythme de relégable. Pas de jeu, une défense friable, un milieu faible, une attaque limitée. Un point à l’extérieur récolté depuis le 3 novembre. L’année 2013 devait permettre à l’Inter de se relancer, bilan : une déroute sur la pelouse de l’Udinese, une déroute chez la lanterne rouge à Sienne et puis, l’Inter a définitivement touché le fond dimanche soir dernier : L’inter a vécu une Humiliation 4-1 à Florence contre la Fiorentina : Menée 3-0 après 53 minutes de jeu, l’inter a été à la rue et surclassée par la technique d’un milieu de terrain florentin  Aquillani, Valero et Pizarro ont surclassé l’Inter. Le talent de Lujic et surtout de Jovetic, auteur de deux buts superbes, ont achevé l’Inter. A l’exception de deux victoires contre Pescara et le Chievo (qui ne sont pas des foudres de guerre), l’Inter a été incapable de gagner un match. Le miracle pour les hommes de Stramacionni, c’est de n’avoir qu’un point de retard sur la 3ème place. Dimanche prochain, c’est le derby. Ce match arrive au pire moment, étant donné la spirale actuelle mais peut également servir de déclic à une équipe qui a toujours répond présente cette saison lors des grands « chocs ». L’Inter n’a plus le choix, cette saison est entrain de se transformer en fiasco. Les critiques fusent : Recrutement médiocre, équipe sans mentale, fond de jeu inexistant. Naturellement Stramacionni pointé du doigt malgré le soutien de Moratti, est dans l’œil du cyclone des tifosi et surtout des observateurs. Autant, on peut estimer que les dirigeants sont responsables de la gestion et des erreurs de casting réalisées depuis le départ de Mourinho. Autant, Stramacionni a bénéficié des joueurs qu’il souhaitait (Pereira, par exemple, entrain de peu à peu se transformer comme le bide de la saison….). De la même façon, comment expliquer cet écroulement depuis le 3 novembre et cette victoire contre la Juventus ? L’inter était à cette époque à seulement un point du leader. Comment expliquer ce fond de jeu inexistant, ces tâtonnements tactiques, l’absence de continuité alors que Stramacionni a bénéficié de tout le temps nécessaire et de la confiance de ses dirigeants ? Le coach romain est donc aussi grandement responsable de cette impuissance. L’Inter et Stramacionni joueront gros pour le derby de dimanche.

La Fiorentina. Le début d’année 2013 a été moyen pour la Fiorentina, 3 défaites  (Udinese, Catania et Juve). Contre l’Udinese et contre Catania la Fiorentina méritait beaucoup mieux. Mais contre  «l’ennemi » la Juve, la Fiorentina a montré des sérieuses limites. Oui mais ca, c’était avant la victoire contre Parme et l’énorme démonstration collective contre l’Inter, ce dimanche dernier. Une Fiorentina absolument magnifique, avec un milieu de terrain Aquilani-Valero-Pizarro splendide et au sommet de son art. Le talent de Jovetic et Ljujic faisant le reste, auteur chacun de deux buts superbes. L’Inter a été réduit au simple rang de sparring-partner.  L’enthousiasme revient à Florence, la 3ème place n’est plus qu’à deux points. Montella est entrain de réussir son pari : avoir des résultats et offrir le jeu le plus agréable de Serie A à regarder. Certes, cette Fiorentina manque encore de « coffre », est parfois trop généreuse dans son envie de jouer, lui ayant fait perdre des nombreux points. Mais en contrepartie, cette équipe régale ses supporters, ses dirigeants et la Fiorentina peut rêver coiffer au poteau la concurrence pour la course à la 3ème place. Même les supporters les plus optimistes de la Fiorentina, n’auraient pas espéré se retrouver en si bonne position après 25 journées. Comme quoi, allier le beau jeu et les résultats positifs est plus que jamais d’actualité en Italie !

Que retenir d’autre ?

Roma, l’ère Zeman est déjà terminée. Une déroute 4-2 à domicile contre Cagliari a eu raison de sa peau. Depuis ? La Roma s’est inclinée à Gênes, contre la Sampdoria à la suite d’un scénario cauchemardesque (but valable refusé, penalty lamentablement manqué par Osvaldo). Lors d’un match d’une intensité incroyable, contre une décevante équipe de la Juventus (match d’une grande rivalité entre les deux camps des tifosi), la Roma, a pour la première fois de la saison montré du cœur, une solidité, une solidarité remarquable. Et puis « Il capitano » Totti, a pris les choses en main et a donné les 3 points mérités à la Roma. Certains, après ce match, n’ont pas hésité à dire que la Roma pouvait encore espérer accrocher la 3ème place, synonyme de 3ème place de C1.  La Roma est 8ème, à 7 points de la 3ème place. Très franchement, la Roma manque tellement de continuité, que malgré sa très belle prestation contre la Juventus, un retour de la Roma en haut de tableau, semble improbable.

Evoquons Catania. Chaque année, le second club sicilien (derrière Palerme) régale par son jeu offensif, axé sur du contre et sur la technique et la vivacité de ses joyeux argentins (9 titulaires lors du dernier match) notamment Gomez et Izco). C’est la force de Catania de dénicher des perles argentines, qui bénéficient d’un contexte ressemblant à leur pays d’origine et ne perdent ainsi, pas de temps d’adaptation. C’est en plus un club qui a un vrai talent pour engager de très bons entraineurs, lorsque l’on se souvient que Simeone puis Montella la saison passée, se sont « faits » les dents à Catania. Cette année, de nombreux observateurs étaient inquiets, persuadés que la réussite de Catania reposait sur le coaching de Montella. Son remplaçant, Maran était inconnu au bataillon. Après 25 journées, Catania est 7ème. . Nouveau pari réussi pour le club du volcanique (un de plus) président de Catania, Pulvirenti.

Souvenez-vous, j’avais émis des grosses inquiétudes pour les deux clubs de Gênes, qui fonçaient droit en Serie B. Depuis le changement de coaching « magique » durant Noël, les deux clubs retrouvent des couleurs, en particulier la Sampdoria, qui n’a connu qu’une défaite depuis l’arrivée de Delio Rossi. L’ex coach de la Lazio semble avoir trouvé exactement le club qu’il lui fallait. A son arrivée, la Sampdoria était 19ème. Pratiquement deux mois plus tard, l’ancien club de Cassano est solidement ancré à la 12ème place, à 8 points du premier relégable et fonce vers un maintien tranquille, poussé par son prodige de 18 ans formé au Barça (et qui semble promis à l’Inter ou à Naples pour l’été prochain) Icardi, auteur de déjà 8 buts pour sa première saison de Serie A.

Pour le Genoa, le 3ème entraineur de la saison, aura été le bon. Ballardini, à l’instar de Delio Rossi également ancien coach de la Roma, semble aussi avoir trouvé chaussure à son pied. Rappelons que c’est son 3ème passage au sein du club du président Preziosi. Certes, le Genoa, contrairement à la Sampdoria, ne semble pas encore sorti d’affaire et pointe à la 17ème place, avec  4 points d’avance sur le premier relégable. Mais une chose est certaine : Ballardini, a redonné une âme à cette équipe, bien aidé par un bon mercato (enfin !!)

Palerme, le grand club de Sicile, est de plus en plus proche de la Serie B. Gasparini a été limogé, le volcanique Malesani est arrivé. Pour un bilan pour l’instant de deux points en deux matchs, contre deux rivaux pour le maintien (Chievo-Pescara). Après des années de mauvaise gestion, Zamparini semble avoir réussi ce qui lui pendait au nez depuis des années : faire redescendre son club en Serie B. Malgré le talent du très prometteur Formica, Palerme est toujours dernier, à 6 points du premier relégable. Et franchement, les siciliens ont une bonne tête d’équipe évoluant en Serie B la saison prochaine.

Sienne, ce que réalise le club toscan est fou. 18ème avec 21 points ? N’oublions pas que Sienne a 6 points de pénalité dans le cadre des matches des paris truqués. Avec 6 points de plus, Sienne serait 15ème. L’arrivée de Iachini à la place de Cosmi (qui ne méritait pas franchement d’être limogé) a redonné du souffle à cette équipe qui enchaine les résultats épatants. L’Inter en a pris 3 il y a deux semaines. La Lazio, lundi, s’est également inclinée 3-0. La raison ? Un duo Rosina, Emeghera (oui oui celui qui n’a joué qu’un match en ligue 1 et prêté par Lorient) en feu. 4 buts en 3 matches pour Emeghera. Pour son premier match contre l’Inter : il marque un but et obtient un pénaltu et le rouge de l’adversaire à la suite d’une faute de Chivu. Second match : Il est auteur d’un joli but de la tête permettant à Sienne de ramener un point de Bologne. Et puis, contre la Lazio, il a littéralement écrasé Ciani (remplacé après 32 minutes de jeu) et signe un doublé avec un but de la tête, et un but grâce à une vivacité déconcertante. Aussi étonnant que celui puisse paraître, Emeghera est avec Balotelli, l’énorme coup de ce mercato d’hivers en Italie. De nombreux médias italiens ont osé faire une comparaison entre Emeghera et Balotelli. Une chose est sûre, ce joueur semble complet : Il est très bon de la tête, est très rapide et pas maladroit. Il pourrait bien être une des nouvelles stars de la Serie A si Sienne se maintien. Et en plus, il n’a que 23 ans. S’il continue à ce rythme, cela promet !

KarimJ