Après une semaine marquée par la coupe de la ligue, place au championnat et au pain quotidien de nos clubs français. La journée offrait des affiches intéressantes et permettait de répondre à quelques interrogations. Lyon, qui ouvre la journée du championnat en accueillant Evian, mettra-t-il le PSG sous pression ? Rennes confirmera-t-elle sa belle victoire contre Montpellier en coupe de la ligue ? L’A.S.S.E aura-t-elle les jambes pour rebondir en championnat après 120 minutes contre Lille ?

Voici un large tour d’horizon de cette journée.

Dans le duel des « mal-classés », Sochaux l’emporte 1/0 face à Reims sur une main de Poujol, qui fait évidemment polémique. Avec deux victoires consécutives à domicile, les Sochaliens se donnent un peu d’air et pointent désormais à 3 points du premier relégable.

Rennes et Saint-Etienne ont visiblement bien digéré leur qualification en finale de la coupe de la ligue, avec des victoires respectives à l’extérieur contre Bastia (2/0) et Brest (1/0). Emmenés par ses deux hommes forts, Julien Feret et Alessandrini, les Rennais s’imposent logiquement, face à des Bastiais, fébriles à domicile. Modeste ira même jusqu’à manquer un pénalty. Au stade Francis Le Blé, les hommes de Christophe Galtier l’emportent grâce à un joli but de Brandao, revanchard après sa prestation ratée contre Lille en demi-finale de coupe de la ligue contre Lille trois jours plus tôt. Le score aurait pu être beaucoup plus lourd tant les verts auront été dominateurs pendant 75 minutes, mais la maladresse d’Aubameyang a permis au Bretons de rester dans le match et d’y croire jusqu’au bout. En vain …

Nice continue son petit bonhomme de chemin dans le Nord, en l’emportant 2/0 à Lille. Cette défaite résonne comme une punition pour le LOSC, dominateur dans l’ensemble, mais trop brouillon à l’image du duel manqué par Payet face au portier Azuréen. Lorient, l’autre équipe en forme, l’emporte 3/2 contre Troyes dans un match que Christian Gourcuff qualifiera de « victoire horrible ».

Ajaccio et Valenciennes se quittent sur un score nul 1-1. Menés dès la 30ème minute (but de Mutu), les Valenciennois, auteurs d’une belle heure de je, se voient récompenser de leurs efforts à 10 contre 11 en égalisant à la 69ème minute par l’intermédiaire d’Nguette. Mutu aura pourtant la balle de match 5 minutes plus tôt sur pénalty, mais sa tentative de Panenka ne trompe pas la vigilance de Penneteau. Mutu prive ainsi les siens de trois points précieux et passe pour le « zéro de la soirée», lui qui aurait pu en être le héros.

L’électrochoc Nancéen n’aura pas duré longtemps. Auteurs d’un bon nul contre Lille la semaine dernière, les Nancéens s’inclinent à Toulouse et plongent un peu plus vers la l2. Avec désormais 8 points de retard sur le premier non-relégable, le maintien Nancéen semble tenir du miracle. Tabanou signe quant à lui un doublé et permet au TFC de rentrer dans la première moitié de classement.

Enfin, parlons de l’offrande du week-end : Montpellier en déplacement à Marseille a offert trois points à des Marseillais, sans talent. Les Montpelliérains menaient 2/1, avaien le match en mains et semblaient supérieurs. Mais le champion de France en titre n’a pas jugé utile d’aller au bout des actions, de mettre l’intensité et la conviction nécessaire pour aggraver la marque et s’adjuger trois points qui leur tendaient les bras. Pire, deux énormes erreurs individuelles de Mapou et Congré donnent la victoire à l’OM, qui n’en demandait pas tant.

Lyon/Evian et Bordeaux/ PSG insipides

Il est difficile de revenir sportivement sur ces deux rencontres, tellement le niveau affiché par les 4 équipes est faible. Le match d’ouverture de cette 22ème journée entre Lyon et Evian a accouché d’un 0/0, difficilement compréhensible. Comment le leader Lyon peut aborder le match de la sorte ? Comment expliquer ce manque de détermination, d’intensité et d’envie, quand on a la possibilité de mettre le PSG provisoirement à 5 points ? Le mercato semble trotter dans la tête des joueurs et les attitudes de quelques joueurs sont pour le moins regrettables.

Venons-en au déplacement des Parisiens en terres girondines. Frappé de plein fouet par le décès de Nick Broad, membre du staff technique, le déplacement des Parisiens s’annonçait périlleux, qui plus est à Bordeaux, dans une ville où le PSG n’a pas l’habitude de briller. Mais le PSG n’aura pas vraiment eu besoin de briller dimanche soir. Les Bordelais ont fait une première intéressante mais une seconde mi-temps nettement insuffisante. Menés 1/0 sur l’unique occasion des Parisiens à la pause, les bordelais n’ont affiché aucune réaction en seconde mi-temps. Les joueurs bordelais ont semblé résignés, à l’image de la déclaration de Ludovic Obraniak au micro de Laurent Paganelli à la mi-temps . L’approche de Françis Gillot sur cette 2nd période est incompréhensible, comme si la peur de prendre un deuxième but l’avait emporté sur la volonté de revenir dans le match. Une attitude qui n’est pas sans rappeler celle de Rémi Garde, lors du déplacement de l’OL au Parc des Princes. Le PSG l’emporte donc sans briller, sans avoir été bousculé malgré les absences d’hommes forts comme Silva et Motta, et la présence d’une charnière Sakho-Camara loin d’être une forteresse impériale. Mais pour le PSG, l’essentiel était certainement ailleurs…

The Wolfman