Enfin la trêve ! Le froid commençait à vraiment prendre le dessus sur les joueurs et plus encore sur les terrains. La trêve a même été avancée de quelques jours puisque la 20ème journée, qui était prévue le 13 décembre a été reportée en mars. Comme leurs homologues ukrainiens, les joueurs prennent congés de toutes compétitions officielles pour près de trois mois. Alors, comment analyser cette première saison sous un calendrier Ouest-européen ? Quelles sont les équipes en lice pour le titre de champion à seulement 11 journées de la fin du championnat ? Quelles sont les déceptions ? Les surprises ? Bref, partons pour un tourd’horizon et un bilan de la première partie de saison de la Russian Premier League aussi indécise que surprenante.

1 – Trois équipes pour un titre

Tour à tour, Zenit, Anzhi et CSKA ont occupé cette première place.

 Zenit Saint-Pétersbourg (3ème  38 points)

Auteur d’un début de saison exceptionnel, tant au niveau comptable qu’au niveau du jeu pratiqué, le Zenit a littéralement explosé en vol avant de se reprendre un peu sur la fin. Tout allait pourtant pour le mieux pour l’équipe de Spaletti qui proposait, en début de saison un jeu léché qui s’appuyait sur un collectif parfaitement au point quoiqu’un peu court quantitativement. Après un enchainement de victoires sur trois des quatre équipes moscovites avec en point d’orgue un retentissant 5/0 contre le Spartak, le Zenit semblait inarrêtable.

D’autant plus que, malgré les quelques blessures et absences, les joueurs de Saint Pétersbourg étaient parvenus à ramener un excellent match nul de Makhachkala. Le Zenit régale la Russie et se pose même en favori de son groupe de Ligue des Champions. Mais dans un souci de notoriété, le Zenit a cru bon de se payer les services de Hulk et Witsel pour un total de près de 100 millions d’euros en fin de mercato. Dès lors, plus rien ne sera comme avant. Tout d’abord, le salaire des principaux intéressés pose problème. Denisov et Kerzhakov, soutenu par d’autres joueurs russes de l’effectif, mènent la rébellion. Si Kerzhakov présente assez vite ses excuses, il n’en est rien de Denisov. La pièce maitresse du milieu, meilleur joueur du championnat la saison passée, est alors prié de s’entrainer avec les jeunes de la réserve. De plus, Hulk n’est, bien évidemment, absolument pas fait pour jouer dans ce Zenit et ses coéquipiers ont beaucoup de mal à jouer avec lui et chaque joueur multiplie les passes à contre temps. Hulk a bien du mal à s’intégrer au collectif du Zenit et ses coéquipiers ne l’aident pas vraiment. Ajoutons à cela de nombreuses blessures en défense et notamment celle de Criscito, certainement le meilleur joueur de l’équipe en cette première partie de saison et le Zenit se retrouve quelque peu largué en championnat et pire encore flingue complétement sa campagne européenne.

Petit à petit, Spaletti va quand même trouver des solutions pour remobiliser son effectif et permettre à son équipe de rester dans le haute du classement grâce à des victoires quelque peu étriquées contre des équipes de seconde zone en championnat. Denisov a enfin présenté ses excuses et peut faire son retour dans l’effectif. De plus, après de long mois d’absence, Danny revient à la compétition et s’avère être un élément important dans le retour au premier plan du Zenit, Spaletti ayant décidé de donner le capitanat au portugais, histoire certainement de rééquilibrer les forces au seins de son effectif.

Malheureusement pour l’entraineur italien, rien ne semble vouloir fonctionner comme il faut et quand ce ne sont pas les joueurs qui déconnent, ce sont les supporters qui provoquent la défaite de leur équipe sur tapis vert face au Dinamo ainsi que deux matchs à jouer à huis clos et non des moindres puisqu’il s’agit de matchs contre le CSKA et l’Anzhi, les concurrents du Zenit pour le titre. Finalement, ces deux rencontres n’offriront aucun vainqueur et, entre ces deux matchs, le Zenit ira se refaire une santé sur le terrain d’un Spartak malade (4/2) et ira chercher la troisième place de son groupe de LDC sur la pelouse de Milan (1/0).

Troisième à 5 points du leader, tout n’est pas encore perdu pour le Zenit qui aura un calendrier très favorable malgré un déplacement à Kazan pour reprendre le championnat le 9 mars.

Anzhi Makhachkala (2ème 41 points)

Pour la première fois de son histoire, l’Anzhi est en bonne position et se pose en candidat sérieux et très crédible pour le titre. Equipe la plus régulière depuis le début de saison, l’Anzhi n’a concédé que deux défaites en championnats. L’apport de Lacina Traoré, transfuge du Kuban Krasnodar cet été, est indéniable et son association avec Eto’o devant fait le bonheur de Guus Hiddink. Il serait cependant très réducteur de ne parler que de ces deux joueurs pour justifier les bonnes performances des hommes du président Kerimov. Malgré une défense qui, sur le papier, ne fait pas rêver, l’Anzhi encaisse peu de buts grâce notamment à un excellent Gabulov dans les cages. Devant la défense, Jucilei est un titulaire indiscutable. Véritable tour de contrôle, le brésilien détonne par sa capacité à conserver le ballon et à le rendre propre. Son association avec Lassana Diarra, arrivé en fin de mercato, est particulièrement intéressante puisque très équilibré. Enfin, Guus Hiddink laisse beaucoup de liberté offensive à son équipe et n’hésite pas à aligner les milieux offensifs comme Carcela ou encore Shatov, véritable révélation de ce début de saison. Mais comment ne pas parler de Boussoufa, meilleur passeur du championnat et plus-value incontestable dans l’animation offensive de l’équipe de Makhachkala. Notons également que Eto’o se pose comme le capitaine et leader de l’équipe, le relai de Hiddink sur le terrain, toujours à parler et replacer ses coéquipiers sur la pelouse.

Au final, l’Anzhi fait ses matchs très sérieusement – à part chez le CSKA en début de saison où l’équipe n’a absolument rien fait – et il est assez difficile de ressortir une performance en particulier en championnat.

En Europe, le parcours du club du Daguestan est tout aussi riche. Ayant notamment brillamment éliminé l’AZ en tour préliminaire, l’Anzhi s’est ensuite sorti d’une poule particulièrement relevée avec Udinese, Young Boys de Bernes et Livepool, accrochant la deuxième place du classement et en ayant remporté tous ses matchs à « domicile », à Moscou. En effet, la seule ombre au tableau reste cette interdiction de jouer au Daguestan qui prive de nombreux fans de la joie de voir leur équipe en compétition européenne. Sachant que l’Anzhi est bien plus que le jouet d’un milliardaire puisque l’une des missions avouées du club est de développer le football dans la région par la création de centres de formation et d’infrastructures importantes dans le but, notamment, d’amener les jeunes vers le sport plutôt qu’à la guerre. Objectif bien compliqué s’il en est mais qui a le mérite d’exister.

CSKA Moskva (1er  43 points)

Le parcours du CSKA est un peu le négatif du parcours du Zenit. Sur les bases de leur fin de saison dernière, le CSKA a donc plutôt mal démarré cette saison 2012-2013. Une défaite dès la deuxième journée sur la pelouse de Perm contre l’Amkar avant de recevoir une véritable leçon de football à domicile face au Zenit. En point d’orgue de ce début de saison compliqué, l’élimination en Europa League face aux suédois de AIK après avoir pourtant remporté le match aller en Suède 1/0 et qui allège fortement le calendrier du club moscovite en grand dam de Leonid Slutsky. Ajoutons à ce début de saison compliqué, la blessure de Seydou Doumbia, seul buteur du club étant donné que Tomas Necid est également blessé pour une longue durée et que l’arrivée de Matia Suarez d’Anderlecht a été annulée suite à la visite médicale, et on voyait mal le CSKA finir aussi bien cette année 2012. D’autant plus que, malgré une nette amélioration au niveau des résultats, pendant très longtemps le CSKA n’a pas maitrisé ses matchs et a semblé emprunté au niveau du jeu. Il faut dire également que les suspensions de Dzagoev (3 matchs pour un premier carton rouge, puis 5 matchs pour une expulsion) n’ont pas aidé l’équipe à trouver de la fluidité dans l’animation offensive.

Les matchs avançant, Slutsky a trouvé petit à petit le juste équilibre pour son équipe faisant confiance au duo suédois Elm-Wernbloom devant la défense. C’est d’ailleurs bien là un des éléments fondamental de la réussite du CSKA. Arrivé au mercato, Rasmus Elm a retrouvé son ancien coéquipier de l’AZ et après quelques matchs d’adaptation, Slutsky a très vite compris que l’association des deux suédois était une des meilleures nouvelles pour son équipe. Derrière, Schennikov peine à confirmer tout le potentiel et les espoirs placés en lui alors que son pendant côté droit, Mario Fernandes, arrivé du Brésil cet été pour 15 millions d’euros, a très vite pris ses marques dans l’équipe et s’impose comme titulaire indiscutable de l’équipe. Concernant l’animation offensive de l’équipe, les absences de Doumbia pour blessure et de Dzagoev pour diverses suspensions, n’ont guère laissé de choix à Slutsky. Musa s’est alors mué, avec un certain succès, en avant-centre chargé de terminer les actions amorcées par Tosic, Cauna et l’excellent Honda revenu à son meilleur niveau après sa blessure au genou contractée la saison passée.

Mais la vraie plus-value de cette équipe est russe et se nomme Alan Dzagoev. Le retour du natif de Beslan a fait énormément de bien au secteur offensif du CSKA. Dans tous les bons coups, Dzagoev a ce don de fluidifier le jeu et de jouer simple. Ses combinaisons avec Honda notamment amènent un danger permanent dans le camp adverse. C’est d’ailleurs avec Dzagoev que le CSKA a certainement réalisé sa plus grosse performance de la saison avec la victoire 3/1 obtenue sur le terrain du Kuban, face à une équipe difficile à battre. Ayant plutôt mal négocié ses deux derniers gros rendez-vous de 2012 avec un match nul sur la pelouse du Zenit lors d’un match à huis clos suivi d’une défaite sur la pelouse de l’Anzhi, le CSKA a repris les commandes du championnat à la faveur du match nul entre l’Anzhi et le Zenit, mais tout reste à faire et la lutte pour le titre s’annonce passionnante jusqu’au bout.

2 – Plus serré que jamais, la lutte aux accessits européens

Du Kuban au Dinamo, six équipes en deux points, Krasnodar en embuscade à 2 points derrière et des parcours différents et sinueux.

Kuban Krasnodar (4ème 32 points)

Après sa très bonne saison passée, on se demandait comment le Kuban allait pouvoir gérer le départ de son attaquant vedette Lacina Traoré, parti à l’Anzhi. Les doutes se sont alors accrus lorsque Dan Petrescu a démissionné après quelques matchs afin de signer pour le Dinamo. L’éphémère coach de l’Anzhi, Yuri Krasnozhan a alors repris les rênes du Kuban.

Très difficile à battre à domicile (une seule défaite, contre le CSKA), le Kuban a, en revanche, plus de difficulté en déplacement. La charnière Dealbert-Zelao se montre très solide et est à l’origine de la bonne tenue défensive de l’équipe. Dans l’animation offensive, notons l’apport important en terme de buts notamment du duo arménien Pizzeli-Ozbiliz, bien aidé par le bulgare Popov et Ibrahima Baldé (qui s’impose parfaitement sur le front de l’attaque, même s’il est très difficile d’oublier Lacina Traoré)

Le Kuban est avant tout une équipe très difficile à manœuvrer, une équipe qui pose toujours des problèmes à ses adversaires, surtout à domicile, et se pose en candidat sérieux pour une place en Europa League.

Terek Grozny (5ème  32 points)

L’équipe tchétchène, propriété du président la république Tchétchène, Ramzan Kadyrov, est l’équipe surprise du début de saison à tel point que les hommes de Cherchesov ont même réussi à se hisser à la première place du classement après leur victoire chez le Zenit lors de la 7ème journée grâce à un parcours presque sans faute.

Depuis, le Terek continue de capitaliser sur ce début de saison en assurant un parcours vallonné avec des défaites contre les grosses équipes et des victoires contre les équipes plus faibles. Notons que l’ex joueur de l’APOEL (Nicosie), le brésilien Ailton a fait une arrivée remarquée à Grozny en fin de mercato avec un but contre le Zenit pour sa première apparition.

Malgré son excellent début de saison, le Terek aura certainement quelques difficultés à accrocher une place européenne et devra compter sur des défaillances de ses adversaires pour goûter aux joutes européennes la saison prochaine, à moins que le Terek ne remporte que la Coupe de Russie.

Spartak Moskva (6ème  32 points)

Qualifié pour le tour préliminaire de Ligue des Champions, le Spartak se devait d’être prêt très tôt cet été, d’autant plus qu’avec un calendrier des plus compliqués (6 déplacements lors des 8 premiers matchs de championnat), Unai Emery est très vite entré dans le vif du sujet. Un premier gros coup avec une énorme performance sur la pelouse du Dinamo et une victoire 4/0 qui laissait présager de très bonnes choses, notamment sur le plan du jeu, avant de recevoir une claque le weekend suivant sur la pelouse du Zenit avec une sévère défaite 5/0 et surtout une équipe totalement dépassée par les événements.

Le Spartak va pourtant se relever de cette claque mais le début de la Ligue des Champions et la qualification acquise dans la douleur face à Fenerbahçe vont laisser des traces. L’enchainement LDC et championnat est difficile et pour ne rien arranger les blessures s’enchainent. Ainsi, Romulo, pièce maitresse du milieu de terrain se blesse pour 6 mois lors du match aller contre les turcs. Alors qu’on sentait la patte et la volonté d’Emery de placer le jeu au cœur de son projet, l’entraineur espagnol a été trahi par une défense centrale catastrophique (Suchy-Insaurralde ou Pareja), d’une naïveté incroyable à ce niveau. Les bourdes s’enchainent au fil des matchs et l’efficacité offensive n’est pas au rendez-vous. Emery cherche bien sur des solutions mais rien y fait et le mal semble profond.

En parallèle du championnat, le parcours en Ligue des Champions est tout aussi compliqué. Malgré quelques bonnes prestations et notamment un premier match très prometteur sur la pelouse du Barça, le Spartak finira dernier de son groupe, avec une seule victoire au compteur. En championnat, on atteint alors le sommet du ridicule lors du match à domicile contre le Dinamo, un match qui va tourner au cauchemar pour un résultat final de 1/5. Suite à ce match, Emery sera d’ailleurs démis de ses fonctions, un soulagement pour certains joueurs, notamment Dzyuba, pourtant un des rares à avoir montré quelque chose lors de ce match, qui reproche à l’espagnol son manque de confiance envers les jeunes joueurs russes du club.

Valeri Karpin, l’homme qui a mené l’équipe en Ligue des Champions la saison dernière, mué en directeur sportif, reprend alors du service. Le match suivant va pourtant faire déchanter tous les supporters. Une nouvelle fois, le Spartak se prend une claque contre le Zenit, cette fois-ci à domicile et termine le match de manière ridicule avec 2 expulsions au compteur. 2012 se finit cependant sur une petite note d’espoir avec une victoire à Kazan, contre le Rubin, de quoi laisser entrevoir de meilleurs choses pour 2013, le Spartak étant toujours dans la course à l’Europa League, malgré une première partie de saison très décevante.

Rubin Kazan (7ème 31 points)

Vainqueur de la supercoupe de Russie en début de saison (2/0 contre le Zenit), le Rubin a eu quelques difficultés à lancer sa saison en championnat et ce, malgré de bonnes victoires contre le Dinamo ou encore chez le Zenit. En fait, le Rubin est une équipe très difficile à battre mais qui peut perdre des points contre n’importe quelle équipe. Ainsi, les hommes de Berdyev vont par exemple perdre à domicile contre l’Amkar Perm mais être une des deux seules équipes russes à battre l’Anzhi cette saison. Sur le terrain, les recrues Orbaiz au milieu et Rondon en attaque, font beaucoup de bien à l’équipe, même si le Vénézuélien est quelque peu irrégulier.

En Europe, le Rubin a parfaitement géré son parcours dans un groupe facile, se permettant le luxe de finir premier, devant l’Inter. Toujours dans la course aux places européennes, le Rubin devrait pouvoir compter sur le retour à la compétition de Carlos Eduardo, ce qui pourrait aider l’équipe dans l’animation offensive.

Lokomotiv Moskva (8ème 31 points)

Il s’agit là d’une de mes déceptions de ce championnat. Cette équipe du Lokomotiv a le don de se donner de l’espoir puis de tout gâcher sur un match par manque de réalisme aussi bien défensivement qu’offensivement.

Arrivé cet été, Slaven Bilic a mis du temps à trouver un équilibre pour son équipe. Le croate a, dans un premier temps, opté pour un système particulièrement offensif avec sur le terrain Caicedo et/ou Pavlyuchenko, Maicon, Obinna ou encore Samedov. Après quelques matchs et quelques déceptions, Bilic change ses plans et opte pour une stratégie un peu plus défensive. N’Doye est arrivé en fin de mercato et a pris ses marques et surtout a pris place sur le front de l’attaque avec Caicedo, Samedov garde son poste côté droit et continue de distiller ses coups de pied arrêté tous aussi dangereux les uns que les autres. Le changement vient du côté gauche où Grigorjev a pris position, ayant un profil plus défensif que Maicon. Dans l’axe du milieu, Tigorev a fait oublier Zapater et à reléguer le jeune Ozdoev sur le banc, laissant à Glushakov le soin de créer le jeu de son équipe. Et c’est bien là le problème, le capitaine Glushakov, aussi bon soit-il, n’est pas suffisamment bon dans la création et le Lokomotiv a toujours des difficultés dans l’animation du jeu. Le déséquilibre est permanent et la défense se montre souvent extrêmement fébrile malgré l’apport indéniable d’un Corluka, en patron de la défense.

Le parfait exemple de la frustration que doit provoquer le Lokomotiv auprès de ses supporters est tout simplement le dernier match de championnat. Après avoir concédé le match nul à domicile contre l’Anzhi dans ce qui est peut être un des meilleurs matchs russes de cette première partie de saison, le Lokomotiv enchaine trois victoires consécutives avant de perdre son dernier match à domicile face au modeste Volga Nizhny Novgorod. Bien sûr, l’Europa League est parfaitement envisageable, mais l’incapacité du Lokomotiv à enchainer les bons résultats et surtout sa capacité à se saborder ne plaident pas en sa faveur.

Dinamo Moskva (9ème 30 points)

Assez fou que ce parcours du Dinamo en championnat. Cette 9ème  place du Dinamo en cette fin 2012 est assez incroyable au regard du début de saison catastrophique du club.

C’est simple, le Dinamo a enchainé 5 défaites pour commencer la saison. Début de saison fatal pour Khokhlov, très vite remplacé à la tête de l’équipe par le roumain Dan Petrescu, auteur d’une très bonne saison avec le Kuban l’année dernière. Mais le mal est bien plus profond et chaque match du Dinamo est un supplice tant tous les événements semblent contraires aux moscovites. Ainsi, après la première victoire de l’équipe en championnat, sur la pelouse du Lokomotiv, le Dinamo enchaine par une défaite cruelle contre le Kuban à domicile, encaissant le 2ème but, fatal, sur un contre magnifiquement conclu par Ozbiliz à la 93ème  minute.

Ce début de saison sera également fatal sur la scène européenne, le Dinamo ne passant pas l’obstacle allemand de Stuttgart. Mais cette situation n’allait pas durer éternellement et l’excellent travail de Petrescu a bien fini par payer. Peu à peu, une équipe type se dessine. Dzsudzsak sur un côté, retrouve un vrai bon niveau, Yusupov s’installe au milieu avec Sapeta ou Noboa alors que Jantscher et Solovyev sont en concurrence pour être le pendant du hongrois. Devant Kuranyi épaule l’excellent Kokorin. Le jeune russe est la véritable satisfaction du Dinamo, un avant-centre complet et collectif qui devrait continuer à faire parler de lui. Eto’o a notamment déclaré qu’il aimerait bien évoluer en attaque aux côtés de Kokorin. Le russe a d’ailleurs, pendant très longtemps, été le seul joueur du Dinamo à surnager en début de saison.

Au final, le Dinamo termine 2012 avec 5 victoires consécutives. Parmi ces 5 victoires, notons cependant que celle obtenue contre le Zenit l’a été sur tapis vert, suite à l’arrêt du match pour un pétard reçu pour Shunin et lancé par les « supporters » du Zenit, alors que le Dinamo menait au score. Le Dinamo revient donc de très loin, de tellement loin qu’il était fou d’envisager une place européenne, le maintien étant la principale préoccupation à l’époque. Aujourd’hui, une place en Europa League est très sérieusement envisageable.

FK Krasnodar (10ème 28 points)

A l’image de la saison passée, l’autre équipe de Krasnodar réalise un parcours plus qu’honorable. En fait, Krasnodar est l’équipe de milieu de tableau par excellence qui peut néanmoins faire quelques bons coups à domicile commele prouvent les victoires contre le Lokomotiv ou plus récemment le Dinamo.

Petite particularité, Krasnodar possède dans son équipe le 2ème meilleur buteur actuel du championnat en la personne de l’arménien Yura Movsisyan, sur les tablettes du Spartak, et du co meilleur passeur avec le brésilien Joaozinho.

3 – La lutte pour le maintien

4 équipes pour éviter le barrage, 2 équipes a priori condamnées

Rostov (11ème 20 points)

Longtemps en difficulté, Rostov a réussi à sortir une belle série pour finir 2012 avec notamment un match nul sur la pelouse de l’Anzhi et des victoires contre les concurrents directs dans la lutte au maintien, à savoir Amkar, Mordovia et Krylya Sovetov.

Les partenaires de Stipe Pletikosa, capitaine de l’équipe ont toute les chances de se sauver et même d’éviter le match de barrage. Sur le front de l’attaque, notons les bonnes performances du tchèque Jan Holenda, alors que Florent Sinama Pongolle, auteur d’un seul but (contre le Spartak) avec sa nouvelle équipe, est blessé depuis début novembre.

Amkar Perm (12ème 19 points)

Comme prévu, l’équipe la plus à l’Est géographiquement, a quelques difficultés dans ce championnat. Malgré quelques victoires de prestiges contre le CSKA, le Lokomotiv et le Rubin, les dernières performances sont quelques peu inquiétantes et l’Amkar devra lutter jusqu’au bout pour éviter une désillusion en fin de saison.

Volga Nizhny Novgorod (13 ème 17 points)

1 victoire inaugurale contre le Dinamo puis 10 matchs sans victoire (dont 9 défaites) et on a bien longtemps cru que le club de Nizhny Novgorod ne ferait pas long feu en RPL Mais, une bonne série pour finir 2012 avec une seule défaite concédée (contre le Zenit) pour 3 victoires (dont une contre le Lokomotiv) et des matchs nuls contre le Spartak, le Terek et le Rubin ( adversaires d’un calibre nettement supérieur) et Volga est parvenu à s’extirper in extremis de la zone dangereuse pour passer les fêtes un peu plus sereinement.

Bien évidemment Volga reste un candidat sérieux à la place de barragiste, voire pire si une série semblable à celle du début de saison venait sanctionner les performances du Volga NN.

Krylya Sovetov (14 ème 16 points)

Le parcours de l’équipe de Samara est en quelque sorte l’opposé de celui de Volga. Auteur d’un début de saison très honorable avec notamment de bonnes performances du duo d’attaque paraguayen Zeballos-Caballero.

Mais avec une série de 7 défaites consécutives, les Krylya Sovetov (littéralement les ailes des soviets) ont réduit à néant leurs efforts du début de saison et, malgré une victoire à Perm pour terminer 2012, occupent actuellement la place de barragiste.

Alania Vladikavkaz (15 ème 11 points)

Le promu, auteur d’un début de saison plutôt prometteur, profitant des bonnes performances de Danilo Neco, buteur brésilien, actuellement 2ème au classement des buteurs avec 9 réalisations, a finalement très vite plongé pour ne plus jamais se relever.

Depuis ses deux victoires contre le Terek et le Kuban en aout, l’Alania a enchainé 14 matchs sans victoire et devrait, selon toute vraisemblance retrouver la First National League la saison prochaine.

Mordovia Saransk (16ème 9 points)

L’autre promu n’est pas bien mieux loti. Deux victoires contre Rostov et Volga et rien d’autre. Les 6 buts de Ruslan Mukhametshin et 4 buts de Panchenko ne pèse pas bien lourd dans le bilan du Mordovia qui ne démérite pourtant pas, mais qui est simplement trop faible pour pouvoir espérer mieux.

4 – Un point sur la FNL

A priori, on est déjà en mesure de vous donner le nom des futurs promus et la RPL va retrouver des déplacements plus à l’Est

En effet, Tom Tomsk, actuellement premier de FNL et Ural Ekaterinbourg ont respectivement 13 et 9 points d’avance sur le 3ème

La place de barragiste sera en revanche beaucoup plus disputée. Actuellement, c’est l’équipe de Khabarovsk, située à l’extrême Est du pays, le SKA Energya qui occupe cette troisième place synonyme de barrage. Avec un point de retard sur le SKA, Neftekhimik Nizhnekamsk n’a pas dit son dernier mot dans cette lutte à la 3ème place.

Les autres prétendants étant : Sibir Novossibirsk, Baltika Kaliningrad, Rotor Volgograd, Ufa et Spartak Nalchik.

Rusko