Retour sur cette journée en Italie

Focus sur Lazio/Inter

Une première mi-temps soporifique, l’Inter méconnaissable

Cette affiche entre le 4ème et le 2ème du championnat avait fière allure. Malheureusement, cette première mi-temps a été d’un ennui sans nom. Une équipe de la Lazio, agressive et dominatrice a étouffé l’Inter. Mais la Lazio a finalement été très peu dangereuse, en raison d’un manque de lucidité et de qualité dans la dernière passe. Quid de L’Inter ? Inexistant. En raison d’un pressing haut de la lazio, l’Inter s’est trouvée littéralement coupée en deux et le milieu incapable de sortir la tête de l’eau, Défense-milieu en souffrance, attaque à l’abandon. Est-ce le changement tactique de Stramaccioni, en 4-4-2 au lieu du 3-5-2 qui perturbe tant l’Inter ? Difficile à dire, le score est de 0-0 à la pause, au terme d’une première mi-temps très médiocre.

Seconde mi-temps, l’Inter malchanceux, Klose increvable

Pour ce second acte, jusqu’à la 60ème minutes, le scénario est le même que durant les 45 premières minutes. Stramaccioni choisi alors de tenter le tout pour le tout. Cambiasso, manifestement blessé, est remplacé par l’attaquant Palacio. Toujours en 4-4-2, l’Inter va véritablement prendre les commandes, et changer la physionomie du match. Guarin, d’une belle frappe de loin, va créer une première chaude alerte sur les cages de la Lazio, mais le poteau sauve les visiteurs. Puis, intervient le tournant du match à la 72ème minute. Cassano, d’une frappe enveloppée, touche le poteau. L’excellent portier Marchetti détourne le tir, puis repousse la frappe à bout portant de Nagatamo. L’Inter a peut être laissé passer sa chance. Deux poteaux, un Marchetti dans un grand soir…le réveil des hommes de Stramaccioni a été brutal mais pas récompensé. En effet, après deux alertes sur deux grosses occasions manquées par Klose, la troisième va être la bonne. Oublié par la charnière centrale interiste, le redoutable buteur des surfaces Allemand, croise sa frappe, Handonovic ne peut rien, les 50 000 tifosi de la Lazio peuvent exulter. Le plus incroyable c’est qu’ 1 minute avant son but, Klose était blessé et demandait le changement. Il est resté sur le terrain, a marqué son but et est sorti, visiblement légèrement touché, ovationné par le public du stade olympique de Rome.

Les dix dernières minutes, vont être une attaque-défense. L’Inter très frustrée, va tout tenter pour arracher le nul. La Lazio souffrira mais tiendra. Victoire 1-0 des hommes de Pektrovic avec une seconde mi-temps de très bonne facture, faisant oublier la première.

Il s’agit de la 5ème défaite de la saison de l’Inter, la 3ème consécutives à l’extérieur. L’Inter voit la Juventus s’échapper à 7 points et voit Naples récupérer la seconde place et la Lazio, 4ème, revenir à un point. En résumé, ce resultat est une très mauvaise opération pour le club du président Moratti, qui doit se concentrer sur la course à la C1. Pour le scudetto, il faudrait déjà un (petit) miracle. L’Inter peut regretter sa première mi-temps médiocre et son manque de réalisme en deuxième mi-temps. Certes, les 45 premières minutes ont été largement dominées par le club laziale. Sauvée par deux poteaux en seconde mi-temps, la Lazio s’impose grâce au talent (Génie?) de Klose et remporte 3 points précieux dans la course à la ligue des champions. La Lazio est un club qui travaille bien depuis quelques saisons. Deux fois 4ème lors des deux dernières saisons, ce n’est donc pas une surprise de retrouver cette équipe dans le top 4 après 17 journées. Sa force ? Ce renard des surfaces, Klose. Sa faiblesse ? Cette dépendance au redoutable buteur allemand.

La Juve se frotte les mains

La semaine dernière, Naples avait calé en perdant contre l’Inter. Samedi soir, c’est au tour des Nerazzurri de lâcher prise. La Juventus a donc, préparé son match, tranquillement dans son canapé, en voyant l’Inter perdre le samedi soir. Et c’est donc, en toute sérénité que les turinois, à domicile, sont descendus sur la pelouse en ce dimanche après-midi. L’occasion était belle « d’assommer » l’Inter et de reprendre 7 points d’avance. Contre une équipe de milieu de tableau, l’Atalanta, on ne se faisait guerre de soucis pour le leader. On avait raison. 90 secondes, c’est le temps qu’il a fallu à Vucinic (à la suite d’un beau une-deux avec Giovinco) pour ouvrir le score d’une frappe enroulée, imparable pour le portier bergamesque. La Juventus se fera une belle frayeur. Dernis, profitant d’une perte de balle de la défense de la Juve s’offre un duel contre Buffon…Un duel remporté par le portier de l’équipe nationale italienne

Puis le « maestro », Pirlo double la mise, grâce à un coup-franc à montrer à toutes les écoles de football. On joue depuis 15 minutes et les score est déjà de 2-0. La balade pour la Juventus sera ponctuée par une belle frappe de loin de Marchisio, à la 35ème . 3-0 à la mi-temps pour la Juve, en supériorité numérique à la suite de l’explusion de Manfredini juste avant la pause.

La seconde mi-temps sera une domination totale de la part de la Juve. Légitiment, le leader, va gérer. On retiendra deux buts refusés pour des hors-jeu en seconde mi-temps et la maladresse de Giovinco évitant une addition bien plus lourde pour l’Atalanta. A une semaine des vacances de Noël, la Juve a frappé fort en mettant l’Inter à 7 points. Cette Juventus semble être encore plus forte que la saison passée et se dirige tranquillement vers son second titre consécutif. Le championnat est long, mais l’avance mathématique de la Juventus est telle sur la concurrence, que l’on n’imagine pas la Juventus perdre son scudetto. La régularité de cette équipe au niveau du jeu et des résultats, est impressionnante. Selon les dernières rumeurs, Drogba se rapproche à grand pas du club champion en titre pour cet hiver… Certes, Conte a démenti. On n’est pas forcé de le croire.

Les autres matches : Naples s’écroule, la Fiorentina se relance, Milan enchaine, la Roma cale.

Naples/Bologne

Cette fin d’année 2012 est cauchemardesque pour les napolitains. Dernier à jouer en ce week-end, l’occasion était belle pour Naples de récupérer la seconde place. Une « simple » victoire à domicile contre Bologne, qui lutte pour se sauver, suffisait. Oui mais voilà, en ce moment, rien n’est simple pour les hommes de Mazarri. Cet été l’ensemble des observateurs pensait que le club du sud de l’Italie, était le mieux « armé » pour titiller la Juventus. La raison était simple : ces deux « stars » Cavani et Hamsik, ont été conservées, et l’effectif est grosso modo le même depuis 2-3 ans. Une équipe sans cesse en progression, deux fois dans le top 4 ces deux dernières saisons. En résumé, une équipe taillée pour jouer un grand rôle dans cette Serie A 2012-2013.

Revenons à ce match contre Bologne. Une semaine après sa défaite à San Siro, Naples devant son public (qui avait plus ou moins déserté le San Paulo pour l’occasion…) se devait de réagir. Et pourtant, après 10 minutes de jeu, 1-0 pour Bologne. Ce sera le score à la mi-temps, score on ne peut plus logique. La révolte attentue en seconde mi-temps aura lieu, avec l’égalisation de Gamberini, après 5 minutes de jeu. Puis, Cavani, tel le renard des surfaces que l’on connaît, double la mise de la tête et libère le San Paulo. 70ème minute, 2-1 pour Naples. De quoi s’offrir une fin de match tranquille ? Eh bien non ! La faute à Cavani qui va louper la balle de 3-1. Mais, surtout la faute à 5 dernières minutes de folie avec probablement le but du week-end et l’égalisation de Koné, d’une reprise acrobatique à la 85ème. Stupeur à Naples. A la 89ème, Bologne obtient un coup-franc. La tête du défenseur Portanovae trompe le gardien Napolitain.

Naples aura une dernière opportunité, non concrétisée. Le Napoli s’incline 3/2 et voit la Juventus s’échapper avec 8 points d’avance. Il voit également la Lazio la rejoindre au classement et la Fiorentina, revenir à un point. La situation pourrait s’empirer dans les prochaines heures, dans le cadre du procès des matches truqués. En effet, Naples devrait se voir retirer 2 points au classement (se retrouvant ainsi à 10 points de la Juventus mais surtout 5ème du classement au lieu de sa 3ème place actuelle) et voir son capitaine, Canavarro (frère de Fabio) suspendu 6 mois ! Une fin d’année à vite oublier pour le Napoli…

Fiorentina/Sienne

Après 3 matches sans victoire, une lourde défaite 4-2 contre la Roma, on attendait la Fiorentina au tournant, pour ce derby toscan, face à la lanterne rouge, Sienne. Mais quand Jovetic et Pizarro, absents ces dernières rencontres, sont là, l’équipe n’est plus tout à fait la même. Pizarro à la baguette, Jovetic en distributeur de caviar pour Toni, la Viola s’est régalée et a tué le match en 25 minutes. D’abord par Luca Toni, oublié par la défense adverse puis, par Pizarro, sur penalty (obtenu par ce même Toni). Peu avant la mi-temps, Aquillani, profitant d’une offrande de Jovetic, clôturera la marque, 3-0 après 45 minutes. La Fiorentina va tranquillement gérer la seconde mi-temps. Reginaldo sauvera l’honneur pour les hommes de Cosmi. Toni marquera son second but de la journée, de la tête. Recruté pour 0€, son retour à Florence est une réussite avec 6 buts en 13 matches. Pour l’anecdote, Aquilani ratera un penalty en fin de match. Au terme d’une une belle prestation collective articulée autour d’un jeu léché, cette victoire permet à l’équipe de Montella de se relancer à la course à la C1 et de revenir à égalité de point de la 3ème place. Belle réaction de la Fiorentina.

Milan/Pescara

La remontée continue ! 4 ème victoire consécutive pour le club de Berlusconi. Victoire 3-1 à San Siro contre le promu Pescara. Un Milan heureux car le 2ème et le 3ème but ont été marqués par les attaquants de…Pescara, sur deux corners. Le Milan revoit la 3ème place à 7 points de l’Inter. Lorsque on se souvient dans quelle situation le Milan se trouvait il y a de cela deux mois, cette remontée est incroyable. Et si le Milan était l’équipe de la seconde partie de saison ? Restons prudent. Tout d’abord, il y a de la concurrence devant, d’autre part, le déplacement à Rome samedi prochain, donnera une idée plus précise du véritable niveau de cette équipe. Le mercato aussi est très attendu par Allegri. Robinho, encore décisif en ce dimanche, souhaite absolument retourner au Brésil. Mais pour l’instant, le Milan refuse.. On signalera le 14ème but de la saison d’El-Sharaawy, un Milan se faisant des frayeurs à 2-1 (poteau du Pescara). Mais au Milan, on reparle d’une qualification en ligue des champions et ca, c’est déjà un petit exploit après ce début de saison cauchemardesque. En cas de victoire à Rome samedi prochain, le Milan se retrouvera pour la première fois de la saison, dans le top 6. Cette remontée intervient au moment où l’Inter commence à s’essouffler, pour le plus grand plaisir des tifosi du Milan.

Chievo/Roma

Ce déplacement sentait le traquenard à plein nez pour les hommes de Zeman. La Roma en confiance, après 4 victoires consécutives, est tombé dans le piège véronais. Défaite cruelle pour la Roma. Sur un terrain dans un état désastreux, des conditions de jeu difficiles (brouillard), le club de la capitale s’incline en fin de match, sur un mauvais alignement de sa défense. Pelissier, ce renard des surfaces et capitaine du Chievo, marque un but plein de sang froid et offre un précieux succès à son équipe dans la course au maintien. Il s’agit d’un coup d’arrêt pour la Roma. Largement dominateur, la Roma s’incline avec un Totti décevant. Le club de la Louve, retombe à la 6ème place et reste à 5 points de la 3ème place. Samedi prochain, un chaud Roma/Milan s’annonce.

KarimJ