En préambule, soulignons que l’on a assisté à des superbes matches ce week-end en Italie. Le Roma/Fiorentina a été explosif, le Inter/Naples a tenu toutes ses promesses, Milan est allé remporter une belle victoire sur la pelouse du Toro, la Juve l’emporte tout en contrôle sur la pelouse de Palerme.

Pour un total de 29 buts, retour sur la 16ème journée de championnat

La Juve en leader

On annonçait un déplacement difficile pour les turinois à Palerme. Pour le grand retour de suspension de Conte sur le banc, la Juventus l’a emporté 1-0, grâce à un Joli but du Suisse Lichsteiner, sur une superbe talonnade de Vucinic. Cette victoire ne souffre d’aucune contestation, sur un terrain à la limite du praticable en raison des conditions climatiques. Pourtant, Palerme ressemblait à un sacré traquenard, 3 jours après un déplacement à Donetsk. Certes, les siciliens luttent pour se maintenir. Mais on pensait les individualités Micolli ou Llicic capables de mettre en difficulté la Juventus. Il n’en sera rien. Conte avait choisi d’aligner la même équipe que celle victorieuse en Ukraine, pour la qualification pour les 8ème de finale de C1. Seul Giovinco, suspendu, était remplacé par un Matri, encore décevant. Ce match a été globalement moyen sur un terrain trempé avec une équipe de  Palerme en manque de confiance et limitée collectivement. La Juventus a donc gagné sans forcer. Ce n’est pas la victoire du siècle mais c’est sur ce match que l’on gagne un titre de champion. Une seconde victoire d’affilée pour la Juve, pour le plus grand bonheur de Conte qui déclarera « le club est spécial, les joueurs sont spéciaux et moi aussi », faisant référence au super bilan de la Juventus depuis son arrivée l’été dernier. La Juve gagne et en plus, creuse l’écart sur la seconde place (4points sur l’Inter), Naples étant battu à Milan, contre l’Inter, se retrouve avec 5 points de retard.

Un Inter/Naples de grande intensité !

On attendait beaucoup de cette rencontre. Ce match était présenté comme étant la rencontre pour être « l’anti-juve ». Grosso modo, pour savoir qui était le concurrent le plus sérieux pour lutter sur la durée avec la Juventus. Victoire donc, 2-1 des hommes de Stramacionni. Le match fût loin d’être très spectaculaire mais d’un très bon niveau tactiquement et en terme d’intensité. L’Inter l’a emporté, grâce à 100% de réalisme en première mi-temps. Deux beaux buts de Guarin et de Milito (lui qui n’avait plus marqué depuis la victoire de l’Inter à Turin, le 3 novembre dernier).  L’addition est lourde pour Naples.

Dès le début de la seconde mi-temps, Naples est tout près de couler mais le poteau vient repousser la frappe de Cassano. Rapidement, le changement tactique opéré par Mazarri à la mi-temps, (la sortie d’un défenseur Gamberini, par un attaquant, Pandev) va permettre à Naples de faire reculer l’Inter. Et dès la 53ème, l’inévitable Cavani, profitant d’un cafouillage suite à une barre de Pandev, réduit l’écart. Et puis ? L’Inter va finalement parfaitement bien gérer le match, contre une équipe de Naples finalement, sans imagination et créativité. L’Inter aurait même pu aggraver le score en fin de match. Certes, Naples pouvait aussi égaliser par Maggio à la 91ème. Mais la victoire de l’Inter reste logique sur l’ensemble. L’Inter, l’anti-Juve ? On avait dit cela après la victoire de l’Inter contre la Juve. L’Inter s’était finalement écroulé ensuite pendant 3 semaines (1 point sur 9). On sera donc prudent. La juve est la grande favorite et le démontre depuis le début de saison. L’anti-Juve ? Pour l’instant, on a l’impression que seul la Juventus peut perdre le titre.

Les autres matchs

Le retour en trombe de la Roma et du Milan :

On ne donnait pas cher de la peau de Zeman et de la Roma après sa défaite lors du derby contre la Lazio le 11 novembre dernier. On a eu tord. La Roma enchaine les succès depuis : 4 victoires. Et celle de samedi, à l’issu d’un match magnifique, contre la Fiorentina, a frappé les esprits. Contre une équipe florentine, manifestement fatiguée et à la recherche d’un second souffle, la Roma a impressionné par la qualité de son jeu collectif, par la puissance de son milieu et puis, Totti a été absolument sublime. Difficile de définir sa prestation. Ce qu’il fait à 36 ans est extraordinaire. On retiendra donc, une très belle victoire 4-2 de la Roma. Il s’agit de la première défaite de la Fiorentina depuis 10 matchs. Il va falloir retrouver un équilibre défensif pour le club florentin (8 buts encaissés sur les 3 derniers matchs ). Les retours de Jovetic et de Pizarro vont faire du bien. C’est un véritable coup d’arrêt pour les hommes de Montella. La Fiorentina redescendant à la 6ème place, alors qu’elle était à égalité de point avec le 3ème, il y a deux semaines. La Roma remonte quant à elle, à la 5ème place et monte clairement en puissance. Un jeu collectif splendide, avec une défense certes, toujours autant incertaine. Mais c’est le style « Zemanien ». La Roma revient à 4 points, de la ligue des champions (Naples 3ème) ce qui n’est pas rien lorsque l’on se souvient des difficultés rencontrées par la Roma depuis le début de saison.

On a envie de copier le même texte pour le Milan que pour la Roma. Victoire là aussi, 4-2 sur la pelouse du Torino. 3ème victoire consécutive, avec encore un doublé de El-Sharaawy. Avec un joueur atteignant un tel niveau de forme, Milan peut recommencer à « rêver ». Le club reste 7ème, certes mais la 3ème place semble accessible (9 points de retard). Clairement, ce serait un exploit si Milan accroche une place en ligue des champions. La concurrence est rude devant et les lacunes énumérées Milanaise en début de saison sont toujours présentes. Oui mais Berlusconi, depuis qu’il « squatte » Milanello à chaque veille de match, Milan ne perd plus et surtout engrange les points. De quoi espérer une grande seconde partie de saison ? Le sentiment est que le Milan, en conservant Allegri au plus fort de la tempête, a probablement réussi le plus difficile, après un départ cauchemardesque dans ce championnat.

KarimJ