Voici les résultats et le classement après cette 14ème journée

On a l’impression de se répéter avec cette équipe du Barça. On pensait que le départ de Guardiola marquerait la fin d’un cycle glorieux et gagnant. Il n’en est rien. Déjà facilement qualifié pour les 8ème de finale en ligue des champions, indiscutable leader de la Liga, ce Barça ne cesse de repousser ses limites et de côtoyer la perfection footballistique. 40 points en 14 journées, c’est le meilleur total de l’histoire de la Liga après 14 matchs joués. O sentait un Barça un peu bancal en début de saison. Certes il gagnait ses matchs mais disons, que le jeu était moins fluide que sous l’ère Guardiola, moins équilibré. Cette sensation relative, n’est plus qu’un lointain souvenir. Ce Barça est dans la continuité de celui de Guardiola. Plus fort ? Seul l’avenir le dira, sachant que ce sera pratiquement impossible de faire aussi bien que durant les années avec « Pep ». Mais voilà, Tito a donc déjà battu un record. Meilleur début de saison du Barça dans son histoire, meilleur début de saison dans l’histoire de la Liga . Ce Barça est comme Messi, entrain de battre tous les records. Messi n’est plus qu’à un but du record du nombre de buts marqués durant une année civile. Revenons plus précisément au Barça et à son match.

Victoire facile (pour changer), 5-1 contre une équipe de Bilbao, qui n’est plus que la pâle équipe de la très belle saison passée. Bilbao a tenu 20 minutes en bloc, avant de littéralement exploser. Piqué laissé inexplicablement seul, a fait sauter le verrou Basque. Puis, Messi, profitant d’une sublime passe de Xavi, a plié l’affaire dès la 24ème minute. Déjà 2-0 ; Messi marquera le 4ème but laissant Adriano marqué le 3ème d’une très belle action collective à la 45ème, Fabregas ira aussi de son « petit » but, grâce à la passe d’un Iniesta, encore grandiose, après son sublime match de la semaine passée contre Levante. Si on devait faire un comparatif entre le Barça de Guardiola et de Tito et souligner une amélioration apportée par Tito, je penserai à un joueur : Fabregas. Il est entrain de littéralement « exploser » dans le bon sens du terme en étant le meilleur passeur de la Liga, avec 9 passes. Inesta souvent blessé les années précédentes, est dans une forme exceptionnelle, Messi, c’est Messi…Piqué est entrain de revenir le taulier de la défense, après une année passée difficile. Et puis, Jordi Alba, on a l’impression qu’il joue depuis 15 ans dans cette équipe…et en fait, non, il n’est là que depuis 6 mois. Busquet, à l’image de ses 12 interceptions samedi, est toujours aussi crucial, comme Xavi, moins en vu dans le jeu du barça (sa passe sur le second but de Messi est une merveille) mais toujours aussi indispensable au bon déroulement du jeu catalan. Bref, 14 journées, déjà 40 points, déjà un Barça de record et déjà un Barça qui creuse l’écart, 6 points d’avance sur le dauphin l’Atlético, qui viendra au Nou Camp dans deux semaines. Le Barca compte toujours 11 points sur son grand rival, le Real. On ne veut pas trop s’avancer mais à ce rythme là, je crois que sans prendre trop de risque, on peut déjà annoncer une autoroute pour le titre pour le Barça. On peut souhaiter bon courage aux adversaires pour sortir cette équipe en ligue des champions. Cette équipe a encore très faim et c’est ca, le plus impressionnant, pour une équipe qui enchaine les titres depuis 4-5ans…fantastique régularité et le tout, en jouant toujours un football magnifique.

Focus : Le derby madrilène…pour le Real !

Une fois n’est pas coutume, c’est en étant derrière son rival, l’Atlético, que le Real accueillait son rival, avec 8 points de retard. L’Atlético, qui n’a plus remporté le moindre derby depuis 1999. Le club des quartiers sud de Madrid croyait dur comme fer que c’était l’année ou jamais pour l’emporter. Diego Simeone, l’artisan de cette excellente première partie de saison de l’Atlético, avait décidé le matin du match, de laisser l’entrainement ouvert au public. 21 000 supporters ont assisté à la séance, un samedi matin ! Mourinho était sous-pression. Le titre ressemble déjà à un mirage, le Real n’est « que » 3ème. C’est un Real de plus en plus contesté et un Mourinho de plus en plus critiqué, qui recevait une équipe de l’Atlético en pleine confiance. Mourinho avait choisi de faire son « show », en donnant rendez-vous aux socios à 21h20, soit à 40 minutes du coup d’envoi, pour faire entendre les critiques et les compliments à son encontre. Mourinho a tenu parole, il est arrivé seul sur la pelouse à 21h20. « Défiant » le public du Bernabeu. Il a été acclamé. Pari réussi ? Sauf que, il n’y a avait que 5 000 personnes à ce moment dans le stade ! Et oui, un samedi soir, en plein hiver, il fait froid à Madrid…Cette opération de communication a été un bide. Passons.

Revenons sur le match. Ce derby avait rarement été aussi attendu. Et oui, le riche Real « martyrise » depuis des années ses voisins du sud, plus pauvres.  Sauf que cette fois-ci, la tendance semblait inverse. Un Real sous pression contre un Atlético, en pleine confiance et à la « chasse » au Barça. Oui mais voilà, comme souvent avec Mourinho, c’est lorsque ses équipes sont dos au mur, qu’elles frappent fort. Ca été le cas samedi.

Ce match, a été très franchement décevant. L’enjeu a tué le jeu. Beaucoup de coups et des mauvais gestes. Très peu de football et une bataille physico-tactique et des provocations pourrissant le match entre les deux équipes. Par moment ce derby a été ennuyant. L’Atlético est bien rentré dans son match, choisissant de presser haut le Real. Mais à la suite d’une main stupide d’Arda Turan, Cristiano obtient un coup-franc logique. 14ème minute, 1-0 pour le Real. Le portugais, très critiqué ces dernières semaines, pour ses envies d’ailleurs, n’avait plus marqué sur coup-franc depuis….le derby de la saison passée au Calderon ! Courtois, pas très bien placé sur ce coup là, ne peut cela dit rien faire. Cristiano Ronaldo ressurgi au meilleur moment pour se faire « pardonner » par les socios du Real. A partir de là, le Real va totalement gérer ce match. Jamais l’Atlético ne va être en mesure de mettre en danger le Real. Très vite, une impuissance collective va se dégager pour les hommes de Simeone, devant ce bloc collectif du Real. 1-0 à la mi-temps et à l’exception du coup-franc et des mauvais coups entre les deux équipes, on ne retiendra, rien d’autre.

Seconde mi-temps, le Real va accélérer. Maitrise plus que jamais du Real. Cristiano Ronaldo va être tout près de doubler la mise sur coup-franc mais cette fois-ci, Courtois ne se fait pas avoir. Puis, à la suite d’un contre éclair, contre une équipe de l’Atlético décidant enfin à prendre des risques, le Real va doubler la mise, sur une magnifique passe aveugle de Cristiano Ronaldo pour Ozil, lui aussi très critiqué ces dernières semaines, auteur d’une très belle conclusion. 65ème minute, 2-0 et c’est logique, tant le Real maitrise les débats, sans forcer, contre une décevante équipe de l’Atlético, à l’image de Falcao, étouffé par une excellente charnière centrale Pépe-Sergio Ramos. On sait déjà que l’Atlético, ne reviendra pas. L’histoire se poursuit, l’Atlético devra encore attendre avant d’enfin battre son voisin. Le pire, c’est que l’addition pouvait être bien plus lourde. Cristiano Ronaldo, homme du match, va avoir encore un coup-franc très bien placé, qui touchera la barre d’un Courtois battu. Puis, à la suite d’un super contre, face à une défense de l’Atlético désorganisée, caviar d’Ozil pour Cristiano Ronaldo qui avait traversé tout le terrain mais sa conclusion, en bout de course, touchera le poteau.

Conclusion

Le scénario du match a favorisé un Real en recherche de confiance, après sa défaite à Seville, face au Betis. En ayant ouvert le score rapidement, le Real a été dans sa position favorite : défendre en bloc, gérer et jouer en contre, tout en pressant haut étouffant l’adversaire. Contre une équipe de l’Atlético, manifestement tétanisée par l’enjeu, jamais dangereuse dans ce match et impuissante tant tactiquement, que collectivement, le Real remporte une victoire amplement méritée et surtout, maitrisée. Le Real revient à cinq points de l’Atlético. L’Atlético  reste second mais voit le Barça s’envoler à six points. Ce match devait permettre aux hommes de Simeone de savoir si ils avaient la capacité de jouer le titre. Ce match a montré que non seulement, la marche pour le titre est trop haute mais aussi, que ce Real est bien supérieur à cette équipe de l’Atlético. Le club populaire du sud de Madrid, doit se concentrer uniquement à la course à la ligue des champions. Après 14 journées canon, ce serait dommage de s’écrouler après cette déception du derby perdu. L’équipe de Simeone a toutes les cartes en main pour finir dans le top 3. Devant ou derrière son rival du Real ? Sur ce que l’on a vu ce samedi soir, on peut légitiment penser, que si il doit y avoir un dauphin pour le Barça, ce sera le Real.

On ne change pas l’histoire comme cela.

Que retenir des autres matchs ?

Après sa déroute (Défaite 5-1) dans le derby de Séville il y a deux semaines, on pouvait craindre le pire pour le Betis, 4ème. Et finalement, le Betis enchaîne les surprises depuis. Victoire contre le Real la semaine dernière, victoire à l’arrachée contre La Corogne (avec un but superbe de Campbell, ex-lorientais). Le Betis sans faire de bruit est 4ème et profite des problèmes des autres équipes, engluées dans différents problèmes. Malaga, 5ème, marque le coup avec 3 défaites sur les 4 dernières journées. On a le sentiment que cette équipe choisi ses matchs. Brillante en C1, brillante contre Valence la semaine passée, elle est tombée contre cette surprenante équipe de Getafe. Valence s’enfonce dans la crise, défaite 5-2 à domicile contre la Real Sociedad de Philippe Montanier ! La Real Sociedad remonte à la 9ème place. Pas mal pour un coach qui était menacé il y a un mois ! Valence est 12ème, à 7 points de la 4ème place. Pelligrino a été viré, remplacé par Valverde jusqu’à la fin de la saison. Le Fc Séville, ne va pas très bien non plus en cnahaînant deux défaites depuis sa démonstration lors du derby sévillandeux : Une déroute contre l’Atlético (défaite 4-0) et une défaite à domicile, contre cette étonnante équipe de Valladolid, 7ème. Une défense catastrophique est entrain de plomber le Fc Séville, 11ème, à 7 points de la 4ème place.

KarimJ