Avant de revenir sur les faits marquants de cette journée, un coup d’oeil rapide sur les résultats et le classement

Le Real lâche prise, encore

Samedi, seulement trois jours après avoir obtenu sa qualification pour les 8ème de finale de la LDC, le Real se déplaçait à Séville pour y affronter le Betis revanchard après l’humiliation du derby le weekend précédent. Composition sans surprise pour Mourinho avec Benzema devant en l’absence de Higuain. Côté Betis, notons la présence de Beñat, jeune joueur qui comme à faire beaucoup parler de l’autre côté des Pyrénées.

Très vite, le Real semble vouloir faire la différence et ne pas se laisser piéger une nouvelle fois à Séville*. Mais trop brouillon devant, le Real ne parvient pas à marquer ce premier but qui lui aurait facilité le match. Pire encore, le Betis, loin de fermer le jeu, se montre également entreprenant et, sur un ballon récupéré aux abords de la surface merengue, Beñat se joue de Khedira pour placer une frappe croisée puissante que Casillas ne peut détourner. Le Betis mène 1/0 et l’Estadio Benito Villamarin est en fusion.

Que faire alors pour un Real qui semble emprunté. Certes, les protégés de Mourinho se créent des occasions, mais l’absence de solution collective est flagrante. Ozil n’est pas dans son match et cela nuit fortement au rendement offensif du Real. Les changements opérés en seconde période ne vont pas changer la donne. Si le Real doit égaliser, la solution sera individuelle ou ne sera pas. De son côté, le Betis ne flanche pas et, sans chercher à casser le jeu comme pourrait le faire d’autres équipes, va résister au courage et au talent. Les socios sont aux anges, leur Betis se rachète en leur offrant cette victoire sur le Real. Sur la fin de match, Mourinho met un point d’honneur à aller saluer et féliciter tous les joueurs de Pepe Mel et applaudit longuement les supporters du Betis également.

En conférence de presse, il réitérera ses félicitations, tout en ressortant la diatribe habituelle, que ne renierait pas René Girard, sur le complot contre son équipe et le calendrier contrôlé par une autre équipe. Evidemment la Liga n’est pas encore officiellement perdue pour le Real. Mais l’objectif principal déclaré depuis le début de la saison étant la décima (10ème Ligues des champions), combler un tel retard sur le Barça et l’Atletico, obligerait les madrilènes à laisser énormément de forces dans la bataille, forces qui, à l’image de la saison passée, manqueraient certainement dans les derniers tours de la Ligue des Champions.

Les autres matchs …

Avant ce match, se jouait le gros match du samedi entre les deux autres équipes espagnoles présentes en Ligue des champions. En effet, Malaga recevait dans son antre de la Rosaleda une équipe de Valence quelque peu en difficulté en championnat. Privés de nombreux titulaires, dont Victor Ruiz ou Soldado, Valence n’a pas pesé bien lourd face au festival offensif des attaquants andalous. Pourtant, malgré un but précoce de Portillo, il aura fallu attendre le dernier quart d’heure pour que les partenaires de Toulalan, encore une fois excellent, ne fassent la différence définitivement. Et de quelle manière ! Saviola dans un premier temps, puis Roque Santa Cruz et pour finir le très talentueux Isco. 4/0 victoire nette et sans bavure d’un Malaga qui se reprend après 4 matchs sans victoires en championnat.

On attendait beaucoup de cet Atletico/Séville. Pour leur premier vrai test depuis leur défaite contre Valence, les colchoneros n’ont pas fait dans la dentelle. Il faut dire également que Seville les a plutôt bien aidés. Un penalty de Falcao dès la 22ème minute sur lequel Fazio se fera expulsé,  puis un but contre son camp de Spahic. Peu avant la mi-temps, Koke inscrit un but magnifique qui donne déjà 3 buts d’avance à son équipe. La deuxième mi-temps ne présente pas de grand intérêt. Une nouvelle expulsion, cette fois pour Rakitic, puis un dernier but de Miranda dans les arrêts de jeu.

Cette équipe de l’Atletico mérite vraiment qu’on s’y intéresse et quoi de mieux pour cela qu’un derby du côté de Bernabeu, derby abordé avec 8 points d’avance pour les rojiblanco !

Dimanche, un duel Madrid / Barcelone à distance

Le Barça se déplaçait dimanche soir à Valence pour y affronter Levante, l’équipe surprise de la saison passée qui confirme cette saison avec un bon parcours en championnat et en Europa League.

Pas grand-chose à se mettre sous la dent en première mi-temps. Enfin, presque ! En effet, la blessure de Dani Alves, précipite l’entrée de Montoya. 14ème minute, le Barça joue officiellement avec 11 joueurs issus de la Masia, dont 8 catalans. Après le match, Xavi rendra un hommage à Van Gaal qui avait émis ce souhait au début des années 2000.

Pour le reste, rien à signaler. Levante défend bas, le Barça garde le ballon mais rien ne se passe. Le match va finalement se jouer en quelques minutes en début de seconde période. Une passe magistrale, grandiose, exceptionnelle, … bref une passe d’Iniesta pour Messi, un petit piqué et 1/0. Quelques minutes plus tard, on prend les même et on recommence, 2/0, Messi est à 3 longueurs du records de Gerd Muller. 57ème minute, Iniesta y va de son but, et ne fait pas semblant : une grosse frappe à l’entrée de la surface qui ne laisse aucune chance au portier adverse. Une nouvelle passe décisive d’Iniesta plus tard, et Fabregas clôt le score, 4/0 merci de nous avoir reçus.

Tout va tellement bien pour le Barça en Liga que la défense type retrouvée, Valdes retrouve également son niveau et se permet un double arrêt sur un penalty de Barkero. Bref, 37 points en 13 matchs, des joueurs exceptionnels, que dire de plus ? Personnellement je n’ai plus de mot pour parler de Messi ou d’Iniesta par exemple.

*défaite du Real le 15 septembre chez le voisin du Betis, le FC Sevilla