Résultats de la journée et classement

Les 3 premiers du championnat n’ont pas été à la fête durant ce week-end. 3 matchs nuls pour la Juventus, l’Inter et Naples. La sensation est qu’une nouvelle fois, la Juventus, en dépit de son 0-0 à domicile contre la Lazio, est encore la grande gagnante du week-end.

La Juventus était la première équipe à jouer, samedi à 18h. Pirlo suspendu, Vucinic laissé au repos par rapport au match de la saison qui s’annonce mardi contre Chelsea, dans l’optique de la qualification en 8ème en C1. Et malgré son match nul, la Juventus a été de loin, l’équipe la plus convaincante du trio de tête. Sans un monstrueux Marchetti, la Lazio, qui venait de remporter le derby romain, serait repartie avec 2-3 buts dans la musette. La Lazio est clairement venu chercher le 0-0. Ils l’ont obtenu, même si dans la course à l’Europe, ca n’avance pas à grand chose pour le deuxième club de la capitale. La Juventus a encore une fois montrée une solidité, une puissance physique et collective, impressionnante, en étouffant l’adversaire et l’empêchant d’avoir toute ambition offensive. Sans un manque de réalisme criant de Giovinco (critiqué pour avoir vendangé 2 occasions énormes et perdu des ballons faciles) et un Marchetti sortant un arrêt d’un autre monde, sur une frappe détournée de Marchissio par Quagliarella, la Juventus l’aurait logiquement emportée. Bref, c’est sur un 0-0 finalement assez triste que ce match s’est conclu. L’occasion pour Naples et l’Inter d’en profiter ?

Une nouvelle fois les deux rivaux de la Juventus n’ont pas profité de l’aubaine. Naples jouait juste après la Juventus, également samedi soir. Réception du Milan, dans un San Paulo plein pour la première fois de la saison. Un Milan en pleine déconfiture, au point où Berlusconi s’était invité à l’entrainement vendredi pour remobiliser les troupes et surtout, tout faire pour éviter de limoger Allegri…Il n’y a pas de petites économies au Milan en ce moment…Ce match a démarré pour le mieux pour les hommes de Mazzari. Frappe d’Inler à priori sans danger, Abbiati se trou et 1-0 pour Naples, après 5 minutes de jeu. Autant dire, que l’on pouvait craindre le pire pour le Milan. Et le pire va arriver pour le club de Silvio Berlusconi. Après deux belles occasions manquées par Montolivo et Boeteng, Insigne va profiter d’une nouvelle « incertitude » d’Abbiati, 2-0 pour Naples. Le pire, c’est que le club du sud, n’a pas montré grand chose ni forcé son talent. A ce moment du match, on ne donne pas cher de la peau du Milan…et surtout d’Allegri. Insigne, encore lui, sur une boulette du français Constant (reconverti en latéral gauche), à la 33ème minute, va être tout près de définitivement plié le match mais un bon retour de Méxès, va éviter le pire pour le Milan. Puis, contre toute attente, El-Sharaawy, 20 ans, qui porte à bout de bras le Milan depuis le début de la saison, va marquer un superbe but, à la 40ème et relançant, ainsi, le Milan…et Allegri.

Seconde mi-temps,  Milan va prendre de plus en plus confiance, Naples jouant en étant beaucoup trop frileux…Cavani et surtout Hamsik, vont rater des balles de 3-1…qui vont couter cher car c’est finalement tout à fait logiquement, sur une belle passe d’un Robinho tout juste entré en jeu, que ce fantastique El-Sharaaway va égaliser d’un plat du pied plein de sang-froid à la « Henry ». 82ème 2-2 et ce n’est pas volé pour le Milan contre une équipe du Napoli beaucoup trop frileuse. Milan ne sera même pas loin de remporter ce match mais sous les sifflets d’un public napolitain déçu, ce match très agréable à regarder, se terminera par un 2-2. Naples, restant du coup à 5 points de la Juventus, sans profiter de son ralentissement. Ce résultat nul est encourageant pour le Milan. Il va maintenant falloir enchainer les victoires pour remonter au classement. Les équipes devant commencent un peu à caler mais le chemin semble tellement long pour le Mila, qu’il faudrait un miracle pour les retrouver en C1 la saison prochaine voir en Europa League. La saison est encore longue, certes. Mais dimanche prochain, c’est la Juventus qui vient à San Siro.

Dimanche après-midi, l’occasion était donc belle pour l’Inter de revenir à 2 points de la Juventus et de mettre Naples à 3 points derrière. L’occasion d’effacer définitivement la défaite de Bergame, après 7 victoires d’affilées en championnat. Surtout que ce n’était que la « modeste » équipe de Cagliari, 12ème, qui venait à San Siro. Tout démarre pour le mieux pour les hommes de Stramaccioni, dans un match parti sur un rythme très élevé. Sur un super centre de Cassano, ce renard des surfaces Palacio, trompe Agazzi dès la 9ème minute de jeu. Puis, l’Inter, inexplicablement va s’endormir, laissant une équipe de Cagliari prendre de plus en plus confiance avec son duo Néné-Sau puis Pinilla (remplaçant Néné sur blessure)-Sau. Handanovic va réaliser 3 superbes parades puis ne pourra rien sur l’égalisation amplement méritée de Cagliari, sur un but de l’attaquant Sau. 1-1 à la mi-temps et l’Inter, déçoit.  Seconde mi-temps, l’Inter pousse mais sans se montrer dangereuse. Le duo d’attaquant Sau-Pinilla fait énormément souffrir l’arrière-garde Interiste. Pourtant, sur une superbe action collective, amorcée par Cassano, Nagatamo va offrir un caviar à Milito. Seul à 3 mètres du but, son plat du pied passe au dessus. Et les ennuis vont continuer pour l’Inter. Sau, va s’offrir un doublé à la suite d’un nouveau contre de Cagliari. Poteau de Pinilla, Sau (profitant probablement d’un contrôle du bras de Pinilla…) plein d’opportuniste, marque. 2-1 pour Cagliari à la 65ème. Stupeur à San Siro, ce match est le remake de la défaite de Sienne, le 23 septembre dernier. Une semaine après sa défaite de Bergame, l’Inter confirme son coup de mou et le contrecoup de sa victoire de Turin. Pour ne rien arranger, Agazzi le portier sarde, sort le match de sa vie. 81ème, Stramacionni choisi de sortir Cassano à la place de l’argentin Alvarez. Sur son premier ballon, l’argentin déborde, centre, Astori reprend…contre son camp ! Egalisation de l’Inter. Les dix dernières minutes vont être un véritable attaque-défense. Agazzi enchaine les miracles et puis, 91ème minute. La polémique du match. Ranocchia est accroché dans la surface par Astori, déjà averti. Penalty évident. L’arbitre ne siffle rien. Furie de l’Inter. Stramacionni, d’ordinaire calme, est expulsé. Coutinho aura encore le temps de frapper deux fois, mais encore deux parades d’Agazzi offriront un point important dans la course au maintien pour Cagliari. L’Inter rate une grosse opportunité de revenir à 2 points. L’inter hurle contre l’arbitrage par l’intermédiaire de son président, Moratti. Le second but de Cagliari est entaché d’une main, penalty nié à la 91ème, une semaine après un penalty (très généreux) concédé contre l’Atalanta et un arbitrage discutable à Turin, l’Inter crie au scandale. « Silenzio stampa » ce qui signifie aucune déclaration à la presse pour les interistes. Cette « coutume » est utilisée en Italie pour contester un arbitrage que l’on estime « défavorable ». La guerre médiatique, est hélas, repartie avec la Juventus. Le club turinois a communiqué sur son site Internet, entretenant la polémique. On a l’impression, de retourner, hélas, sous l’époque du scandale « calciopoli ».

L’Inter a d’ailleurs très mal géré sa victoire de Turin, 1 point sur 6 pris depuis ce succès. Certes, l’Inter n’a pas été très heureux avec les arbitres ces 3 derniers matchs. Mais les lacunes criantes défensives à Bergame ainsi que contre Cagliari ont couté 4 points dans la course au titre. Le club du président Moratti, avait la possibilité  de réaliser une grosse opération dans la course au titre, en revenant à 2 points du leader. Il va falloir avant tout se concentrer sur la course à la C1. Cette journée  montre même que, l’Inter,  comme Naples, vont devoir avant tout se concentrer à la lutte pour la qualification pour C1. Ce week-end a confirmé que seule la Juventus pouvait perdre le scudetto. On se réjouissait du nul des champions en titre. Les rivaux sont passés au travers. Peut-être déjà une fois de trop.

La Fiorentina en profite

La Fiorentina n’a pas laissée passer sa chance. Cette équipe est à la « mode » et propose probablement le plus beau jeu de ce championnat. On s’attendait à un match difficile contre l’Atalanta Bergame, 6ème et qui venait de faire chuter l’Inter, après 10 succès d’affilés. La Fiorentina, une nouvelle fois privée de sa star Jovetic, n’a fait qu’une bouché de l’Atalanta. Victoire 4-1. Certes, l’Atalanta s’est retrouvée à 10 à la 45ème…mais il y avait déjà 3-1 pour les locaux.

Dans un stade plein, la « Viola » vole, 5 succès de suite. Les hommes de Montella reviennent à 1 point de l’Inter, second, rejoignent Naples à la 3ème place (27 points) et voient la Juventus à 5 points de retard. Cette équipe de la Fiorentina impressionne. Non seulement elle pratique un jeu superbe à regarder, articulée autour d’un milieu de terrain hyper technique (Valero-Pizarra-Aquillani (ce dernier auteur d’un doublé dont un coup franc splendide). Outre une régularité, une continuité très rapidement trouvée tant au niveau du jeu, que des résultats, en dépit d’une « révolution » sportive amorcée cet été, cette équipe n’est plus dépendante de Jovetic. On annonçait une dépendance de la Fiorentina à l’égard de son buteur et capitaine ? Depuis son absence sur blessures, 2 victoires, une à San Siro contre le Milan, une autre contre une des équipes les plus en forme de ce championnat, l’Atalanta, donc. Et à chaque fois, avec au moins 2 buts d’avance. Bref, tout va dans le meilleur des mondes pour la Fiorentina. Le propriétaire du club, Delle Valle, hué la saison passée, est dorénavant acclamé par les tifosi…Bref,  la Fiorentina est clairement un concurrent à prendre très au sérieux dans la course à la ligue des champions. Les hommes de Montella ne veulent pas s’imposer des limites. Et ils ont bien raison. Cette équipe peut nourrir des grandes ambitions et est un vent vraiment rafraichissant pour ce championnat italien. On le répète mais c’est une superbe équipe, bravo Montella.

Le derby pour la Samp, Palerme coule, Bologne se relance, Parme accroche l’Udinese.

Palerme, replonge dans la crise, une semaine après sa victoire contre la Sampdoria. Contre une équipe de Bologne, qui ne gagnait plus un match depuis le 30 septembre, le club sicilien a explosé et terminé la rencontre à 8. Zamparini, le président palermitain, a confirmé Gasparini à la fin match, lui qui avait remplacé Sanino en début de saison…autant dire que l’ancien coach de l’Inter est plus que jamais menacé. Prochain match : derby contre une équipe en forme du championnat : Catania. Bologne et son coach, Pioli, se donne de l’air et se relance.

Parme qui perdait 2-0 contre une équipe de l’Udinese, qui enchaine les matchs nuls, a effectué une belle remontée. 2-2 score inal. Les hommes de Roberto Donadoni confirment que Parme va se maintenir tranquillement et pourquoi pas ne pas jouer les trouble-fêtes dans le haut de tableau, comme en fin de saison passée ? En ce qui concerne l’équipe de Guadolin, elle ne parvient toujours pas à retrouver cette continuité de la saison passée, lui permettant d’obtenir une superbe 3ème place.

Enfin, le derby de la peur, un des derby les plus chauds et passionnés d’Europe.

Ce derby de la lanterne, Sampdoria/Genoa, n’a probablement jamais aussi bien porté son nom : le 19ème contre le 20ème au coup d’envoi. Une Sampdoria enchainant 7 défaites d’affilées, un Ciro Ferrara plus que jamais menacé, contre une équipe du Genoa, sur une spirale toute aussi négative, en dépit de l’arrivée d’un Del Neri, lui aussi bien parti pour se faire limoger. De quoi rendre ce derby, encore plus explosif qu’à l’accoutumée. Et c’est la Sampdoria, qui l’a logiquement emporté, 3-1.  En s’étant rassuré dès la première mi-temps en menant 2-0 (et le score pouvait être plus lourd), la Samdporia a assommé son rival. Ferrara souffle et voit son équipe remonter à la 14ème place. Le Genoa, lanterne rouge s’enfonce dans la crise, après avoir frôlé la relégation la saison passée

Luigi Del Neri peut se faire du souci. Ces résultats catastrophiques, sont la conséquence d’un mercato géré lamentablement par le président du Genoa, Preziosi.

La semaine s’annonce brulante.

KarimJ