Retour sur les résultats de cette journée et le classement.

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Avant de parler des matchs de cette douzième journée qui, il faut bien l’avouer, ont globalement été très peu emballant, petit devoir de mémoire.

 Ils n’ont pas oublié

 «20/10/82 : Nous nous souvenons » : Voici ce qu’on pouvait lire sur les banderoles de nombreux supporters russes ce weekend. Il y a trente ans, stade Louzhniki, le Spartak reçoit HFC Haarlem (Pays Bas) en coupe UEFA. Le Spartak mène 1/0 à l’approche de la fin du match. De nombreux supporters commencent à quitter le stade. Problème, le Spartak double la mise. Face à la clameur du stade, certains supporters vont marche arrière pour aller fêter ce but. Le couloir est étroit, les supporters vont dans des sens contraires, les gens se bousculent, certains tombent sans jamais pouvoir se relever. Des policiers sont accusés d’avoir bousculés des supporters quittant le stade. Officiellement, 33 personnes ont trouvé la mort dans ce drame. Une enquête indépendante de 1989 annonce un tout autre chiffre de 340 morts. Trente ans après, les russes n’ont pas oublié.

 Spartak/Anzhi

Certainement le meilleur match russe de cette 12° journée. Privé de Guus Hiddink, resté à Moscou suite à un problème de santé, l’Anzhi s’avance en leader face à un Spartak peu en forme qui a pris une claque avant la trêve à domicile contre le CSKA rival. Fidèle à sa philosophie, Emery est venu pour jouer, mais doit se passer d’Emenike. Welliton a donc sa chance, avec Ari et Bilyaletdinov pour l’épauler. Côté Anzhi, Boussoufa, Carcela et Shatov viennent en soutien du capitaine Samuel Eto’o. Le match est plutôt agréable mais assez engagé. Bilyaletdinov ouvre le score à dix minutes de la mi-temps. Mais c’est surtout la deuxième mi-temps qui sera intéressante. Comment va régir l’Anzhi qui n’a connu la défaite qu’à une seule reprise cette saison et qui reste sur 6 victoires consécutives ? Et très vite, un fait de jeu va venir aider les locaux. Dès le début de la seconde période, Kirill Kombarov reçoit un deuxième carton jaune (le premier ayant été reçu dans les arrêts de jeu de la première mi-temps) et laisse ses coéquipiers à dix. Emery réagit assez vite et fait entrer Jurado à la place de Welliton. Le choix est assez clair, le Spartak va tenté de ne pas trop subir et de conserver le ballon. Mais l’Anzhi est plein de ressource et Lacina Traoré sort du banc de touche pour venir en sauveur de son équipe. Son entrée coïncide avec une très bonne période pour l’Anzhi. Le ballon est très vite récupéré et circule parfaitement dans les pieds des milieux techniques que sont Carcela, Jucilei et Boussoufa. Eto’o se positionne en 9 ½ pour distribuer le jeu. En vrai leader, il encourage, place et organise l’animation offensive de son équipe.

Après une première énorme occasion, Traoré trouve finalement le chemin des filets après une très bonne passe d’Eto’o au cœur de la défense du Spartak. Le match tourne alors à l’attaque/défense et Traoré est tout proche du doublé suite à un raté de Makeev. Finalement, on se dirige vers un match nul lorsque le malheureux Insaurralde trompe Pesyakov et offre la victoire à l’Anzhi à l’ultime minute du temps additionnel. Cruel dénouement pour un Spartak courageux qui n’a pas été aidé par les faits de jeu. Avec cette défaite, le Spartak pointe déjà à 10 longueurs de son adversaire du jour. Mais le fond de jeu est là et les matchs à venir sont bien plus facile. Il faudra cependant bien négocier la double confrontation face au Benfica en LDC pour pouvoir espérer un bon parcours européen.

De son côté, l’Anzhi enregistre une nouvelle victoire, une de ces victoires qui font les champions. Certes, il est encore beaucoup trop tôt pour faire de telles prédictions, mais l’Anzhi maîtrise parfaitement son sujet et il sera de plus en plus difficile de les faire tomber. Seule ombre au tableau : la blessure de Lassana Diarra qui devrait être indisponible jusqu’à la trêve.

Penaltys salvateurs

Les autres matchs de cette journée n’ont pas de réel intérêt en terme de jeu. Le Zenit a toujours autant de mal dans le jeu. Hulk ne semble pas fait pour jouer dans cette équipe alors que Witsel s’intègre petit à petit. Face à un Kuban bien en place et toujours dur à battre, c’est finalement un penalty généreux obtenu en fin de première période et transformé par Kerzhakov qui va permettre au Zenit de s’en sortir et d’enchaîner une deuxième victoire consécutive avant de recevoir Anderlecht en LDC.

Dans un match un peu plus attractif, le CSKA s’en est également remis à une décision arbitrale pour faire la différence face au Rubin. Un penalty transformé par Elm à vingt minutes de la fin a permis au CSKA de débloquer une situation difficile avant que Musa ne donne plus d’ampleur à la victoire des coéquipiers de Honda.

Kokorin show

Le choc du bas de classement entre Mordovia et le Dynamo a vu les moscovites prendre le dessus et s’éloigner un peu plus de la zone dangereuse. Pourtant ce match a bien failli mal tourner pour les homme de Petrescu. Alors que tout allait pour le mieux depuis l’ouverture du score rapide de Kokorin en début de match, Mordovia se voit accorder un penalty, pour le moins discutable, par l’arbitre assistant. Shunin réalise l’exploit de capter le ballon directement, mais, de manière incompréhensible, l’arbitre décide de refaire tirer le penalty. Cette fois Ruslan Mukhametshin ne laisse pas passer l’occasion de remettre les deux équipes à égalité. Petrescu et ses hommes sont particulièrement énervés. Tout semble jouer contre eux depuis le début de la saison. Mais le Dynamo possède un jeune joueur qui s’affirme de plus en plus comme le futur avant centre de l’équipe nationale russe. Trois minutes après l’égalisation du Mordovia, Kokorin reprend de la tête un centre de Dzsudzak pour redonner l’avantage à son équipe. Malgré une dernière chaude alerte sur les buts de Shunin, le score en reste là, le Dynamo s’impose et se donne un peu d’air en bas de classement.

Plus tôt dans la journée, le surprenant Terek était allé s’imposer à Perm contre l’Amkar et ainsi confirmer sa place de troisième.

Enfin, le Lokomotiv, incapable de trouver l’ouverture malgré quelques énormes occasions, n’a pu faire mieux que match nul sur la pelouse de Rostov. Le Lokomotiv conserve sa cinquième place, mais pointe désormais à 8 longueurs de l’Anzhi solide leader du championnat.

Lundi, le dernier match de cette douzième journée a vu Volga l’emporter sur le terrain de Krylya Sovetov. Une tête plongeante de Belozetov sur corner, puis un arrêt de Kerzhakov sur un penalty particulièrement mal tirer par Kornilenko, font le bonheur de Volga. Il s’agit là de la deuxième victoire du club de Nizhny Novgorod en championnat. Cette première victoire depuis la première journée de championnat permet à Volga, toujours lanterne rouge, de ne pas se laisser trop distancer et de toujours croire au maintien.

Rusko