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Avant le championnat, l’Europe

Avant de passer aux matchs de championnat, petit retour sur les résultats russes en coupe d’Europe. Décidément, La LDC ne sourit pas aux clubs russes. Après une défaite très encourageante au Camp Nou, le Spartak a de nouveau perdu 3/2, cette fois contre le Celtic à domicile. Malgré un gros match et une domination permanente, les hommes d’Emery ont craqué après l’expulsion justifiée d’Insaurralde. 3/2, c’est également le score du Zenit. Auteur d’un début de match catastrophique et très vite mené 2/0, le Zenit s’est enfin remis à jouer pour revenir dans le match et parvenir à égaliser. Un coup du sort aura pourtant raison des hommes de Spaletti qui voient leur parcours en LDC bien compromis après leur première défaite à Malaga. Cependant, Spaletti pourra peut être trouver, dans la réaction de ses joueurs, les éléments d’un renouveau du Zenit.

 L’EL semble donc beaucoup mieux convenir aux clubs russes. Après deux matchs nuls prometteurs lors de la première journée pour l’Anzhi, sur la pelouse d’Udinese, et le Rubin, sur la pelouse de l’Inter, les deux équipes se sont tranquillement imposées ce jeudi. L’Anzhi est venu à bout des YB Bernes sur le terrain du Lokomotiv grâce à un doublé d’Eto’o. Même score pour le Rubin face au Partizan Belgrade.

 Russian Premier League

Après deux défaites consécutives en championnat, le Terek s’est repris, vendredi soir, à domicile en venant à bout de Rostov grâce, notamment, à un but du brésilien Ailton. Il s’agit là de la seule victoire à domicile lors de cette 11° journée russe.

Coup d’arrêt pour le Loko

Samedi, le Lokomotiv avait pourtant l’occasion de poursuivre sa bonne série et de bonifier le point ramené de Saint-Pétersbourg le weekend passé. Mais les hommes de Bilic se sont heurtés à un Kuban bien en place et n’ont jamais su trouver les solutions pour tromper la vigilance des protégés de Krasnozhan. Pire encore, le Lokomotiv s’est fait surprendre à 20 minutes de la fin par Bucur. Le roumain, tout juste entré un jeu, profite d’une défense apathique pour tromper Kresic d’une belle frappe croisée. Bilic, qui semblait avoir trouvé un équilibre pour son équipe, n’a cependant pas encore réglé le problème de l’animation offensive de son Lokomotiv. A noter le doublé de Danielo Neco qui s’installe en tête du classement des buteurs. Le brésilien, avant centre de l’Alania, s’est fait remarqué cette semaine, en déclarant être prêt à jouer pour la sélection russe.

Un Anzhi intraitable

Dimanche, en début d’après-midi, le Dinamo avait l’occasion d’enchainer, une semaine après être sorti victorieux du derby face au CSKA. Alors pourquoi voir ce match par le prisme du Dinamo alors que l’Anzhi est leader ? C’est très simple, dès la 9° minute, Kokorin, lancé en profondeur, va se présenter seul face à Gabulov, mais il est arrêté par Joao Carlos qui doit alors abandonner ses coéquipiers. Le coup franc ne donne rien mais le Dinamo a l’occasion d’évoluer en supériorité numérique pendant près de 80 minutes. Seulement l’Anzhi, qui n’a plus connu la défaite depuis leur déplacement sur cette même pelouse de l’Arena Khimki contre le CSKA (la seule défaite des hommes d’Hiddink en championnat) sait gérer les pires situations. Le Dinamo domine mais la défense de l’Anzhi tient bien. Diarra au milieu est très précieux alors qu’Eto’o reste une menace permanente pour l’arrière garde moscovite. Côté Dinamo, seul Kokorin semble réellement au niveau mais la réussite fuit l’avant centre.

Le match va prendre un autre tournant en début de seconde période lorsque Eto’o part en contre et voit son grand pont stoppé par la main de Schildenfeld. Le croate, dernier défenseur, rejoint Joao Carlos aux vestiaires. Dès lors, l’Anzhi va maîtriser le match et c’est assez logiquement que Zhirkov ouvre le score suite à un bon décalage de Carcela. Malgré quelques opportunités, on ne sent pas le Dinamo capable d’égaliser. Gabulov fait, comme à son habitude, un match très sérieux. En fin de match, Carcela, auteur d’un très bon match, lance Eto’o en profondeur. L’attaquant camerounais ne se fait pas prier et assure un peu plus la première place de son équipe au classement.

Avant de passer au derby moscovite, soulignons la performance du Rubin Kazan qui s’est fait surprendre en début de match et n’est jamais parvenu à égaliser malgré une écrasante domination. L’Amkar, habitué à ouvrir le score mais à finalement perdre ses matchs récemment, s’offre donc une victoire inattendue à Kazan.

CSKA tout puissant

Parce que le foot et les gros derbys ne sont l’apanage du football ouest européen, le championnat russe nous offrait également son gros match du dimanche avec ce Spartak/CSKA au Luzhniki.

Privé de Dzagoev, suspendu 5 matchs après son coup de sang du match dernier, et de Doumbia toujours blessé, Slutsky a opté pour un milieu suédois avec Elm et le retour de Wernbloom dans le 11 titulaire. Cauna sur le côté gauche, Tosic à droite et Honda dans l’axe doivent épauler Musa devant. Côté Spartak, De Zeuw est préféré à Carioca pour former le milieu de terrain en compagnie de Kallstrom. Devant, Ari doit tourner autour d’Emenike et redescendre pour aider dans la création. L’ambiance est au rendez-vous, le jeu également et le début du match est largement à l’avantage des hommes de Slutsky. Le milieu du CSKA prend le dessus sur celui du Spartak et le jeu s’installe dans la moitié de terrain des blancs et rouges. Suite à un bon relais entre Elm et Honda, ce dernier joue le une-deux avec Tosic puis trouve Musa démarqué dans le cœur de la défense du Spartak. Le nigérian ne manque pas l’occasion d’ouvrir le score. Le CSKA mène 1/0 et ne s’arrête pas en si bon chemin à tel point qu’Emery cherche déjà une solution à l’apathie de son équipe. 30° minute, Emery décide d’agir. Insaurralde sort, Dzyuba entre. Le choix est clair, il faut un poids supplémentaire au cœur de l’attaque du Spartak pour contrer ce milieu suédois qui règne sur le match. De plus, Musa seul devant peut être pris en charge par Pareja et Bryzgalov et Kombarov peuvent se charger de Tosic et Cauna. Le choix est très offensif mais Emery a le mérite de tenter quelque chose. De toute façon, il faut bien changer les choses.

Le Spartak retrouve un peu d’allant. L’équipe est positionnée plus haut sur le terrain et le pressing est plus efficace et Ari trouve la barre sur une action de classe. Malgré le mieux indéniable côté Spartak, le CSKA garde globalement la maîtrise du match et n’est pas trop mis en difficulté. Au contraire, c’est même le CSKA qui, en contre, semble pouvoir faire le plus de mal à son adversaire. C’est d’ailleurs ce qui va se passer en début de seconde période. Une action rapide, une passe de Musa pour Honda qui résiste au retour du défenseur pour tromper Pesjakov, remplaçant de Dikan, blessé. 2/0 le match semble plié. Mais le Spartak n’abandonne pas. Le pressing est plus efficace, le ballon est dans les pieds des protégés d’Emery et Dzyuba croit bien relancé son équipe lors qu’il trouve le chemin des filets. Mais de manière incompréhensible, l’arbitre assistant lève son drapeau. Grosse erreur puisque Dzyuba est couvert par 2 ou 3 joueurs et pas de peu. Ce fait de jeu, scelle définitivement le sort du match, le Spartak ne parviendra pas à marquer et le CSKA s’impose assez logiquement 2/0. Nouveau coup d’arrêt pour le Spartak qui n’arrive pas à enchainer les victoires. Le déplacement à Makhachkala lors de la prochaine journée s’annonce chaud. Le Spartak ne peut plus se permettre de nouveaux faux pas et perdre contre l’Anzhi reviendrait certainement à laisser définitivement échapper le titre. De son côté le CSKA se reprend après sa défaite surprise contre le Dinamo et reste bien installé à la 2° place du classement.

Le Zenit à la relance

Comme annoncé en préambule, le Zenit a peut être retrouvé une cohésion lors du match de LDC contre le Milan. Certes, défensivement, l’absence de Denisov est très importante, mais Spaletti semble avoir redonné à son équipe une certaine cohérence et une envie de jouer ensemble perdue depuis début septembre. Le Zenit s’impose donc à Krasnodar aux termes d’un match assez compliqué au cours duquel la défense du Zenit a été mise à mal par les coéquipiers de Movsisyan. L’entrée de Zyrianov a été l’élément clé de la victoire du Zenit. Après avoir ouvert le score, le russe a offert le but du 2/0 à Faizylin. Notons également le bon match de Semak pour son retour de blessure. Le Zenit se relance mais reste à 5 points de l’Anzhi.

Rusko