30 buts en 8 matchs, un classement chamboulé, une crise interne au Zenit, voilà à peu près ce qu’il faut retenir de cette 9° journée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Tout à commencer vendredi, lors du match avancé qui a vu Krasnodar et Movsisyan, désormais meilleur buteur du championnat, humilier le Mordovia, 6/1. La journée de championnat est lancé, place à un samedi riche en émotions.

Dzagoev, Kokorin, Hulk, Obina, Maicon : des styles différents mais des buts déguster sans modération

Incroyable scénario à Nizhny Novgorod où le CSKA est passé par toutes les émotions possibles. Toujours handicapés par l’absence de Doumbia (et de Necid), le CSKA a bien du mal à peser sur la défense de Volga. Pire encore, avec Wernbloom sur le banc, on sent cette équipe assez fébrile au milieu, manquant d’impact à la récupération. C’est donc assez naturellement que Volga en profite pour ouvrir le score, puis pour doubler la mise sur un coup franc direct de Sapogov. 2/0 à la mi-temps sans qu’il n’y ait grand chose à redire.

Le début de la deuxième mi-temps est tout aussi inquiétant pour les hommes de Slutsky, incapables d’entrer dans la surface adverse. C’est d’ailleurs sur un frappe de loin de Dzagoev qui le match va prendre une autre tournure. À 2/1, le CSKA y croit plus et la fébrilité gagne les rangs de Volga. Non content d’avoir remis son équipe sur les bons rails, Dzagoev va nous gratifier d’un des buts du weekend : un ciseau parfaitement exécuté qui ne laisse aucune chance au gardien, 2/2, il reste 20 minutes à jouer. Pourtant, le CSKA a toute les peines du monde à s’approcher des buts d’Abaev, et c’est sur une inspiration de Honda, que Musa trouve la faille et offre la victoire, ainsi que la première place, aux siens, dans les derniers instants du match. Cruel dénouement pour Volga qui pensait bien tenir là un résultat intéressant dans l’optique du maintien. Finalement cette journée va se retourner contre Volga.

Un Dinamo enfin lancé ?

En effet, à la lutte dans les fins fonds du classement, le Dinamo reçoit l’Amkar avec l’obligation de l’emporter. Pour ce match, Petrescu change son équipe et Janschter sur le côté gauche, ainsi que Sapeta et Ropotan dans l’axe font leur apparition. Berezosvky est aligné dans les buts, à la place de Shunin absent, et c’est lui qui va lancer le match. Une relance au pied désastreuse qui profite à Yakobko qui ouvre le score pour Amkar. Fort heureusement pour son équipe, Janschter égalise 5 minutes plus tard et ne laisse pas le doute s’installer encore plus dans les têtes moscovites. 1/1 à la mi-temps, mais l’Amkar joue à 10 suite à l’expulsion de Chenrenchikov, l’occasion est belle pour le Dinamo.

Et les coéquipiers de Kuranyi vont y mettre de la bonne volonté. Les situations dangereuses dans la surface adverse se multiplient mais le réalisme fuit le Dinamo. C’est finalement Kuranyi qui va délivrer les siens en reprenant d’une tête rageuse un centre de Dzsudzsak. Quelques minutes plus tard, Kokorin, d’une superbe reprise de volée pied droit, assure la victoire à son équipe. Mais le Dinamo reste convalescent. Comment une erreur d’inattention aussi grossière est-elle possible? En effet, un coup franc vite joué aux abords de leur surface permet à l’Amkar de revenir à 3/2, trop tard cependant pour priver le Dinamo de sa deuxième victoire de la saison.  Le Dinamo sort donc de la zone de relégation et va pouvoir préparer son match de coupe contre le Torpedo plus sereinement, avant de revenir au labeur du championnat avec un déplacement chez le CSKA qui partage l’Arena Khimki avec le Dinamo, avant de recevoir l’Anzhi ?

 Zenit : c’est grave docteur ?

 A peine remis de nos émotions que le Zenit nous attend du côté de Samara pour y affronter Krylya Sovetov. Un match a priori tout à fait abordable et qui ne doit pas poser de problème au Zenit. Pourtant depuis quelques temps, le Zenit prend beaucoup de but. Hubocan est blessé et Alves n’est pas bon et plus encore Criscito est blessé et Yanbaev est ridicule.

Mais le problème est encore plus profond. Depuis l’arrivée de Hulk et Witsel dans les derniers jours du mercato, quelque chose semble casser dans le vestiaire. En fait, c’est très simple, des joueurs russes n’acceptent pas que les nouvelles recrues est un salaire nettement supérieur au leur. Parmi les leaders on compte Igor Denisov, le maitre à penser de l’équipe, connu pour son caractère. Denisov a tout simplement refuser de jouer le match ! S’il ne remet pas en cause la valeur d’Hulk et de Witsel, il tempère l’engouement et surtout pointe l’absence de reconnaissance du club vis à vis des joueurs russes. Denisov n’est pas seul, Kerzhakov fait également parti des frondeurs, mais sera pourtant aligné au début du match avant de sortir à la mi-temps. Dans le vestiaires, Malafeev, capitaine de l’équipe, ainsi que Bystrov et Anyukov ont également pris fait et causes de leurs coéquipiers en équipe nationale. Face à cette situation, la position du club est claire : Denisov est en faute et il va d’ailleurs aller s’entraîner avec les équipes de jeune pour une durée indéterminée, tout comme son compère Kerzhakov et quelque chose me dit que la situation n’est pas prêt de changer. En effet, Denisov avait refusé de rejoindre la sélection pour l’euro 2008, il est aussi fou dans la vie que talentueux sur le terrain et je ne le vois pas céder facilement aux dirigeants de son club de toujours. L’ambiance est donc loin d’être idéale. Les joueurs devraient se réunir mais on se doute bien que l’intégration de Hulk qui doit déjà faire face à la différence de culture et surtout de langue, et de Witsel est déjà bien compromise. Et le terrain dans tout ça ? Catastrophique ! Où est passé le Zenit joueur qui avait humilié tous ses adversaires en début de saison ? Les conflits internes ont pris le dessus et le jeu s’en ressent. Après avoir pris l’eau à Malaga dans la semaine, c’est cette fois-ci, la très modeste équipe de Krylya Sovetov qui met à mal ce Zenit. 2/0 à la mi-temps, une défense aux abonnés absents, un milieu de terrain perdu et aucune cohésion.

La deuxième mi-temps sera toutefois bien meilleure. Le Zenit met enfin le pied sur la ballon mais la fluidité n’est plus là. C’est finalement Hulk qui, d’une frappe de loin tutoyant la barre, permet à sa nouvelle équipe de croire en un scénario incroyable. Après tout, les deux premiers matchs du jour se sont bien soldés par un 3/2, donc tout est possible. Et l’espoir prend encore plus forme lorsque Shirokov égalise à 12 minutes de la fin, de quoi laisser suffisamment à son équipe pour l’emporter sur le fil. Entre temps, Epureanu s’est fait expulser, ce qui facile également la tâche des hommes de Spaletti. Mais, malgré plusieurs énormes opportunités, le score en reste là.

Une seule victoire sur ses 5 derniers matchs de championnat, Spaletti va devoir trouver les mots pour ressouder son équipe, régler les conflits internes et repartir de l’avant avec tout d’abord un match de coupe à Baltika, puis la réception du Lokomotiv avant de recevoir le Milan en LDC.

Terek pris qui croyait prendre

Pour ce dernier match du samedi, le Terek recevait le Lokomitv à l’Akhmat Arena. Leader avant cette journée, comment le Terek allait-il aborder ce match face à un Lokomotiv certainement moins joueurs que ses précédents adversaires. Après un premier acte insipide, le Terek décide de prendre les choses en main et se montre plutôt à son aise. Le Lokomotiv passe à côté de son match et on se dit que le Terek a largement la place pour s’adjuger ce match. Mais, on se souvient également des précédentes victoires du Terek, presque toutes acquises en défendant et en contrant. Vers l’heure de jeu, Bilic, qui sent que son équipe n’est pas bien du tout, décide de faire entrer Obina et Maicon à la place de Glushakov et Caicedo. 5 minutes après ces changements, sur un nouveau coup franc de Samedov, Grigorev ouvre le score d’une tête de près. Peu habitué à être mené au score, le Terek se souvient quand même du match contre le Spartak où ils avaient réussi à inverser la tendance pour finalement s’imposer en fin de match. Cette fois, le résultat sera tout à fait différent et le Lokomotiv va assurer sa victoire dans les 10 dernières minutes. Dans un premier temps Obina place une frappe magnifique à l’entrée de la surface et ne laisse aucune chance au portier du Terek. Quelque minutes plus tard, sur une attaque rapide, Maicon sollicite le une-deux avec Torbinsky, ce-dernier, d’une génial talonnade retrouve son coéquipier qui entérine la victoire moscovite.

3/0, le Lokomotiv se replace dans le haut du classement. Bilic semble avoir trouver l’équilibre qu’il manquait à son équipe. Les milieux de terrains sont plus travailleurs et moins offensifs. Reste à trouver une réelle animation offensive qui ne soit pas basée uniquement sur la vitesse de son avant centre. Le Terek enregistre, quant à lui, sa deuxième défaite cette saison, mais reste à la portée des leaders.

 Les gros font le job pour conclure la journée

Dimanche, en début d’après-midi, le Spartak a assez facilement disposé de Rostov, grâce à des buts d’Emenike (X2) et d’Ari, alors que Sinama Pongolle a ouvert son compteur but en Russie. En fin d’après-midi, le Rubin Kazan s’est débarassé du Kuban Krasnodar grâce à un but de Bocchetti.

Enfin, lundi soir, l’Anzhi est allé s’imposer à Vladikavkaz, le but de Lacina Traoré en début de match suffisant au bonheur des hommes de Guus Hiddink qui s’emparent par la même occasion de la 2° place, un point derrière le CSKA.

Rusko