Retour sur les parcours des clubs russes en Europa League et Ligue des Champions

Revenons dans un premier temps sur les performances plus que mitigées des clubs russes en Europa League. Je n’attendais pas une grande performance du Dinamo contre Stuttgart et, dès le match aller, l’affaire a été assez vite plier. Défaite 2/0 à l’aller, match nul 1/1 au retour sans jamais avoir été en position d’inverser la tendance. L’élimination est logique d’autant plus si on regarde les performances de l’équipe en championnat.

L’énorme désillusion nous vient du CSKA. Après avoir ramené une victoire 1/0 de l’AIK grâce à un but de Honda, le match retour aurait du être une formalité. Et pourtant, un contre suédois en début de match a remis les deux équipes à égalité. Derrière, l’ultra domination du CSKA n’a jamais été récompensée. Que de maladresse et de mauvais choix dans les derniers gestes.  Finalement, ce qui devait arriver arriva et sur la seule incursion de l’AIK dans la surface du CSKA en 2° période, le corner obtenu est fatal au CSKA. On jouait alors la 90° minute et le CSKA devait marquer 2 buts pour se qualifier.

La seule lueur russe en EL est venue de l’Anzhi. Après avoir bien maitrisé ses tours préliminaires, l’Anzhi devait faire face à l’AZ. Premier match à « domicile »*, à Moscou, dans une ambiance très particulière, l’Anzhi l’emporte 1/0 grâce à un but de Lacina Traoré.

Le retour s’annonce plus compliqué, mais l’affaire n’est pas insurmontable. D’ailleurs très vite, la qualification sera en poche. Avec des buts de Boussoupha puis d’Eto’o en première mi-temps, l’Anzhi scelle le sort de cette confrontation. Le match tournera alors en correction pour un score final de 5/0 (buts de Traoré, Carcela et Lahiyalov).

Qu’en est-il du tirage au sort ?

L’Anzhi se retrouve dans une poule relevée avec Liverpool, Udinese et les Young Boys de Berne. La qualification sera difficile à obtenir mais le défi n’est pas insurmontable pour les hommes de Hiddink. Le lieu des matchs à domicile pourrait être déterminant, certains joueurs ayant notamment déclaré ne plus vouloir jouer à Moscou.

Deuxième club russe qualifié en phase de poule de l’Europa League, le Rubin Kazan a pu profiter de son statut de tête de série du deuxième chapeau pour se retrouver dans un groupe abordable. Les hommes de Berdyev devront défier l’Inter qui devrait être au dessus dans ce groupe, même si les clubs italiens jouent rarement l’Europa League à fond. A priori, la qualification se jouera entre le Rubin et le Partizan Belgrade. Le Nefchti Bakou essayera, quant à lui, de troubler la hiérarchie.

Passons à la Ligue des Champions. Après un match aller difficile mais logiquement remporté à domicile**, le Spartak devait aller chercher sa qualification en Turquie avec la peur que le but encaissé à domicile ne soit fatal. Cette crainte est très vite dissipée lorsqu’Ari ouvre le score pour le Spartak. Dès lors, Fenerbahçe va ultra dominer le match. Dikan, aidé à quelques reprises par sa transversale, permet de retarder l’échéance de l’égalisation turque. Mais Sow finit par tromper l’arrière garde russe. La fin du match sera insoutenable pour les supporters du Spartak, Fernebahçe étant très prêt d’arracher la prolongation. Finalement, dans la douleur, le Spartak obtient sa qualification et rejoint le Zenit en LDC.

Qu’en est-il du tirage au sort ?

Dans le 3° chapeau, le Spartak a hérité d’un groupe difficile avec le Barça, Benfica et le Celtic. Si le Barça fait office d’ultra favori et devrait terminer premier de ce groupe, le Spartak a un coup à jouer pour la 2° place. Pour cela, il faudra bien négocier les deux matchs face au Celtic et battre Benfica, ce qui ne sera pas une mince affaire. Benfica est favori pour la 2° place, mais le Spartak aura son mot à dire. En tout cas, la 3° place et donc un repêchage en Europa League est l’objectif minimum du club russe dans ce groupe

Le Zenit se retrouve, quant à lui, dans un groupe largement à sa portée. Je dirais même que le Zenit est le favori du groupe. L’effectif du Milan me semble inférieur à celui du Zenit, Malaga est un novice à ce niveau et Anderlecht sera un adversaire à ne pas négliger mais loin d’être un adversaire de la catégorie du Zenit.

Tout autre résultat qu’une qualification pour les 8° de finale serait une contre performance.

Rusko