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En ouverture de cette 7° journée, le Zenit se déplaçait à Saransk pour y affronter le Mordovia avec la ferme intention de renouer avec le succès après sa défaite à domicile contre le Rubin, qui faisait suite au match nul ramené de Makhachkala. Dans un match a priori facile, le Zenit a fait le boulot avec un but de Zyrianov en première mi-temps puis un doublé de Kerzhakov pour son retour de blessure.

Samedi, les tombeurs respectifs du Zenit et du Spartak le weekend passé s’affrontaient à Kazan. Malgré une domination outrageuse, le Rubin s’est fait surprendre par le Terek. En effet, un premier but de N’Douassel en première mi-temps sur une des rares excursions du Terek dans la surface du Rubin, puis un but victorieux de Mitrishev en fin de match permettent aux hommes de Cherchesov de poursuivre leur étonnant parcours en championnat et de rejoindre le Zenit en tête du classement. Le hasard faisait bien les choses, le prochain match oppose justement le Zenit au Terek !

Un long dimanche de football

Le dimanche nous offrait plusieurs matchs intéressants à voir avec en apothéose le Lokomotiv/Spartak sur lequel je viendrai un peu plus tard.

En début d’après midi, le CSKA se déplaçait à Krasnodar. Après la désillusion de jeudi et l’élimination de l’Europa League par le modeste club suédois de l’AIK (victoire 1/0 à l’extérieur puis défaite 2/0 à domicile), les joueurs du CSKA avaient à cœur de se reprendre.
Mais les carences aperçues en Europe en milieu de semaine ont resurgi. Les mauvais choix dans la dernière passe ou dans le dernier geste sont légions. Finalement, Musa, bien lancé par Berezutksy, va ouvrir le score à l’heure de jeu, but qui sera suffisant pour offrir la victoire à son équipe.
Le CSKA s’empare seul de la troisième place, à 1 point des leaders.

Peu après, un autre duel entre un club moscovite et un club de Krasnodar avait lieu : Dinamo/Kuban.

Après leur première victoire en championnat la semaine passée, sur le terrain du Lokomotiv, les hommes de Petrescu ont l’occasion d’enchainer et de faire oublier l’élimination de l’Europa League face à Stuttgart.

La première mi-temps est équilibrée. L’ex équipe de Petrescu n’est pas venue à Moscou pour se laisser faire et pour permettre à son ancien entraineur de quitter la dernière place du classement. Dans les arrêts de jeu, Noboa, d’un tir de loin à ras du poteau, permet au Dinamo de rejoindre les vestiaires avec un but d’avance. Ce but va donner beaucoup de confiance aux moscovites qui ne seront que peu mis en danger. Semshov aura même l’occasion de doubler la mise mais trop facile dans le face à face, il voit son lob parfaitement arrêté par Belenov.

C’est certainement le tournant du match, puisque quelques minutes plus tard, Fidler profite d’un mur peu soudé pour faire passer le ballon sous le mur et remettre les deux équipes à égalité.
Dès lors, la fébrilité regagne les rangs du Dinamo et le Kuban est très proche de prendre l’avantage notamment par l’intermédiaire d’Ibrahima Balde. Alors qu’on se dirige vers un match nul, le Kuban mène une dernière contre attaque. L’action est plutôt mal menée, mais le ballon parvient à Ozibiliz qui d’une frappe magnifique trouve la lucarne de Shunin.

Décidément rien ne veut sourire au Dinamo en ce début de saison et l’équipe reste engluée à la dernière place du classement avec 3 petits points. Le Kuban, quant à lui, rejoint le Rubin à 4 points des leaders.

Deux mots sur l’Anzhi qui, dans un déplacement plus qu’abordable, a fait le boulot et ramène 3 points du Samara, grâce à des buts de Samba et Traoré. L’Anzhi reste à 2 points des leaders.

Enfin, le dernier match de la journée, voyait le Spartak se déplacer au nord-est de Moscou, dans le quartier de Cherkizovo pour y affronter le Lokomotiv, dans un remake du dernier match du championnat de la saison passée qui avait vu le Spartak mettre le feu, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.

Le stade est plein, les supporters du Spartak sont nombreux et se font entendre. J’aurais aimé être sur place, mais depuis mon streaming, l’ambiance semble excellente. Le début du match est à sens unique. Les hommes d’Emery exercent un pression énorme sur le milieu renforcé (le Lokomotiv ne joue qu’avec un attaquant et avec des ailiers moins offensifs qu’habituellement). Pressing payant puisque dès la 6° minute, suite à une récupération haute, Dzyuba décale Dmitri Kombarov qui, d’une frappe croisée puissante, ouvre le score. Loin de s’arrêter en si bon chemin, le Spartak ne dessert pas l’étreinte et continue d’asphyxier cette équipe du Lokomotiv totalement dépassée par le pressing adverse. Mais le score n’évolue pas et le Lokomotiv rejoint les vestiaires avec ce petit but de retard.

La deuxième mi-temps sera toute autre. Le Spartak n’est pas aussi bien et le Lokomotiv monte d’un cran dans le pressing. Pavluychenko est entré à la mi-temps à la place d’Ozdoev pour un choix résolument plus offensif de la part de Bilic. Et très vite, le choix va s’avérer judicieux. Sur un corner de Samedov, N’Doye, qui commence à s’imposer dans cette équipe, remet les deux équipes à égalité. 6 minutes plus tard, sur un coup franc du même Samedov, le Spartak joue le hors jeu, malheureusement Kombarov ne suit pas et Pavlyuchenko en profite pour donner l’avantage à son équipe et ainsi faire exploser les supporters du Lokomotiv. La fin du match sera plus équilibrée. Emery va jeter toutes ses forces dans la bataille. Emenike aura notamment une énorme opportunité de la tête. Mais finalement, c’est bien le Lokomotiv qui l’emporte et qui se relance après se défaite contre le Dinamo la semaine passée.

Le Spartak enchaine une deuxième défaite consécutive en championnat, et pour la 2° fois, les hommes d’Emery avaient les choses en main et menaient au score.

Le championnat est plus passionnant que jamais. 8 équipes se tiennent en 4 points après 7 journées de championnat. Le Kuban confirme sa bonne saison passée et le Terek surprend tout le monde. Finalement, la seule déception du championnat pour l’instant n’est autre que le Dinamo, toujours bon dernier.

Rusko