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Si la première journée a offert 7 victoires à l’extérieur, les clubs ont particulièrement mal voyagés cette semaine. Montpellier, Rennes, Sochaux, Troyes, Reims, Evian et Saint-Etienne se sont tous inclinés en déplacement et Paris, Nancy et Nice n’ont rapporté qu’un point de leur déplacement respectif à Bastia, Lille et Valenciennes.  Cette journée est marquée par la victoire « facile » de Marseille sur Sochaux, 2-0. Un match que les marseillais ont maîtrisé, bien aidé par la prestation des hommes d’Eric Hely. Dans son nouveau stade, Lille n’obtient que le match nul contre Nancy. Jean Fernandez montre une fois de plus toutes ses capacités à faire déjouer l’équipe adverse, particulièrement contre les grosses équipes de notre championnat. Brest l’emporte sur son terrain contre Evian et Obraniak offre la victoire à Bordeaux contre Rennes. Lorient, mené tout le long du match, renverse Montpellier dans les dernières minutes, pour le plus grand plaisir de Christian Gourcuff. Saint-Etienne s’incline logiquement à Toulouse dans un match que les stéphanois n’auront jamais joué. Un véritable non-match des verts qui aura juste permis à Ruffier de briller, au grand dam de Christophe Galtier. Enfin, cette journée s’est clôturée par un score nul et vierge entre Ajaccio et Paris. Emmenés par un très bon Johan Cavalli, les Ajacciens pourront nourrir de quelques regrets. Les parisiens n’ont jamais semblé être dans le rythme de la rencontre. La prestation des hommes d’Ancelotti pourrait se résumer au premier duel perdu à l’épaule par Chantôme à la 20ème seconde. L’attitude des joueurs parisiens qui oscille entre nonchalance et agacement laisse planer quelques doutes sur la capacité des joueurs à appréhender le nouveau statut du Paris-Saint-Germain et sur ce qui va les attendre tous le weekend. Pas certain que les « pétages de plomb » de Lavezzi et Ancelotti, tous deux justement expulsés, n’arrangent les choses. Alors qu’on se dirige vers un match nul, une panne de projecteur vient interrompre le temps additionnel et plonger le stade François Coty dans le noir le plus total. Une interruption de vingt minutes qui profitera à chacun de se calmer et de retrouver la lumière, au cours d’un match plutôt électrique.

Fil rouge de la journée : Lyon – Troyes

Pour sa première sortie à domicile, Lyon affrontait les hommes de Jean-Marc Furlan. Une occasion pour Lyon d’engranger les points avec un effectif, qui sera probablement chamboulé d’ici la fin du Mercato. Bastos et Reveillère, les probables partants laissent leur place à Lisandro et Dabo. Le match débute sur un faux rythme. Les Troyens, bien organisés, attendent bas, et laissent le ballon à l’équipe Lyonnaise. Après seulement quelques minutes de jeu, Gourcuff se blesse au genou sur un duel et est obligé de laisser sa place à Grenier  Il faut attendre 20 minutes pour voir la première grosse occasion Lyonnaise. A la suite d’un corner, le gardien troyen repousse la tête de Gonalons, mais Gomis, à bout portant, rate le cadre.

Peu avant la mi-temps, Troyes va se créer la meilleure occasion de la première mi-temps. Obbadi, profite d’une erreur de relance de Cris pour se présenter seul devant Lloris mais sa frappe, trop croisée, passe à côté. Un avertissement, sans frais pour le moment.

La deuxième mi-temps redémarre sur les mêmes bases que la fin de la première mi-temps. Sur un centre de N’Sakala, Cris trop court laisse le loisir à Bahebeck d’ajuster le portier lyonnais. Il n’en fallait pas moins pour débloquer ce match, et réveiller les joueurs lyonnais. Lisandro, crocheté dans la surface, obtient un pénalty que Thuram détourne parfaitemen.. Sur le corner qui suit, Gomis bien seul, reprend victorieusement le ballon de la tête et permet à son équipe de revenir au score. Les occasions franches se font rares du côté lyonnais et seuls les coups de pieds arrêtés semblent débloquer la situation. Sur un Corner, la tête de Cris est repoussée sur la ligne par un joueur troyen mais Bastos, tout juste rentré, envoie le ballon dans la lucarne troyenne d’un sublime retourné acrobatique. Le match semble avoir choisi son camp. Quelques minutes plus tard, l’arbitre exclut Faussurier, coupable d’une semelle sur Cris. A 10 contre 11, les lyonnais vont alors profiter des espaces. Lisandro et Gomis aggraveront la marque en fin de match.

Lyon s’impose ainsi 4-1. Le score est relativement flatteur, compte tenu des 45 premières minutes lyonnaises. L’ouverture du score de Bahebeck en début de deuxième mi-temps a paradoxalement réveillé les Gones. Bastos et Gomis, deux joueurs sur le « départ » sortent l’Olympique Lyonnais d’un match mal engagé et permettent à Lyon de faire le carton plein en ce début de saison.

The Wolfman