Back from Luzhniki

Place à la Ligue des Champions cette fois, avec une affiche prometteuse entre le Spartak et Fenerbahçe. Arrivé près d’une heure avant le match, je suis déjà surpris par le nombre de supporters déjà présents aux abords du stade et dans le métro. Je passe devant la statue de Lenine, placée à l’entrée du stade et peux prendre place tranquillement dans les tribunes. Les supporters du Spartak ne sont pas encore groupés et trop éparpillés mais on sent déjà qu’ils seront nombreux.

Les supporters du Fener sont en revanche tous déjà présents et se font entendre alors que les meilleurs moments et les 10 plus beaux buts de la dernière LDC passent sur les écrans géants. Le stade se rempli petit à petit et je dirai que le stade était plein à moitié (toujours ce problème de grandeur du Luzhniki, problème qui prendra fin avec le nouveau stade du Spartak, actuellement en construction). Côté compo, McGeady retrouve son poste côté droit et Romulo garde le sien au côté de Karioka au milieu. De Zeuw est une nouvelle fois sur le banc et semble avoir reculer dans la hiérarchie depuis l’arrivée de Romulo. Devant, Emenike et Ari ont été préféré à Welliton et Dzyuba (comme d’habitude d’ailleurs). Du côté turc, notons la présence en défense centrale de Joseph Yobo, sur le front de l’attaque de Kyut et Moussa Sow (qui vont alterner entre axe et aile) et de Memet Topal au milieu.

Le match commence et les supporters se font entendre comme il se doit. D’ailleurs ils seront très actifs tous le match et l’ambiance sera très bonne. Les supporters du Fener m’ont en revanche un peu déçu, malgré quelques sursauts à quelques reprises. Le Spartak débute parfaitement le match. Gros pressing, jeu en place, volonté offensive, le Fener est asphyxié. Mais une nouvelle fois, le Spartak ne va pas profiter de cette supériorité et petit à petit les turcs vont sortir la tête de l’eau et faire jeu égal avec les russes. Ainsi, au terme d’une première période de bonne facture, les deux équipes retournent aux vestiaires sur un score nul et vierge. A noter que Romulo s’est blessé et à du sortir, remplacé par De Zeuw

Le retour du vestiaire est avant tout marqué par les supporters du Spartak qui, comme ils en ont l’habitude, mettent le feu en tribune (fumigènes et bombes agricoles sont légions). Emery a décidé de changer un peu son dispositif. Ainsi ses latéraux sont beaucoup plus haut et Karioka descend d’un cran pour se retrouver en défense centrale à la base de la relance et de la création du jeu. D’ailleurs, il est intéressant de noter que toutes les relances de Dikan sont courtes et le long ballon devant reste la dernière solution envisagée. Le Spartak veut la victoire et s’en donne les moyens. Il n’est pas rare de n’avoir que deux défenseur en place, voire un seul lorsque que Pareja ou Suchy décide de venir aider temporairement dans la circulation du ballon. Le match va alors s’animer peu avant l’heure de jeu. Et c’est le Fener qui porte la première banderille par l’intermédiaire de Cristian qui oblige Dikan à s’employer et sortir un magnifique arrêt. Quelques minutes plus tard, Kombarov déborde côté gauche et adresse un centre parfait pour Emenike qui ne se fait pas prier et ouvre le score. Le stade explose littéralement.

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Dès lors, les supporters sont chauds et poussent leurs joueurs à aller chercher une victoire plus importante. De plus, le Fener a pris un vrai coup derrière la tête et semble prêt à craquer. Et pourtant, c’est le Fener qui va égaliser. La défense inattentive, la sortie incompréhensible de Dikan vont aider Sow à servir Kuyt, complètement seul au second poteau.

Le Spartak ne semble pas pour autant abattu et va d’ailleurs très vite reprendre sa marche en avant. Et puis vint l’éclair! Une combinaison sur corner qui voit un joueur prendre tout son temps pour poser le ballon pour finalement laissé McGeady tirer le corner. C’est le signal. Kombarov est prêt, McGeady adresse une centre millimétré qui arrive à l’entrée de la surface. Kombarov ne se pose pas de question et reprend le ballon de volée pour redonner l’avantage à son équipe.

Le stade explose. Le Spartak ne se laissera plus surprendre. L’entrée de Krasic, conspué à chaque ballon touché (ancien joueur du CSKA) n’y changera rien. C’est même le Spartak qui aura l’occasion de donner plus d’ampleur à sa victoire, mais McGeady manquera de lucidité à l’entrée des six mètres et oubliera ses coéquipiers seuls dans l’axe. La fin du match est équilibrée mais on est plus proche d’un but sur contre du Spartak que d’une égalisation du Fener. Le Spartak l’emporte donc sur ce score « bâtard » de 2/1. Le Fener a encore toutes ses chances et tout reste très ouvert pour la qualification.

A noter que, comme lors de chaque rencontre, une bonne partie des joueurs du Spartak prennent le temps de venir saluer les supporters.

Rusko