Le choc entre le Zenit et le Dinamo aura été décevant. Le match n’a pas été d’un grand intérêt et sans forcer, le Zenit s’est imposé 2/0. Deuxième match à l’extérieur et deuxième défaite pour le Dinamo, qui entame sa campagne européenne avec un déplacement à Dundee dès jeudi.

L’énorme surprise de cette journée nous est venue de Perm, où l’Amkar a pris le meilleur sur le CSKA en s’imposant 3/1. Décidemment, depuis la fin de la première phase du championnat 2011/2012, le CSKA n’a remporté que 2 match (contre le Spartak, en 2012) et a laissé échapper la deuxième place du championnat qui lui tender les bras. Le CSKA n’est pas au mieux depuis fin novembre 2011. Et ce ne sont pas les expulsions de Dzagoev et Ignashevich qui vont arranger les choses pour la venue du Zenit le weekend prochain. Seule bonne nouvelle pour l’équipe de l’armée, les signatures de Matias Suarez et Rasmus Elm, qui vont apporter de la concurrence et certainement donner un coup de fouet à l’ensemble de l’effectif.

Le Spartak a souffert pour venir à bout de Volga. Dominateur mais rapidement mené 1/0, le Spartak a beaucoup tenté, notamment en passant par les côtés pour de centres en direction de Dzyuba, mais s’est longtemps heurté à sa propre maladresse ou au gardien adverse. Un tir de loin de McGeady avant qu’Ari n’obtienne un penalty, que Kombarov va se charger de transformer, à la dernière minute.

L’Anzhi, a bien cru connaitre sa première défaite de la saison. Pourtant dominateur en début de rencontre, les hommes de Guus Hiddink vont se tirer une balle dans le pied. Tout d’abord, Lacina Traoré, seul face au gardien, manque son duel. Puis ce même Traoré a deux opportunités énormes sur un corner, où cette fois il joue bien le coup, mais le défenseur puis le gardien, Pletikosa, sauve Rostov. Sur l’action qui suit, Jucilei se fait expulser. Et comme les malheurs n’arrivent jamais seul, Lacina Traoré se blesse tout seul (blessre musculaire) et doit céder sa place à Zhirkov. Malgré cela, les coéquipiers d’Eto’o vont trouver la faille sur un coup franc de Tagirbekov en début de seconde période. Mais Rostov va revenir grâce à un penalty et va même prendre l’avantage à 3 minutes de la fin.

Mais, comme l’a souligné Hiddink après le match, ses hommes ont fait preuve de caractère, et, sur le dernier coup franc du match, Tagirbekov profite d’une remise de la tête de Samba pour propulser le ballon au fond des filets et arracher le point du match nul. Enfin, à noter la première victoire du Rubin Kazan face à Alania et de Kuban face à l’autre promu, Mordovia.

Le fil rouge de la journée : Lokomotiv – Krylia Sovetov

Le Lokomotiv a assuré l’essentiel en s’imposant à domicile face au Krylia Sovetov, mais les hommes de Bilic devront montrer autre chose dans le jeu. Après avoir suivi un Zenit/Dinamo pour le moins très moyen en début d’après-midi, match qui a vu l’équipe de Spaletti s’imposer assez facilement grâce à des buts de Kerzhakov, suite à un bon mouvement avec Faizulin et Criscito, je me rends au Lokomotiv stadium pour suivre la rencontre entre le Lokomotiv contre Krylia Sovetov. J’arrive une petite heure avant le coup d’envoi, il fait beau et beaucoup de monde attend pour acheter son billet. Je prends place en tribune après avoir passé les contrôles très rapidement. Le stade n’est pas encore plein. Juste avant l’entrée des joueurs, l’hymne du Lokomotiv est repris par tout le stade, avant d’avoir droit au Jump de Van Halen. Les joueurs sont sur la pelouse, l’hymne russe est à son tour joué. Les équipes prennent place, les quelques supporters du Krylia Sovetov, venus de Samara se font entendre, ce qui n’est pas du goût des fans du Loko qui commencent alors également à chanter et qui ne s’arrêteront plus jusqu’à la fin du match. Je ne connais pas trop cette équipe de Krylia Sovetov, mais a priori, il ne doit pas avoir photo en faveur du Lokomotiv. Corluka est une nouvelle fois titulaire dans l’axe, Sapater remplace Ozdoev, suspendu pour ce match, Maicon, Obina et Pavlyuchenko sont chargés de mener les offensives des rouge et vert.

Le match commence très lentement. Aucun rythme, aucune création, une maladresse technique assez déconcertante. Pavlyuchenko est beaucoup trop esseulé et il doit se débrouiller avec les quelques ballons qui lui arrivent. Maicon et Obina ne sont pas assez bon pour créer du jeu : ce sont plus des joueurs qui vont percuter tête baissée et donner la balle comme ils peuvent quand ils n’ont plus le choix. Côté Krylia, le jeu st très pauvre, mais avec leurs armes certes limitées, ils ne sont pas mis en danger. C’est même eux qui vont se procurer la première grosse occasion du match avec un coup franc direct que Lobantsev va chercher en lucarne. Le match est d’un niveau assez faible et seuls les chants des supporters du Loko me permettent de rester éveillé.

A la demie heure de jeu, enfin un peu de rythme (oh, c’est bien léger, mais je m’en contenterai), Glushakov trouve en une touche de balle Pavlyuchenko qui contrôle à l’entrée de la surface, élimine son défenseur et ouvre le score d’une frappe croisée du gauche. Le « I will survive »  retentit dans le stade, et les supporters peuvent enfin s’enthousiasmer. Sans forcer, le Lokomotiv ouvre le score. C’est assez dur pour les joueurs de Samara qui n’avaient pas été mis en difficulté jusqu’à présent. Mais ce but ne change pas grand-chose au match, dont le contenu reste toujours aussi ennuyeux. Le Lokomotiv qui devrait maitriser parfaitement le match, est même passé tout près de concéder l’égalisation, mais Corluka intervient parfaitement pour contrer le tir de l’attaquant.

Après la pause, on reprend le même rythme, toujours aussi lent et il ne se passe plus rien du tout. Il faudra attendre l’entrée en jeu de Caicedo pour voir quelques mouvements un peu plus rapide. C’est d’ailleurs ce même Caicedo qui va mettre le Lokomotiv à l’abri. A la réception d’un centre de la gauche, il récupère le ballon élimine son défenseur d’une feinte de frappe bien sentie et trompe le gardien d’un tir contré par le gardien qui ne peut empêcher le ballon d’heurter le poteau et franchir la ligne de but malgré le retour d’un défenseur. A 2/0 le match est plié, le Lokomotiv se montre enfin plus entreprenant et surtout plus rapide dans la transmission, Pavlyuchenko va trouver la barre et Glushakov passe tout près de trouver la lucarne sur un tir de loin. Plus rien ne sera marqué. A noter l’entrée de jeu de Sytchev dans les arrêts de jeu, acclamé par tout le stade. Il aura donc fallu attendre la venue de Krylia Sovetov pour qu’enfin je vois le Lokomotiv gagné un match à domicile, mais que c’était faible.

Les supporters peuvent admirer le mini feu d’artifice qui célèbre la 2° victoire en autant de matchs officiels des hommes de Bilic, et se diriger tranquillement vers le métro tout en continuant de chanter à la gloire de leur équipe. En rentrant, je découvre que le CSKA était allé perdre à Perm, contre l’Amkar, 3/1. Honda a vu son penalty arrêté par le gardien, Ignashevitch et Dzagoev ont été exclu (ça promet pour le prochain match, un certain CSKA/Zenit).

Voici les résultats et le classement après deux journées ainsi que quelques photos du fil rouge de la journée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Rusko