Petite présentation rapide du championnat. Le Shakhtar, champion en titre, a gagné la coupe la saison passée contre le Metalurg Donetsk et a remporté la Supercoupe d’Ukraine contre ce même Metalurg avant le début du championnat. Avec une seule défaite au compteur la saison dernière, contre le Metalist Kharkiv, le Shakhtar, plus gros budget du championnat est, malgré le probable départ de Willian, le favori légitime du championnat. Derrière on retrouve le Dynamo Kiev, deuxième budget du championnat, qui lui aussi n’a concédé qu’une seule défaite la saison passée (contre le Shakhtar). A noter que ce club possède beaucoup plus ukrainiens au niveau des joueurs qui composent l’effectif, que le Shakhtar, le Dynamo a enregistré les arrivées de Miguel Veloso et Niko Kranjcar cet été. Selon toute vraisemblance, le titre devrait encore se jouer entre le Dynamo et le Shakhtar, avec un avantage pour les hommes de Lucescu. Ensuite, on retrouve le Metalist Kharkiv, quart de finaliste de la dernière Europa League, troisième budget du championnat, trop loin derrière les 2 premiers et plus fort que la 4° force du championnat, le Metalist devrait encore une fois, terminer sur le podium.

Enfin, le dernier des gros budgets, le Dniepr Dnipropetrovsk de Juande Ramos et de Konoplyanka, 4° la saison dernière, va se battre pour gagner une place au classement. Point de règlement à noter : 4 joueurs ukrainiens doivent impérativement être sur le terrain, détail qui a son importance, quand on connait un peut la composition de l’effectif du Shakhtar.

Venons-en aux matchs !  A l’issue de ce cette journée, voici les résultats et classement de cette journée

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Zakarpattya Uzhgorod/ Shakhtar Donetsk

C’est la rencontre entre un promu contre le monstre du championnat. L’Arena de Lviv, construite pour l’euro aurait du être la résidence du Karpaty Lviv mais la superstition (le Karpaty ayant perdu ses matchs joués dans ce stade) et certainement une question financière de location de stade, font que le Karpaty joue dans le vétuste stade Ukraina, mais j’y reviendrai plus tard. La très belle Arena de Lviv accueille donc ce match qui s’annonce, on ne peut plus déséquilibré. Le Zakarpattya n’a qu’une « star » à proposé : David Odonkor. Très vite, le Shakhtar, avec son armada d’étrangers, impose son rythme. Cependant, Eduardo, l’ancien gunner, ou encore Ilsinho et Luiz Adriano se montrent bien imprécis sur le front de l’attaque. Zakarpattya résiste plutôt bien, et va même se créer, en peu de temps, deux énormes occasions, que Pyatov va parfaitement repousser. Refroidi par ces occasions concédées, le Shakhtar va reprendre le jeu à son compte mais à un rythme bien insuffisant pour pouvoir espérer quelque chose. Le match est assez pauvre et, malgré deux occasions franches pour Eduardo et Mkhitaryan, on atteint la mi-temps sur un score nul et vierge.

Le Shakhtar revient avec de meilleures intentions. Eduardo a cédé sa place à Teixeira, les hommes de Lucescu jouent plus vite et sur un centre de Rat, Mkhitaryan ouvre enfin le score de la tête. Dans la minute qui suit, c’est Ilsinho qui profite cette fois d’un centre venue de l’autre latérale, Dario Srna. Le match est plié, le Shakhtar baisse de rythme et Luiz Adriano gâche une action de 3/0. Après avoir étrillé l’Arsenal Kiev la semaine passée 6/0, le Shakhtar s’offre donc un nouveau match tranquille.  À 5 minutes de la fin, Raicevic, profite d’un relâchement dans la défense de Donetsk pour réduire le score suite à un coup franc. Les quelques 5000 supporters de l’Arena se mettent à y croire. Mais Seleznyov va mettre fin aux derniers espoirs du club d’Uzhgorod dans les arrêts de jeu. Le Shakhtar s’impose logiquement, sans forcer, 3/1.

Il est temps de courir pour aller attraper un taxi. En effet, non loin de l’Arena de Lviv se trouve le stade Ukraina où le Karpaty Lviv accueille Illichevets Mariupol.  On arrive au cœur d’une petite forêt, là où se situe le stade Ukraina. Fini le confort et la qualité de l’Arena, place au bon vieux stade champêtre. La pluie n’a pas arrêté les plus fervents supporters du Karpaty.

Karpaty Lviv – Illichevets Mariupol

Après l’hymne ukrainien (qui n’a pas été joué lors du premier match) et la levée de drapeau par les capitaines des deux équipes, le match peut débuter. Je ne connais aucun joueur, mais d’après mon pote Ostap, beaucoup de joueurs d’Illichevets sont passés par le Shakhtar, soit prêtés par ce même Shakhtar. Après une entame de match correcte, les verts et blancs de Lviv, vont se faire surprendre sur un coup franc lointain de Kravchenko sur lequel le gardien n’est pas exempt de tout reproche. Ce but aura un effet dévastateur, puisque deux minutes après, sur un contre, le très bon Okriashvili met sur orbite Kravchenko qui ne se fait pas prier pour doubler la mise. Pire, dans la minute qui suit, Fedotov voit son centre contré et son gardien se trouer. On joue depuis à peine 15 minutes et Illichevets mène 3/0.Évidemment, sifflets et insultes descendent des tribunes mais le kop continue malgré tout d’encourager son équipe et tout le stade se met à croire à une improbable remontée lorsque Ksonz, certainement le meilleur joueur du Karpaty sur le match, se joue de 3 défenseurs avant de tromper le gardien. Et le stade aurait pu s’enflammer (enfin, c’est relatif), si deux minutes après, ce même Ksonz avait pu convertir une nouvelle grosse occasion. On ne le sait pas encore, mais le Karpaty vient de laisser passer sa dernière chance.

Au retour des vestiaires, Illichevets va poser le pied sur le ballon et gérer tout en maîtrise la seconde période, profitant des erreurs défensives grossières de ses adversaires pour reprendre 3 buts d’avance par Fedotov, avant d’enfoncer le clou sur un nouveau but gag par Butko en fin de match. 5/1 score final. Les joueurs du Karpaty vont remercier le kop, plutôt actif malgré la pluie et le spectacle proposé par l’équipe. Les joueurs d’Illichevets vont quant à eux remercier leurs supporters, venus en petit comité depuis Mariupol. Même s’il n’a pas marqué, j’ai beaucoup aimé la prestation du géorgien de 20 ans, Okriashvili, toujours juste dans ses appels et ses contrôles, il a parfaitement fait briller ses coéquipiers.

 Arsenal – Dynamo

Je quitte l’Ouest ukrainien pour me rendre du côté de Kiev maintenant, où le derby entre l’Arsenal et le Dynamo m’attend. Malheureusement, je n’aurai pas le plaisir de découvrir le stade Olympique puisque c’est l’Arsenal qui reçoit et que le match se déroule dans l’ancien stade du Dynamo, le stade Lobanovsky. Là, encore, la pluie est au rendez-vous et là encore, je déplore l’absence de toit … C’est donc sous la pluie que j’assiste à une première mi-temps assez agréable, avec un Dynamo qui presse dès le début de match. Ideye Brown, l’ex sochalien, va d’ailleurs ouvrir le score de la tête à bout portant dès la 3° minute. Après avoir donné la victoire aux siens dans les arrêts de jeu la semaine précédente, Brown permet au Dynamo de mener très rapidement. Le Dynamo va alors parfaitement gérer cette première mi-temps, sans pour autant mettre le gardien adverse en grande difficulté. Le spectacle est plutôt du côté des tribunes où les supporters du Dynamo sont en surnombre et se font bien entendre, contrairement aux quelques supporters de l’Arsenal qui, malgré leur bonne volonté, ne font pas le poid face à la masse des fans du Dynamo. Le match est d’une plutôt bonne qualité technique, compte tenue des conditions climatiques. Miguel Veloso et Niko Kranjcar ont l’air déjà bien intégrés à leur nouvelle équipe. Mais, celui qui m’impressionne le plus reste Ideye Brown, véritable poison, toujours en mouvement, assez bon techniquement, rapide dans l’exécution de ses dribbles.

Le match avance et finalement le Dynamo n’est pas à l’abri d’une erreur défensive. Mais Arsenal va finir le match en infériorité numérique, suite à l’expulsion de Stargorodskyi qui, entré à la mi-temps, a réussi à prendre 2 cartons en 2 minutes, à un quart d’heure de la fin du match. Yarmolenko aura beau voir son penalty détourné par Pankiv, cela ne changera rien au sort de ce match. Le Dynamo remporte le derby et rejoint les Shakhtar, Dnierp, Metalist, Zorya et Kryvbass, également à 6 points en 2 matchs. Le niveau n’est bien sur pas exceptionnel, la différence entre les équipes étant bien trop trop importante. Mais j’ai envie de retenir une chose qui m’a particulièrement marqué : Le nombre de dribbles tentés par les joueurs.

PS : un grand merci à Ostap pour les photos;)

Rusko