Moscou, parc de la victoire, l’élite du beach soccer européen se dispute les 4 places réservées à l’Europe pour la CDM 2013 à Tahiti.

La Russie, championne du monde en titre, le Portugal, la Suisse (vice championne du monde en 2009) sont les principaux favoris. L’Espagne et l’Italie, autrefois pilier du beach soccer européen, sont des outsiders sérieux. L’Ukraine, vainqueur du tournoi qualificatif pour la CDM 2011 est à surveiller également, même si ils ont du mal à confirmer depuis la coupe du monde 2011. La France, première championne du monde de la CDM version FIFA, n’est plus ce qu’elle était autrefois et la qualification devrait être très difficile à obtenir.

Comment ça marche ?

Premier tour : 6 groupe de 4 équipes, les 2 premiers et les 4 meilleurs troisièmes de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale.

Après les huitièmes de finale, 8 équipes sont qualifiées et réparties en 2 groupes de 4 équipes.

Les deux premières équipes de chaque groupe sont qualifiées pour la Coupe du Monde 2013 à Tahiti (qui a sa propre équipe, différente de la France).Les premiers de chaque groupe se rencontrent en finale pour désigner le vainqueur du tournoi.

 Premier tour

Le premier tour n’offre aucune surprise quant aux équipes qualifiées. Cependant, les défaites du Portugal contre l’Ukraine, de la Suisse contre l’étonnant Belarus, de l’Espagne contre les Pays-Bas et de la Russie contre la Pologne auront des répercussions sur la suite des événements.

1/8° de finale

Les huitièmes de finale offrent une affiche exceptionnelle entre le champion du monde russe et le vice champion du monde 2009 suisse. Une de ces deux équipes, parmi les meilleures nations du beach soccer, ne verra pas Tahiti.

Et autant vous dire, que j’ai assisté à un grand match de beach soccer. La Suisse emmenée par Dejan Stankovic, un des tout meilleurs attaquants mondiaux, va donc devoir affronter l’ogre russe à Moscou. Le match est très équilibré, la Suisse parvient à prendre deux buts d’avance pour mener 4/2 mais les Russes ne sont pas champions du monde pour rien et vont réussir à aligner 4 buts consécutivement pour à leur tour mener de 2 buts. Les Russes vont alors contrôler le match mais vont jouer à se faire peur. Après avoir été menée de trois buts, la Suisse se voit donner l’occasion d’égaliser à la dernière seconde sur un coup franc lointain. Mais le tir est manqué et la Suisse ne participera pas à la Coupe du Monde de Tahiti. Dans l’autre choc de ces huitièmes de finale, l’Espagne a disposé assez facilement d’une faible équipe italienne, emmenée par un Pasquali décevant.

Enfin, le Portugal suite à sa défaite lors du dernier match de poule contre l’Ukraine, se voit opposé à la France. Sur le papier, les Madger, Alan ou encore Belchior n’ont pas de soucis à se faire face à la France de Pagis (capitaine) et Basquaise.

D’ailleurs, après l’expulsion de Robin Gasset, gardien de l’EdF (infériorité numérique temporaire, mais le joueur ne peut plus jouer) et le penalty portugais transformé par Madger, on ne voit pas comment la France pourrait ne serait-ce que marquer un but à ces portugais qui mène confortablement 3/0.

A l’entame du troisième tiers temps, le match est joué. Pourtant, au courage, plus qu’au talent, les Français vont se battre et revenir et finir par égaliser grâce à Jérémy Basquaise. La prolongation confirme l’impression laissé à la fin du match, la France se sent bien et se verrai bien réaliser l’exploit. Et cet exploit, les bleus vont le réaliser au tirs au but !

Après la Suisse, c’est le Portugal, véritable pilier du beach soccer, qui n’a jamais manqué une édition de la CDM FIFA, qui ne verra pas Tahiti.

2° phase de groupe

Les huit dernières équipes qualifiées vont donc se disputer les quatre places qualificatives à la CDM.Russie, Belarus, Pays-Bas et France se disputeront deux de ces billets, alors que Espagne, Ukraine, Hongrie et Pologne se disputeront les deux autres. Malheureusement pour la France, la défaite aux tirs au but contre les Pays-Bas lors du premier match du groupe, va être fatale aux hommes de Stéphane François.

En effet, avant même de jouer son dernier match face à la Russie, la France est éliminée, suite à la victoire des Pays-Bas contre le Belarus, victoire acquise dans la dernière minute, en supériorité numérique suite à un stupide carton rouge concédé par un bielorusse. Anthony Fayos, joueur de l’EdF, me confiera après la défaite contre la Russie, que les joueurs étaient évidemment hyper déçu de cette défaite du Belarus qui devait au moins emmené les Pays-Bas en prolongation pour laisser une chance au français d’obtenir le précieux billet pour Tahiti. Dans l’autre groupe, l’Espagne semble au dessus. Mais lors du deuxième match, la Roja va être poussée en prolongation par d’accrocheurs ukrainiens qui arrachent l’égalisation à la dernière seconde.

Mais, un des meilleurs joueur du monde, la légende Ramiro Amarelle va se charger de qualifier son équipe pour la CDM d’un magnifique retourné du milieu de terrain.

L’Espagne validera sa place en finale lors du dernier match en disposant assez facilement de la Hongrie.Peu avant, dans un match qui s’apparentait à une vraie finale pour le dernier billet disponible en direction de Tahiti. Et l’Ukraine va parfaitement maîtriser ce match pour disposer, presque tranquillement, d’une valeureuse équipe de Pologne.

Match pour la 3° place : Ukraine – Pays-Bas

Je ne vais pas m’attarder sur cette purge qui a vu l’Ukraine battre facilement de bien faibles hollandais que je voyais pour la première fois.Quand on sait que la Suisse et le Portugal n’iront pas à Tahiti et qu’on voit cette équipe des Pays-Bas jouer, on a de quoi être légitiment déçu …

L’Espagne et la Russie en Finale

La Russie, chez elle, devant des tribunes pleines, va-t-elle poursuivre son hégémonie sur le beach soccer ? Ou l’Espagne, va-t-elle réussir l’exploit de détenir les derniers trophées de chaque « football » (euro 2011 de futsal et euro 2012 de football étant déjà dans la poche). Amarelle va se charger de lancer le match sur coup franc. Ça a le mérite de réveiller une Russie quelque peu timorée. Fin du premier tiers temps, la Russie mène 2/1.

Mais, le deuxième tiers temps va voir l’Espagne faire la différence. Les jumeaux Cristian et Javi Torres, l’un défenseur, l’autre attaquant, pèsent énormément sur les Russes qui n’arrivent pas à trouver la faille et Dona, gardien de la Roja, se charge de dégoûter un peu plus les Leonov, Shkrain, Makarov et autre Eremeev. Faisant preuve d’un réalisme impréssionnant, l’Espagne mène 4/3 à la fin du deuxième tiers temps. Le troisième tiers temps se résumera à une possession de balle stérile de la part des russes. Ce qui fait leur force habituellement, à savoir la patience, le jeu de passe plutôt que les tirs de toute part, se heurte à la défense compacte espagnole. Et lorsque Dona, certainement homme du match, marque sur une reprise de volée depuis ses buts, le match semble terminé. C’est d’ailleurs le cas, l’Espagne réalise l’exploit de battre la Russie, qui plus est, à Moscou, et s’offre le tournoi de qualification à la coupe du monde 2013.

Récompenses :

Meilleur joueur du tournoi : Ramiro Amarelle. J’aurais presque voulu voir Dano, le gardien espagnol, obtenir cette récompense, mais Amarelle reste exceptionnel !

Meilleur gardien : Vitali Sydorenko, le gardien Ukrainien, excellent pendant toute la compétition. A ce titre, j’ai particulièrement été déçu par les performances du russe Andrey Bukhlitsky, habituellement infranchissable

Meilleur buteur : le Polonais, Bugoslaw Saganowki.

Pour finir, une belle image, celle de la demande en mariage, réussie, d’Anton Shkarin, aidé par tous ses coéquipiers. Enfin, j’aimerais noter le très bon esprit qui règne en beach soccer, les joueurs sont globalement très accessible.

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Rusko