J’assiste à une  grosse affiche entre deux clubs qui se détestent : le Spartak et le Zenith.

J’arrive sur le quai du métro, ou sont concentrés de nombreux militaires. Beaucoup de supporters sont déjà présents. L’ambiance est agitée et une lampe est explosée dans l’escalator. J’arrive donc au stade 1h avant le coup d’envoi. Mais le Spartak n’est pas le CSKA et il ne reste plus beaucoup de places disponibles. Je paye un peu plus cher que d’habitude et je me retrouve en latérale, relativement proche du kop du Spartak. Avant l’entrée des joueurs, les supporters, écharpes tendues, chantent l’hymne du Spartak. C’est vraiment beau à voir. Pas de tifos à l’entrée des joueurs mais beaucoup de fumigènes, de drapeaux agités, de chants avant que l’hymne russe ne retentisse.

Le début de match est très intense et il règne une grosse ambiance. Côté terrain, une première grosse occasion est à mettre à l’actif  du Zenith. La réponse du Spart est pratiquement  immédiate et c’est finalement Sergei Semak qui ouvre le score d’un très beau tir sous la barre. Les fans du Zenit, venus en nombre, peuvent laisser exploser leur joie, en même temps que quelques bombes agricoles et autres fumigènes. Le Zenith est supérieur à ce Spartak. Il contrôle globalement le match mais joue très mal les contres. Les rouges et blancs ont beaucoup de mal à s’approcher des buts de Malafeev et manquent cruellement de créativité.

La deuxième mi-temps démarre. Dikan, certainement le meilleur joueur moscovite du match, sauve une nouvelle fois son équipe après un face à face avec Kerzhakov, mais il se blesse sur cette action.  Le Spartak joue trop lentement et sur un contre, pour une fois bien négocié par le Zenith, Kerzhakov joue le 1 contre 1, dribble son défenseur qui commet l’irréparable : penalty. Kerzhakov se charge lui-même de tromper Dikan, qui sortira peu après, suite à sa blessure.

 Dès lors le match retombe un peu, le Spartak pousse timidement et le Zenit contrôle assez facilement. Sans faire un gros match, le Zenith se dirige vers une victoire tranquille. A 5 minutes de la fin, Dzyuba profite d’un léger cafouillage au sein de la défense du Zenith pour tromper Malafeev.  Tout le monde se met à y croire et à pousser le Spartak pour aller chercher l’égalisation. Tout le stade y aura cru après une tête d’Emenike seul devant le but.  La fin de match est contrôlée assez facilement par l’équipe de Spaletti qui s’impose donc logiquement 2/1.

Sorti du stade habituelle, couloir de militaires jusqu’au métro, rien d’autre à signaler.

 Rusko