J’arrivé au stade 45 minutes avant le coup d’envoi dans une ambiance sereine après avoir passé la fouille. Je prends place tranquillement dans le froid printanier moscovite. Le stade peine à se remplir et à 10 minutes du début de la partie, le kop du Lokomotiv est encore parsemé de sièges vides. Le parcage du Zenith est, quant à lui, bien rempli et comme d’habitude, va donner de la voix pour encourager son équipe.

L’hymne de Lokomotiv retentit :

Le stade n’est pas encore plein. La partie haute de la tribune latérale face à moi restera vide. Au coup d’envoi, les supporters du Lokomotiv, enfin presque au complet, déploient une banderole à la gloire du quartier où se situe le stade (Cherkizovskaya) et agitent les drapeaux verts et rouges, tout en chantant pour leur quarter. Tout ça va durer 5 minutes. Les deux camps de supporters (3 si on compte le fameux parcage du Lokomotiv esseulé en latérale) se répondent à coup de chants, de sauts et d’agitations de drapeaux.  L’ambiance est vraiment bonne.

On ne peut pas en dire autant du match.

Le Zenith ne propose pas grand chose et le Lokomotiv tient le ballon mais manque cruellement de créativité. Je n’arrive pas à comprendre le plan de jeu du Loko. Les deux ailiers Caicedo et Obina courent mais ne créent rien et Pavlyuchenko est bien trop esseulé devant. On le cherche de temps en temps par des passes longues mais le soutient est trop tardif, Glushakov n’arrive pas à exister dans ce milieu. On sent d’ailleurs que si le Zenith se donnait la peine de développer ses actions, les hommes de Spaletti seraient beaucoup plus dangereux, car bien plus créatifs balle au pied. Alors que rien ne semble devoir se passer, sur un contre plutôt bien mené par le Loko (pour un fois), le ballon parvient dans la surface et est enlevé de la tête de Pavlyuchenko par la main du défenseur (il me semble que c’était lui, mais je ne suis pas certain). L’arbitre n’a rien vu. Après quelques secondes de tergiversation, il désigne le point de penalty (certainement aidé par son assistant). Pavlyuchenko se charge de le frapper mais voit son tir repousser par l’excellent Malafeev.  Avant la mi-temps, Malafeev va briller une nouvelle fois en sortant un coup franc qui partait dans la lucarne.

On redémarre avec quelques fumigènes chez les supporters des 2 équipes et les chants reprennent de plus belle. Le Zenith revient avec de bien meilleures intentions en seconde période. Arshavin est entré à la place de Husti, et malgré quelques approximations (en partie due à l’état du terrain), le Zenith parvient à construire des phases de jeu intéressantes sur le plan offensif. Le Lokomotiv ne fait plus grand chose et le Zenith maîtrise le match, sans pour autant réellement inquiéter Guilherme. C’est sur une action bien menée sur le côté gauche que Kerzhakov obtient le corner décisif. En effet, Shirokov, bien seul, se charge de reprendre un déviation de son coéquipier au premier poteau. Il reste 15 minutes, le Zenith mène 1/0 et on ne voit pas comment le score pourrait évoluer en faveur du Loko, d’autant plus que Pavlyuchenko est sorti depuis 5 minutes. D’ailleurs je n’ai pas réellement compris le coaching de Couceiro. Pourquoi faire sortir Pavlyuchenko ? Caicedo est passé dans l’axe mais le problème reste le même. Personne n’est capable de créer le jeu et les défenseurs du Zenith se régalent (à noter que Bruno Alves n’est pas titulaire dans cette équipe). Pourquoi faire entrer 2 joueurs à 2 minutes de la fin ?

Les supporters du Zeniht peuvent laisser éclater leur joie. leur équipe vient de battre successivement le Spartak et le Loko à Moscou, et se dirige tout droit vers le titre.

Petite info ukrainienne : le Shakhtar a battu le Dynamo 2/0 (première défaite de la saison en championnat pour Kiev) et revient à égalité avec son adversaire du jour.

Rusko