Comme d’habitude, j’arrive très tôt au stade. Quelques supporters sont dans le métro. On dénombre beaucoup de militaire sur le quai. Tout est relativement calme. En haut de l’escalator un supporter est emmené vers le poste de police, trop agité sans doute.

Le stade se rempli peu à peu mais reste bien vide lorsque l’hymne russe retenti avant le coup de sifflet finale (toutes manifestations sportives est précédée de l’hymne russe). Rien à signaler du côté des supporters : le kop du CSKA est presque plein, le parcage du Lokomotiv est bien rempli (mais ils sont moins nombreux que les supporters du Dinamo ou même que ceux du Zenith).

Le match démarre tranquillement, le Lokomotiv prend le contrôle de la partie et le 4132 proposé par Slutski s’avère être totalement dépassé. Après une récupération de Torbinski dans les pieds de Berezutski, Pävlychenko s’en va marquer son premier but avec le Lokomotiv, d’un beau tir des 20 mètres. Le CSKA n’arrive pas à jouer et les joueurs commettent énormément de fautes techniques dans les contrôles et transmissions du ballon. Le Lokomotiv maîtrise parfaitement les débats et sur une nouvelle perte de balle au milieu de terrain de Tosic, le contre s’enclenche et Caicedo vient doubler la mise après un centre tir d’un coéquipier. Avant la mi-temps, Necid sort pour Mamaev, choix à priori défensif mais le CSKA n’arrivant pas à récupérer le ballon correctement.

En début de seconde mi-temps on croit bien pouvoir assister à une remontée du CSKA qui reprend le match avec de biens meilleures intentions. Mais le déchet technique est tel que Guillerme n’est jamais vraiment inquiété. Le Loko laisse le ballon au CSKA mais s’avère être bien plus dangereux que ces derniers, et il faut toute la vigilance de Wernbloom pour venir stopper 2 contres très bien menés par les partenaires de Torbinski. Seule éclaircie côté CSKA :  une énorme opportunité pour Doumbia de près de la tête bien arrêté par Guillerme.

Le Lokomotiv s’impose donc logiquement sur ce score de 2/0. Pavlyuchenko a été très précieux en point d’ancrage, pesant énormément sur la défense et permettant à son équipe de remonter grâce à ses qualités de conservation et de protection du ballon. Globalement le Lokomotiv a réalisé un très bon match, avec un collectif très huilé. Côté CSKA, à part Wernbloom qui a fait son match, on ne peut rien dire de positif. Dzagoev a multiplié les mauvais choix, Necid et Tosic n’ont pas été bon. A noter cependant l’entrée en jeu intéressante du jeune Mamaev, bien trop maigre pour espérer faire un résultat face à ce Lokomotiv bien en place.